Archives de Tag: décembre 15

Vue sur mer

Déprimant

Vue sur

Angelina Jolie Pitt rate complètement sa cible avec ce drame sophistiqué et ennuyeux à mourir. Le film s’attache à Roland, un écrivain américain, et sa femme Vanessa qui débarquent dans une station balnéaire, en France, dans les années 70. Le couple semble en crise. Tandis qu’ils se rapprochent d’autres touristes, comme Léa et François, jeunes mariés en vacances, et d’habitants, comme Michel et Patrice, Roland et Vanessa affrontent leurs propres difficultés.122 minutes très bon chic mais pas toujours bon genre où le voyeurisme et la violence submergent parfois trop des sentiments plus profonds. Mais, on le sait, je l’écris souvent, à vouloir filmer l’ennui, on risque de le provoquer… et c’est le cas. Lire la suite

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Nom de nom

Stratégie

« Mitterrand, sors de ce corps dodu ! » François II le Pusillanime, le Corrézien, l’Audacieux, redevient François II le Stratège. Plus machiavélique tu meurs ! Cette histoire de déchéance de nationalité dans laquelle s’embourbe joyeusement toute notre classe politique (qui en manque pourtant terriblement… de classe) me paraît être totalement le fait du Prince… tiens quand on parle de Machiavel le voici qui réapparaît, surtout quand il écrivait : Les grands hommes appellent honte, le fait de perdre et non celui de tromper pour gagner.

28 DECHEANCE  Lire la suite

Le goût des merveilles

Savoir regarder les nuages

Le goût des merveilles 2

Eric Besnard, qui a pourtant la déplorable habitude de faire dans le juste acceptable (Mes Héros, L’Italien) ou le franchement navrant (600 kg d’or pur, A l’aveugle, Entre amis) nous propose enfin un joli film avec cette comédie poétique décalée et solaire. Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Et sa capacité d’émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille.100 minutes de douceur, de drôlerie et de tendresse. Pas mal pour cette fin d’année. Lire la suite

Comment c’est loin

Les Pieds Nickelés du rap

Comment c

Aurélien Cotentin et Guillaume Tranchant, plus connus sous les noms de respectivement Orelsan et Gringe sur scène, se sont rencontrés en 2000. Leur amitié et collaboration artistique ont donné naissance au groupe Casseurs Flowters. Leur attirance pour le 7ème Art a donné naissance à ces 90 minutes d’éloge de la paresse pleines d’ humour, d’autodérision, et bourrées d’humanité. Après une dizaine d’années de non-productivité, Orel et Gringe, la trentaine, galèrent à écrire leur premier album de rap. Leurs textes, truffés de blagues de mauvais goût et de références alambiquées, évoquent leur quotidien dans une ville moyenne de province. Le problème : impossible de terminer une chanson. À l’issue d’une séance houleuse avec leurs producteurs, ils sont au pied du mur : ils ont 24h pour sortir une chanson digne de ce nom. Leurs vieux démons, la peur de l’échec, la procrastination, les potes envahissants, les problèmes de couple, etc. viendront se mettre en travers de leur chemin. Le rap ne faisant pas foncièrement partie de mes musiques de prédilection, je craignais un peu ce genre de comédie musicale. Et pourtant j’avoue avoir passé un bon moment avec ce tout petit film sans prétention, mais que j’ai trouvé aussi épatant que tendre. Lire la suite

Cosmos

Topinambour ou Rose des vents ???

Cosmos-5

Ce film pourrait s’intituler un peu n’importe comment vu que c’est un grand n’importe quoi. Andrzej Zulawski a 75 ans et il n’avait plus réalisé de films depuis 1999 ! Ces102 minutes, son « seulement » 13ème long-métrage, m’amènent à la même réflexion que pour Terrence Malick, encore un grand cinéaste qui dérape dans l’abscons, l’hermétique, le nombrilisme. Witold a raté ses examens de droit et Fuchs vient de quitter son emploi dans une société de mode parisienne. Ils vont passer quelques jours dans une pension dite de famille où les accueille une série de présages inquiétants : un moineau pendu dans la forêt, puis un bout de bois dans le même état et enfin des signes au plafond et dans le jardin. Dans cette pension il y a aussi une bouche torve, celle de la servante, et une bouche parfaite, celle de la jeune femme de la maison dont Witold tombe éperdument amoureux. Malheureusement, elle est fraîchement mariée à un architecte des plus convenables. Mais cette jeune femme est-elle, elle aussi, également convenable ? La troisième pendaison, celle du chat, est l’œuvre de Witold. Pourquoi ? Et surtout… la quatrième sera-t-elle humaine ? Vous avez évidemment tout compris. Moi pas ? Comment un homme qui sait aussi bien filmé et dirigé des acteurs, peut-il se laisser aller à tourner un scénario aussi indigent ? Lire la suite

Suburra

Du beau linge, mais très sale.

suburra

Stefano Sollima est un spécialiste de la mafia… enfin sur les écrans télé et cinéma. Puisqu’après avoir réalisé les formidables séries Gomorra et Romanzo Criminale, diffusées sur Canal +, il nous propose ces 135 minutes de haute volée, d’une tension et d’une violence étonnantes. La Suburra, quartier malfamé de Rome, est le théâtre d’un ambitieux projet immobilier. L’Etat, le Vatican et la Mafia sont impliqués. En sept jours, la mécanique va s’enrayer : la Suburra va sombrer, et renaître. L’enfer à ciel ouvert pour un thriller magnifique qui tient en haleine de bout en bout, réalisation magique et casting au diapason… du grand art ! Lire la suite

Back Home

Ennui et fulgurances

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Olso, 31 Août, perle venue de Norvège, était signée Joachim Trier tout comme ce drame à la distribution internationale et la réalisation impeccable. Alors que se prépare une exposition consacrée à la célèbre photographe Isabelle Reed trois ans après sa mort accidentelle, son mari et ses deux fils sont amenés à se réunir dans la maison familiale et évoquer ensemble les fantômes du passé… Mais même si ce film est plein d’atouts, le fait que le scénario embrasse plusieurs thématiques dilue par trop l’intensité inhérente au sujet, fait oublier les quelques scènes fulgurantes en instillant un ennui, certes distingué, mais ennui tout de même. Peut-être qu’à l’instant T, où j’ai vu ce film, n’étais-je pas prêt à le recevoir comme il se doit. Lire la suite