Jusqu’à l’écoeurement

Horreur et minuscule bonheur

On écrabouille à Barcelone. On poignarde à Helsinki. On trucide en Sibérie… Les barbares sont partout. Heureusement, il nous reste le foot !?!

La Planète des Singes – Suprématie

Otage de sa haine

En attendant sa version de Batman pour 2018, Matt Reeves nous propose le dernier volet de la trilogie de La Planète des Singes. A noter ses très convaincants Cloverfield et Laisse moi entrer de 2008 et 2010. Ce type là sait faire et il le prouve encore une fois. Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.140 minutes de grand spectacle, pas si bête que ça, même sil e propos est souvent d’une naïveté confondante. Pour tous publics. Lire la suite

On the milky road

La magie de l’absurde

On peut se montrer plus que critique envers ses positions politiques, comme son soutient indéfectible à Slobodan Milošević, mais cela ne retire rien au fait qu’Emir Kusturica est un véritable cinéaste à la vision et la manière parfaitement reconnaissables. A ce titre, On the milky road fait partie intégrante de son œuvre. Sous le feu des balles, Kosta, un laitier, traverse la ligne de front chaque jour au péril de sa vie pour livrer ses précieux vivres aux soldats. Bientôt, cette routine est bouleversée par l’arrivée de Nevesta, une belle réfugiée italienne. Entre eux débute une histoire d’amour passionnée et interdite qui les entraînera dans une série d’aventures rocambolesques. On retrouve ici le mélange de folie et de poésie typique de son cinéma, la thématique de la Guerre des Balkans et son amour des « petites gens ». 125 minutes de folie pure comme seul le réalisateur de Papa est en voyage d’affaires, Chat noir Chat blanc ou La vie est un miracle, peut nous réserver. Lire la suite

Vacances (bis)

Alerte : chroniqueur en berne

Pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce milieu d’été pour le modeste observateur de l’actualité que je suis. En dehors des outrances de Donald le Connard, bien incapable de se dépêtrer des événements tragiques de Charlottesville, au sujet desquels, lors d’une conférence de presse totalement chaotique, où il aura tout dit et son contraire de reculade en petite lâcheté, il n’arrive qu’à renvoyer dos à dos ce que son pays recèle de plus violent et de plus rétrograde face à des contre manifestants réclamant justice face à la haine.

En France, au cas où ça vous aurait échappé, c’est l’été et sa vacance du pouvoir. Pendant que Toutanmacron fait du foot à l’OM, les bruissements d’emplois fictifs tous azimuts dans notre caste politique ne risquent pas de rafraîchir l’atmosphère…

… pas plus que l’habituelle et dramatique litanie des incendies de forêt. Même si les causes ne sont pas toujours connues, nos pompiers, eux, ne prennent pas vacances.

Crétins…

… des Alpes et d’ailleurs !

Crétin des Alpes ! L’insulte a le charme suranné d’un juron du capitaine Haddock. Hélas, nous ne n’auront pas le temps ici de nous complaire dans nos souvenirs de lectures d’enfance, car, quand on jette un regard – aussi dégoûté qu’affolé – sur notre bas monde de 2017, on ne peut que réserver ce quolibet à des leaders politiques qui n’ont de cesse que de mettre en péril le fragile équilibre de notre planète.

On a longtemps pensé que la carence d’iode de l’organisme pouvait être un des facteurs du « crétinisme ». Ne devrait-on pas recommander de toute urgence la consommation à haute dose de poisson et de fruits de mer à Donald le Connard, Kim Jun Un et Maduro ?

Quand, à force de soif de pouvoir absolu pour les uns ou d’usage forcené de populisme imbécile pour le locataire – bail précaire – de la Maison Blanche, on en arrive aux excès de ces derniers jours, on est en droit de s’interroger sur l’état mental de ces Messieurs. Quand on voit ressurgir sur le territoire des Etats-Unis l’extrême droite la plus radicale, le KKK et les néo-nazis réunis, ce ne sont pas les postures faussement outrées du sieur Trump qui y changeront quoi que ce soit. Quand on sème la haine et le rejet de l’autre, on récolte la tempête de Charlottesville.  

   

Valérian et la cité des mille planètes

Somptueux bazar

Bon ! Luc Besson ne sait pas faire dans la finesse. Ce postulat posé, on peut prendre un certain plaisir durant les 138 minutes – parfois longues – de son nouveau blockbuster de science-fiction. Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers. 50 ans après sa première parution chez Dargaud, on a donc décidé d’adapter au cinéma la BD culte de Mézières et Christin. C’était évidemment un pari plus que risqué, mais en grande partie gagné.   Lire la suite

Les vacances…

… de l’intelligence

Indignez-vous ! s’écriait Stéphane Hessel, convaincu que la capacité d’indignation est à la base de l’esprit de résistance du citoyen. Alors, de quoi les Français s’indignent-ils ? Quels sont aujourd’hui les sujets qui révoltent les foules (physiques ou numériques) ? Eh bien, pas grand-chose de fondamental. Dans ces temps troublés, dans ces heures souvent graves, les français continuent de se mobiliser sur des sujets people qui, à mon sens, ne présentent aucun intérêt.

Dans ces chroniques, à longueur d’année, sous l’angle humoristique, on essaie de parler joyeusement des choses importantes. Même en plein été, l’actualité ne fait jamais relâche. On nous empoisonne avec des œufs traités au Fipronil. Immédiatement, les autorités sanitaires rassurent le bon peuple… ce produit n’est que modérément toxique ??? Effectivement il n’est dangereux que pour les reins, le foie et la thyroïde. Ce produit est aussi connu en agriculture sous la marque Regent (le plus célèbre des tueurs d’abeilles). Son usage est prohibé dans les cultures (maïs, tournesol, pommes de terre) en France et dans la plupart des pays européens… mais pas en Belgique ni aux Pays-Bas. Vive l’Europe ! Nous voilà donc rassurés.

En même temps, comme dirait l’Emmanuel, on condamne Cédric Herrou, le militant engagé dans l’aide aux migrants, à 4 mois de prison avec sursis. La France, qui n’est jamais en panne d’innovation, invente ici le délit de solidarité. Il fallait y penser. A vous de peser laquelle des ces deux informations représente le plus grand danger pour les Français.    

Savez-vous où Jacqueline Gourault, Nicole Belloubet, Nathalie Loiseau et Brune Poirson prennent leurs vacances ? Non ? Normal et tout le monde s’en fout royalement… sauf une partie des médias qui ne savent plus de quoi nous parler et qui suivent à la trace les membres du gouvernement pour savoir où ils vont se reposer durant quelques jours…. C’est le cas de ces dames. Passionnant non ?