Archives de Tag: mai 14

Godzilla

Monstrueux3

godzilla-photo-5365401f1598dEn 2010, j’avais adoré Monsters  de Gareth Edwards (II), un spécialiste des effets spéciaux, qui réalisait alors un film paradoxalement pratiquement sans effets spéciaux pour le budget dérisoire de 15 000 dollars. Changement de décor avec ce blockbuster qui a coûté la modique somme de 215 millions de dollars. Ça se voit bien, on ne voit d’ailleurs que ça et on s’ennuie ferme. Godzilla tente de rétablir la paix sur Terre, tandis que les forces de la nature se déchaînent et que l’humanité semble impuissante… Dans le genre grotesque, on attend ici des sommets… et ça dure123 minutes !

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La liste de mes envies

L’argent ne fait pas le bonheur…

 

305397Adapté librement du deuxième roman éponyme publié par Grégoire Delacourt en 2012, (vendu à 440 000 exemplaires dans plus de vingt pays) le film de Didier Le Pêcheur est une comédie dramatique dont on peut dire qu’elle est loin d’être parfaite, mais on a vu tellement pire qu’on peut lui attribuer une honnête moyenne. Lorsque la petite mercière d’Arras découvre qu’elle a gagné 18 millions à la loterie et qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle n’a qu’une crainte : perdre cette vie modeste faite de bonheurs simples qu’elle chérit par-dessus tout. Mais le destin est obstiné, et c’est en renonçant trop longtemps à cette bonne fortune qu’elle va déclencher, bien malgré elle, un ouragan qui va tout changer. Tout, sauf elle. Voilà le type même de film qui devrait autant séduire le grand public qu’elle sera démolie par la critique professionnelle. A suivre ! Lire la suite

Ton absence

Le bel été

large_663960J’avais beaucoup aimé le précédent film de Daniele Luchetti en 2010, La Nostra Vita ainsi que Le Porteur de serviettes, beaucoup plus ancien puisque sorti en 1991. J’ai de nouveau passé un très joli moment avec cette comédie dramatique dont le sujet pourrait paraître sinon banal, en tout cas déjà-vu, mais le ton, la profondeur donnée aux personnages et la qualité de l’interprétation sont tout à fait intéressants. 1974, Rome. Guido est un artiste qui aimerait faire partie de l’avant garde contemporaine mais sa femme, Serena, qui l’aime passionnément, a du mal à accepter son art et surtout son intérêt pour ses modèles… Leurs fils, Dario et Paolo, 10 et 5 ans, sont les témoins de leur irrésistible attraction, de leurs échecs, de leurs trahisons, de leurs perpétuels marchandages amoureux… Une belle parenthèse de cinéma dans l’Italie des seventies avec des héros attachants et justes.

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Caricaturistes, fantassins de la démocratie

Sans oser, comment savoir.

willem-usa-rwanda-francePour l’occasion, le réalisateur de Le Concert ou de La Source des Femmes, Radu Mihaileanu s’est transformé en producteur pour permettre à Stéphanie Valloatto de réaliser cet extraordinaire manifeste à la liberté d’expression.Douze fous formidables, drôles et tragiques, des quatre coins du monde, des caricaturistes, défendent la démocratie en s’amusant, avec, comme seule arme, un crayon, au risque de leurs vies. Ils sont français, tunisienne, russe, américain, burkinabé, chinois, algériens, ivoirien, vénézuélienne, israélien et palestinien. Un formidable documentaire pour un grand moment de cinéma plein d’humour et d’émotion. Lire la suite

Il a plu sur la grande plaine

La voie lactée

56522_1Ils ne se plaignent pas, ils se battent, les « héros » du second film que Jean-Jacques Andrien réalise sur Pays de Herve (l’est de la Belgique). Durant 100 minutes le réalisateur belge filme au plus profond de l’humain. Au travers de la lutte des agriculteurs de l’est de la Belgique pour leur survie, « Il a plu sur le grand paysage » formule un poème cinématographique sur la culture paysanne aujourd’hui menacée de disparition… Neuf agriculteurs nous disent ce qu’ils ont sur le cœur… Il ne s’agit pas, pour le réalisateur, de faire un film militant, dénonçant à grand coup de manifestations et de discours, la politique de la PAC (Politique Agricole Commune) et de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Le réalisateur précise sa pensée : Dans ce film, il ne s’agit pas tant d’un tableau d’un monde révolu ou finissant, que de montrer des gens pris dans un processus de survie. Des gens qui ne cessent de se battre pour survivre. Filmer les inquiétudes, les peurs de l’inconnu et du vide, la colère et le désespoir mais aussi la révolte et les rêves de ceux pour qui l’avenir a toujours été un chemin étroit à travers une étendue indéterminée. Tout est dit, il ne reste plus qu’à contempler cet admirable documentaire, si vous avez la chance de le voir programmé près de chez vous. Lire la suite

Blackout total

Effectivement…

blackout-total-elizabeth-banksAprès une série cannoise, avec Cronenberg, Dardenne et Tommy Lee-Jones, j’avais envie d’un peu de légèreté et mon choix s’est tourné vers le film de Steven Brill. Certes, je ne m’attendais pas à un chef d’oeuvre, mais en matière de légèreté, j’ai été servi au delà de toute espérance. Le moins qu’on puisse en dire c’est que pour ce qui est du blackout il est effectivement total. Meghan, présentatrice télé d’une trentaine d’années, a passé une sale journée. Non seulement elle vient de se faire larguer par son fiancé, mais elle n’a pas obtenu la promotion qu’elle convoitait… Pour lui remonter le moral, ses copines l’emmènent faire la fête toute la nuit. Mais le lendemain matin, elle se réveille dans le lit d’un parfait inconnu, sans argent, ni téléphone portable. Alors qu’elle parvient tout de même à consulter sa messagerie vocale, elle apprend qu’elle est de nouveau en lice pour décrocher le boulot de ses rêves. Arrivera-t-elle à temps à la chaîne de télé pour passer une audition ? Rien n’est moins sûr… Non! Par contre une chose est sûre, c’est que cette comédie est d’une parfaite nullité. Quand on songe que le titre original est Walk of shame… encore plus évocateur ! Lire la suite

What did you expect ?

La marche de trop ?

Ce n’est pas faute de l’avoir dit, écrit, crié de nombreuses fois depuis des mois en auscultant les paroles et agissements de notre microcosme politique : ça y est le FN est passé en tête dans un scrutin national. Je n’irai pas jusqu’à dire comme les Philippot, Alliot, Le Pen et consort, qu’ils sont devenus le premier parti de France et qu’ils représentent maintenant un quart des Français… C’est terrible ces gens qui ne savent pas compter. Non, il y a loin de la coupe aux lèvres.

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