Archives de Catégorie: Aventure

La Momie

Même pas peur

Universal Monsters, la nouvelle filiale des Studios Universal présente : roulement de tambour, trompettes éclatantes… son premier remake signé Alex Kurtzman, scénariste réputé, auquel on confie pour la première fois la réalisation d’un blockbuster. Dans l’original de 1932, on retrouvait, dans le premier rôle, Boris Karloff. Les studios Universal étaient alors réputés pour leurs films d’horreur. Ces 100 minutes ne sont pas déshonorantes mais n’apportent rien de bien nouveau au mythe de La Momie. Soupir !!! Bien qu’elle ait été consciencieusement enterrée dans un tombeau au fin fond d’un insondable désert, une princesse de l’ancienne Égypte, dont le destin lui a été injustement ravi, revient à la vie et va déverser sur notre monde des siècles de rancœurs accumulées et de terreur dépassant l’entendement humain. Des sables du Moyen Orient aux pavés de Londres en passant par les ténébreux labyrinthes d’antiques tombeaux dérobés, La Momie nous transporte dans un monde à la fois terrifiant et merveilleux, peuplé de monstres et de divinités, dépoussiérant au passage un mythe vieux comme le monde. On ne peut que constater qu’avec un budget colossal et  des moyens techniques au top, on n’arrive pas vraiment à renouveler quoi que ce soit. Un peu navrant non ? Lire la suite

Pirates des Caraïbes 5 : la Vengeance de Salazar

Délicieux n’importe quoi

Ce 5ème volet de la saga de Jack Sparrow, ses amis… et ses ennemis, a été annoncé par Disney en janvier 2011, avant même que Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence ne débarque dans les salles obscures au mois de mai de la même année, et ne termine sa carrière avec les recettes astronomiques de 1,043 milliard de dollars au box office mondial. Joachim Rønning et Espen Sandberg remplacent Rob Marshall à la mise en scène. Jack Sparrow et ses compagnons se lancent dans la quête du Trident de Poséidon, sur lequel le Capitaine Teague détient des informations précieuses. Cet artefact légendaire, qui donne tous les pouvoirs sur les océans, est leur seul moyen d’échapper aux fantômes du redoutable Capitaine Salazar, échappés du Triangle des Bermudes pour éliminer tous les pirates des océans. 129 minutes truculentes et trépidantes réussies techniquement au-delà des espérances qui permettent à la franchise de relever la tête, car après des débuts fracassants dans ses 2 premiers volets, s’était assoupie en se contentant de se reposer sur ses lauriers. La 6ème partie est déjà annoncée à la toute fin du film… pour en savoir plus, il faut savoir supporter les 8 ou 9 minutes de générique, et là, surprise… ! Lire la suite

Le Roi Arthur –La légende d’Excalibur

Les chevaliers de la table grondent

Il est des cinéastes qui devraient être exécutés en place publique ; il est des scénaristes qui devraient subir les pires supplices ; il est des musiciens qu’on devrait empaler séance tenante… Alors, quand on réunit les trois dans un même film, c’est de l’acharnement pur et simple. Le grand coupable est ici Guy Ritchie, déjà responsable des deux insupportables adaptations des aventures de Sherlock Holmes de 2009 et 2011. Ce type est bourré de manies visuelles, et là, on y a droit sans discontinuer durant 126 minutes… Ereintant ! Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l’attend – jusqu’au jour où il s’empare de l’épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l’épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône… Je crois m’être bien fait comprendre, j’ai détesté ce nanar à 175 millions de dollars. Beurk ! Lire la suite

Gold

Un sommet de la « beaufitude »

Je ne remercie pas Stephen Gaghan pour ces 120 minutes d’extrême mauvais goût malgré une idée scénaristique de départ tout à fait honorable. Ce réalisateur n’avait plus rien dirigé depuis 2005… on comprend mieux. Kenny Wells a grandi dans le milieu des chercheurs d’or. Tout comme son père, il n’a pas peur de gravir des montagnes et de creuser le sol pour faire fortune. Mais dans un monde où le simple jeu du hasard peut faire la différence entre un milliardaire et un loser absolu, on ne peut pas dire que la chance ait souri à Kenny. Pourtant, l’homme incarne l’esprit d’entrepreneur par excellence et la foi inébranlable dans la capacité à surmonter tous les obstacles. Ce film pose la question de savoir si cela vaut la peine de gagner gros sur un plan matériel au risque d’y perdre son âme. La réponse reste incertaine tant ce film est plombé par la performance (?) outrée et insupportable de son acteur principal. Quel dommage !

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The lost city of Z

Aller au bout de son rêve

141 minutes ! Ça pourrait paraître long mais pas avec ce James Gray là, au sommet de son art et avec une histoire pareille. Du très grand cinéma de divertissement intelligent et passionnant. L’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d’Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire… Le vrai film d’aventures avec ses caractères bien trempés, ses rebondissements, ses superbes paysages… classique mais superbe. Pour le plaisir du grand cinéma. Lire la suite

Kong – Skull Island

La foire aux montres

Le blockbuster de Jordan Vogt-Roberts commence par un duel entre un GI et un soldat japonais, duel qui sera « arbitré » par l’intervention d’un singe monstrueux, le sympathique Kong. Clin d’œil plus qu’appuyé à ce que vont être les 118 minutes à suivre : l’affrontement entre le singe géant créé par les Etats-Unis en 1933 et une créature non moins monstrueuse qui fait furieusement penser au japonais Godzilla. Après cette mise en bouche c’est le grand défilé des clichés de ce genre de film… il y en a tellement qu’on ne pourrait en faire la liste exhaustive… Un groupe d’explorateurs plus différents les uns que les autres s’aventurent au cœur d’une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong… Cela dit, c’est extrêmement bien fait, rythmé et distrayant… un point c’est tout. Lire la suite

La Grande Muraille

Fort Alamo à la sauce chinoise

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L’immense cinéaste chinois Zhang Yimou est décidément un adepte du grand écart. Il y a deux ans, il nous avait proposé un véritable chef d’œuvre de l’intimisme avec un film à trois personnages, le splendide Coming Home. Cette fois, il fait dans le gigantisme et l’héroïc fantasy. On est en droit de ne pas aimer, moi, j’aime ça. Entre le courage et l’effroi, l’humanité et la monstruosité, il existe une frontière qui ne doit en aucun cas céder. William Garin, un mercenaire emprisonné dans les geôles de la Grande Muraille de Chine, découvre la fonction secrète de la plus colossale des merveilles du monde. L’édifice tremble sous les attaques incessantes de créatures monstrueuses, dont l’acharnement n’a d’égal que leur soif d’anéantir l’espèce humaine dans sa totalité. Il rejoint alors ses geôliers, une faction d’élite de l’armée chinoise, dans un ultime affrontement pour la survie de l’humanité. C’est en combattant cette force incommensurable qu’il trouvera sa véritable vocation : l’héroïsme.104 minutes d’un grand plaisir naïf purement cinématographique sans message politique, l’aventure pour l’aventure. Lire la suite