Archives de Tag: Janvier 17

Il a déjà tes yeux

Jubilatoire et… utile

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En 2016, on aura attendu le mois de décembre et Cigarettes et chocolat chaud pour trouver notre comédie hexagonale de l’année. Sans préjuger de ce que nous réserve l’An de grâce 2017, peut-être dès le mois de janvier avons-nous trouvé la perle avec ce très joli film signé Lucien Jean-Baptiste. Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu’au jour où Sali reçoit l’appel qu’ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d’adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s’appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs ! 95 minutes pleines de drôlerie et de sensibilité qui savent faire rire d’un sujet sérieux. Une complète réussite.   Lire la suite

La Communauté

L’utopie perdue

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Il faut de rendre à l’évidence, le danois Thomas Vinterberg nous propose régulièrement de grands films ! Depuis Festen en 1998, on a eu par exemple, La Chasse en 2012, Loin de la Foule déchaînée en 2015, et voici un drame post baba-cool qui m’a personnellement ravi. Dans les années 1970, au Danemark, Erik, professeur d’architecture, et Anna, journaliste à la télévision, s’installent avec leur fille de 14 ans, Freja, dans une villa d’un quartier huppé de Copenhague où ils décident de tenter l’expérience de la communauté. Ils y invitent donc des amis mais aussi de nouvelles connaissances à partager là une vie en collectivité où toutes les règles, toutes les décisions sont prises de manière collégiale et soumises à un vote. Si leur communauté favorise l’amitié, l’amour et l’intimité du groupe, une liaison amoureuse entre Erik et l’une de ses étudiantes va venir perturber la vie de tous… 110 minutes d’un drame psychologique d’une grande originalité basé sur un constat d’échec et une profonde désillusion. Puissant ! Lire la suite

Ni fait, ni… affaire

Gros embarras

Je ne sais plus qui a écrit : Nous avons affaire à des hommes. Nous serions naïfs d’espérer uniquement de l’intelligence et du dévouement. C’était fatal que nous rencontrions aussi l’abjection, la sottise. Sans aller jusqu’au terme « abjection », il faut reconnaître que ce qu’on appelle déjà le « Pénélope Gate » va sacrément pourrir la campagne et l’avenir de François le Fielleux. Il se clamait au dessus de tout soupçon et… patatras ! Le bel édifice de la probité et de l’honnêteté s’effondre. Je ne sais pas si les accusations sont fondées mais, comme on dit, « il n’y a pas de fumée… ». Mais ce qui est le plus ignoble dans cette histoire, c’est que le feu aux poudres a été vraisemblablement mis par ses « amis » politiques… sans doute les sarkosistes qui n’ont toujours pas digéré l’éviction de leur champion.

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Un sac de billes

L’épopée lumineuse

Tournage Un sac de Billes

Depuis 1991, le québécois Christian Duguay réalise avec des fortunes diverses. Mais ses 3 derniers films, Anna Karénine, Belle et Sébastien et Jappeloup, laissaient entrevoir de belles possibilités. Il les confirme avec ces 110 minutes adaptées librement du célébrissime roman de Joseph Joffo. Dans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, font preuve d’une incroyable dose de malice, de courage et d’ingéniosité pour échapper à l’invasion ennemie et tenter de réunir leur famille à nouveau. Du très bon cinéma familial pour un magnifique voyage initiatique au pays de la haine et de l’exclusion… Dramatiquement d’actualité. Lire la suite

Jamais contente

Râleuse de charme

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Quelle heureuse surprise que ce premier film pour le cinéma d’Emilie Deleuze après quelques téléfilms. 90 minutes subtiles et charmantes et la découverte d’une toute jeune actrice. Un bon bilan somme toute. Mon père est atroce, ma mère est atroce, mes sœurs aussi, et moi je suis la pire de tous. En plus, je m’appelle Aurore. Les profs me haïssent, j’avais une copine mais j’en ai plus, et mes parents rêvent de m’expédier en pension pour se débarrasser de moi. Je pourrais me réfugier dans mon groupe de rock, si seulement ils ne voulaient pas m’obliger à chanter devant des gens. A ce point-là de détestation, on devrait me filer une médaille. Franchement, quelle fille de treize ans est aussi atrocement malheureuse que moi ? Elle est agaçante, notre petite râleuse, mais sacrément attachante ! Lire la suite

Le Divan de Staline

Et derrière moi, une cage vide (Ossip Mandelstam)

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Le film – réalisé avec des capitaux portugais – de Fanny Ardant est adapté du roman éponyme de Jean-Daniel Baltassat de 2013. La cinéaste explique que ce livre lui a donné envie d’en faire un long métrage pour deux raisons : parler de la Russie (notamment de l’époque tragique de l’Union Soviétique) et pouvoir donner un rôle à la hauteur du talent de Gérard Depardieu. Staline vient se reposer trois jours dans un château au milieu de la forêt. Il est accompagné de sa maîtresse de longue date, Lidia. Dans le bureau où il dort, il y a un divan qui ressemble à celui de Freud à Londres. Il propose à Lidia de jouer au jeu de la psychanalyse, la nuit. Durant le jour, un jeune peintre, Danilov attend d’être reçu par Staline pour lui présenter le monument d’éternité qu’il a conçu à sa gloire. Un rapport trouble, dangereux et pervers se lie entre les trois. L’enjeu est de survivre à la peur et à la trahison. Pour revenir sur les ambitions de notre réalisatrice, si Depardieu touche ici un de rôle immense, on peut être déçu de la manière de décrire l’URSS des années de plomb. Mi-figue, mi-raisin ! Lire la suite

De Profundis

Sans plus de commentaires

Les candélabres coûtent plus cher que l’enterrement. (Proverbe martiniquais)


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Pas de mariage sans larmes, pas d’enterrement sans rires. (Proverbe italien)

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