Archives de Catégorie: Aventure

Jurassic World – Fallen Kingdom

Spectaculaire et incohérent

Juan Antonio Bayona nous avait enthousiasmés, il y a un peu plus d’un an, avec Quelques minutes après minuit. Il prend ici les rênes du nouvel épisode de la saga des Jurassic Park, World and so on qui tente de nous tenir en haleine depuis 1993… mais voilà il y a 25 ans, c’était l’immense Spielberg aux manettes. Et ces 128 minutes sont là pour nos prouver que Bayona est un très bon cinéaste, mais que le scénario est totalement incohérent. Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l’île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction. Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l’île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire. Ce pitch ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? Evidemment oui, puisqu’on se contente ici de rabâcher les mêmes idées, les mêmes situations, les mêmes personnages… et on s’ennuierait ferme si… Lire la suite

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L’extraordinaire voyage du Fakir

Le voyage à l’envers

Une coproduction entre la France, la Belgique et l’Inde confiée au Québécois Ken Scott ! La mondialisation est bien en marche. Ce réalisateur qui s’était fait remarquer avec son excellent Starbuck en 2012, nous revient avec ces 100 minutes originales et tous publics… ce n’est pas si fréquent pour ne pas être souligné. Aja, un jeune arnaqueur de Mumbai entame, à la mort de sa mère, un extraordinaire voyage sur les traces du père qu’il n’a jamais connu. Il rencontre l’amour à Paris dans un magasin de meubles suédois, le danger en compagnie de migrants somaliens en Angleterre, la célébrité sur une piste de danse à Rome, l’aventure dans une montgolfière au-dessus de la Méditerranée, et comprend finalement ce qu’est la vraie richesse et qui il souhaite devenir. Des qualités et pas mal de défauts aussi pour un film plein de charme, du feel good movie qui ne fait pas de vagues mais se laisse regarder avec plaisir. Lire la suite

L’homme qui tua Don Quichotte

Le film maudit

Je dois avouer être très embarrassé face à l’objet cinématographique inclassable que Terry Gilliam aura mis quasiment 30 ans à réaliser, produire et sortir sur nos écrans. 132 minutes aussi brinquebalantes que l’immortel héros de Cervantès. Toby, un jeune réalisateur de pub cynique et désabusé, se retrouve pris au piège des folles illusions d’un vieux cordonnier espagnol convaincu d’être Don Quichotte. Embarqué dans une folle aventure de plus en plus surréaliste, Toby se retrouve confronté aux conséquences tragiques d’un film qu’il a réalisé au temps de sa jeunesse idéaliste: ce film d’étudiant adapté de Cervantès a changé pour toujours les rêves et les espoirs de tout un petit village espagnol. Toby saura-t-il se racheter et retrouver un peu d’humanité? Don Quichotte survivra-t-il à sa folie? Ou l’amour triomphera-t-il de tout ? Génial ou complètement foldingue ? Il y a sans doute des deux dans ce monument inabouti. Lire la suite

Gringo

Mention : insuffisant

110 minutes de comédie d’action signées Nash Edgerton, qui font passer un bon moment, sans plus. Il faut dire que le passif à la réalisation de cet australien ne poussait pas forcément à aller voir ce film. – il a surtout fait l’acteur, avec bonheur depuis 2009, date de son dernier film et même, doublure cascade d’Ewan McGregor dans Star Wars -. Alors on n’est pas déçu, mais pas très enthousiaste non plus. Harold Soyinka travaille pour un groupe pharmaceutique dirigé par Elaine Markinson et Richard Rusk. Lorsque ces derniers décident de se lancer dans le commerce lucratif du cannabis médical, ils envoient Harold au Mexique pour le lancement de leur nouvelle usine de production. Ignorant que la société qu’il représente a trahi un dangereux cartel local, l’employé modèle échappe de justesse à un enlèvement. Perdu au fin fond du Mexique, réalisant que ses patrons ont tout intérêt à le voir disparaitre, pourchassé par les tueurs du cartel et un mercenaire implacable, Harold ne peut compter que sur lui-même s’il veut rester en vie. Le genre de film qu’on oublie aussi vite qu’on la vu. Distrayant mais sans intérêt. Lire la suite

Les Aventures de Spirou et Fantasio

Désastre prévisible

Où il est encore une fois prouvé qu’il n’y a rien de plus difficile à adapter au cinéma qu’une BD, aussi mythique soit-elle. Alexandre Coffre en fait l’amère expérience avec ce piètres 90 minutes poussives, sans rythme ni invention. Lorsque Spirou, prétendu groom dans un Palace, rencontre Fantasio, reporter en mal de scoop, tout commence très fort… et plutôt mal ! Ces deux-là n’ont aucune chance de devenir amis. Pourtant, quand le Comte de Champignac, inventeur aussi génial qu’excentrique, est enlevé par les sbires de l’infâme Zorglub, nos deux héros se lancent aussitôt à sa recherche. En compagnie de Seccotine, journaliste rivale de Fantasio, et de Spip, petit écureuil espiègle, ils sont entrainés dans une poursuite effrénée entre l’Europe et l’Afrique. Spirou et Fantasio vont devoir faire équipe pour sauver Champignac… et accessoirement le reste du monde ! Après Une pure affaire, – pas mal du tout-  Eyjafjallajökull et Le Père Noël, – navrants tous les deux , c’est le pire film de notre réalisateur. Sans eau, le désert n’est qu’une tombe, celle où se retourne l’immense Franquin. Lire la suite

Le Labyrinthe : Le Remède mortel

Ah ! Le bel oxymore que voilà !

Il s’agit du 3ème et dernier opus de la dystopie adaptée des livres de James Dashner. A l’instar de Twilight et Hunger Games, la production souhaitait découper le dernier roman afin d’en faire 2 films. Mais le réalisateur Wes Ball a refusé, prétextant qu’il ne pouvait y avoir qu’un début, un milieu et UNE fin. Ce dernier a eu raison des producteurs. Ouf ! Dans cet ultime volet, Thomas et les Blocards s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation WICKED. Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les Blocards qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du Labyrinthe. Le premier épisode était plus que satisfaisant. Le deuxième plus convenu et plus poussif. Mais ce 3ème est quasiment de trop. On finissait par se lasser, voire plus et il était donc largement temps de dire adieu à Thomas et ses Blocards. Lire la suite

24h Limit

Et en plus, ça se prend au sérieux !

C’est le second film de Brian Smrz. Son premier opus était sorti en 2008. Après ces 93 minutes d’immense n’importe quoi, on comprend mieux pourquoi ces 10 années de silence. Travis Conrad, tueur d’élite d’une organisation paramilitaire, est tué en mission en Afrique du Sud. Mais une procédure médicale expérimentale mise en place par ses employeurs le ramène temporairement à la vie, lui offrant 24 heures supplémentaires. Dans cette course contre la mort, comment Travis va-t-il pouvoir se sortir de ce piège ? Notre réalisateur a gagné sa vie tout au long de sa carrière, comme coordinateur des cascades et réalisateur de seconde équipe sur de nombreux blockbusters. Et effectivement, il n’y a que ça à retenir de cet immense foutage de gueule. Lire la suite