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Lucky Boy

La voie royale

Qu’on le surnomme « Toutenmacron », comme votre serviteur, ou Jupiter, et maintenant l’hyperprésident, notre nouveau locataire de l’Elysée n’en finit pas d’avoir de la chance. Non seulement depuis le 7 mai, qu’on aime ou pas le personnage, qu’on partage ou pas ses orientations politiques, on ne peut que reconnaître que c’est un sans faute et que, depuis plus de 6 semaines, les eaux polluées du marais de la politique française s’ouvrent devant lui comme par miracle, lui dégageant un chemin pavé de bonnes intentions. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à continuer de filer la métaphore aquatique à propos de l’Emmanuel, puisque la une du très sérieux hebdo britannique The Economist le représente marchant sur les flots.

Mais force est de constater que depuis sa mise En Marche, tous les obstacles à son irrésistible ascension se sont évanouis d’eux-mêmes sur son passage. Car, enfin, qui pouvait l’empêcher d’accaparer le trône suprême ? Lui-même d’abord. Inconnu du grand public, entouré par d’improbables soutiens nommés Ferrand, Griveaux, Castaner… La fameuse « bulle Macron » qui devait éclater vite fait selon ses adversaires et les observateurs les plus éclairés. Puis François II le débonnaire, dont peu prédisait le retrait annoncé le 1er décembre dernier. Vint François le Fielleux, avant que de devenir Tartufillon et de se saborder lui-même, qui va écarter du champ de courses quelques chevaux de retour nommés Sarkozy et Juppé. – la Droite la plus bête du monde allait ainsi perdre une élection qui lui était promise de longue date -. Vint ensuite la Bête immonde qu’il vit se dresser sur sa route et qui allait tout perdre en 3 heures d’un débat surréaliste qui avait tout d’un suicide politique. Quant aux dernières « affaires » qui ont affecté les nouveaux ministres « macronistes », elles lui ont permis d’écarter de son équipe des personnalités un peu embarrassantes et d’achever l’œuvre de « dégagisme » en faisant disparaître de notre paysage politique le dernier dinosaure encore vivant, le grand mou de Pau, dont on peu penser qu’il a rejoint définitivement ses montagnes du Béarn.

Quel parcours ! Et maintenant, la cloche du Palais Bourbon a sonné pour tout ce petit monde de néophytes qui va s’emparer des leviers de la vie politique de notre pays. Observons, soyons aussi objectifs que vigilants et jugeons les actes sans céder au détestable jeu de l’opposition aveugle, bornée et stérile. Les grands esprits ont toujours rencontré une opposition farouche des esprits médiocres. (Einstein). Ne soyons pas médiocres !   

Que des gagnants…

… et pas mal de mauvais perdants !

Un titre sibyllin, c’est le moins qu’on puisse en dire. On l’a dit et redit, le paysage politique français est bouleversé, ravagé, en ruines. Même le vocabulaire a changé. Maintenant on nous rebat les oreilles avec les macronistes, les macronistes-compatibles (sic), les insoumis, le dégagisme, l’opposition constructive, j’en passe et des plus incongrus. En tout cas, ils étaient tous au rendez-vous de la soirée électorale pour nous expliquer qu’ils avaient tous gagné, sauf Macron qui n’avait pas gagné tant que ça. L’aveuglement associé à la langue de bois, ça vous donne le vertige.  

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Rebelote…

… et dix de der.

En couverture de leur dernier livre*, incontournable cadeau à faire ou à se faire, Emef et Jipéhel vous donnaient un conseil. Changez la date et ce conseil reste encore et toujours d’actualité.

Toutenmacron et son équipe continueront-ils à marcher sur les eaux ? Les autres partis fourbissent-ils  leurs pelles pour s’enterrer encore plus profond… ? La pelle du 18 juin en quelque sorte !

*En vente aux éditions l’Harmattan et auprès de vos deux auteurs préférés qui vous le dédicaceront avec un plaisir gourmand.

Vive l’ampleur !

Qui parle encore de surprise ?

Cette chronique sera aquatique ou ne sera pas. « Vague macroniste, raz de marée, tsunami… » : on est submergé par les superlatifs pour qualifier les résultats du premier tour des législatives. Mais qui peut encore prétendre être surpris par tant par la participation famélique que par la dernière secousse du séisme qui frappe le paysage politique français. Oui, les gens en ont marre du système en place depuis tant de décennies et continuent de le faire savoir. D’aucuns craignaient que cette révolution se passe dans la rue, mais les français restent des démocrates et ce sont les urnes qui ont parlé.

Certes, on peut toujours s’inquiéter de voir tous les pouvoirs dans les mains d’un seul homme. Mais, le ridicule dans cette affaire, c’est que les socialistes et les « Ripoublicains » qui s’émeuvent de voir se profiler une majorité absolus pour la désormais LREM. Ils vont jusqu’à parler de danger pour la démocratie. Curieusement, en 2007 et 2012, lorsque ce sont le PS et l’UMP qui écrasaient la vie politique française, ils trouvaient cet état de fait parfaitement normal. Ah ! Cette mémoire des politiciens, toujours aussi sélective !

En attendant le second tour, – la gamelle du 18 juin -, on ne peut que constater le champ de ruines laissé derrière lui par le premier. Le PS est en phase terminale, la France insoumise et le FN comptent leurs cadavres et côté LR, c’est la ruée vers l’offre. C’est à qui se mettra le plus en avant pour se faire remarquer par le nouveau pouvoir en place et même, si c’était un effet de son bon cœur, se faire une petite place au soleil, histoire de ne pas être confiné pendant 5 ans dans l’obscurité d’une opposition quasi inexistante. Exister sans témoins appréciables, c’est vivre à vide. (Robert Blondin).

Vous aurez sans doute remarqué, chers lecteurs, que, pour une fois, cette chronique politique manque un tantinet de couleurs. Il faut vous avouer que notre dessinateur préféré, l’immense Emef, a pris, sans vergogne, une semaine de vacances loin de sa palette graphique sans laquelle il ne serait qu’un retraité comme les autres. Rassurez-vous, les dessins seront rajoutés à ladite chronique dès que possible.

Et c’est reparti pour un tour…

… le premier.

En tout cas,  y’en a un qui est confiant, c’est Toutanmacron qui a bien l’intention de tout écraser sur son passage. Il a dû relire Goethe qui écrivait : Si vous avez confiance en vous-même, vous inspirerez confiance aux autres.

Je n’ajouterai qu’un mot pour vous parler d’Emmanuelle Duverger, candidate dans la 6ème circonscription de l’Hérault. Ça ne vous dit rien ? Mais si je vous dis, Emmanuelle Ménard ? Oui je sais, ça ne donne pas envie de Béziers

Tutoyer les étoiles ?

Pas donné à tout le monde.

Quand Shakespeare écrivait faisait dire à son Roi Lear : Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence, je reste persuadé qu’il ne pouvait penser à ceux qui, aujourd’hui, sont à la manœuvre, qui planent encore un peu avant que d’atterrir plus ou moins en douceur pour affronter les contingences de ce bas monde. A la manœuvre nous avons donc le Docteur Macron…

… il est partout à la fois notre Toutenmacron, à Versailles avec le Tsar, à Bruxelles avec celui qui joue au Président américain, – il a le costume, mais pas la stature -, en Sicile avec le G7 – l’histoire ne dit pas s’il y est allé en taxi – et sur Tweeter où ses messages font fureur. –alors que ceux de Trump font Führer -, et même dans l’espace avec notre astronaute.

Et puis il y a les milliers de petits, de sans grade, qui aimeraient tant en prendre dès dimanche prochain. Ah ! Qui dira la grande misère de nos petits élus qui rêvent aussi de tutoyer les étoiles ?

Enfin une bonne nouvelle

Les cons osent tout, c’est à ça qu’on les reconnaît

Ne nous y trompons pas. Que Donald le Connard tourne le dos aux accords de la COP 21 est, à y bien réfléchir, une bonne nouvelle. Une erreur majeure qu’il va payer cher. Déjà isolé dans son propre pays, il vient de s’isoler au plan international. Et notre Toutenmacron l’a parfaitement compris et en quelques minutes en a profité pour prendre le leadership européen et planétaire de la coalition anti-Trump et de la volonté mondiale de lutter contre le réchauffement climatique. Réactif le petit bonhomme ! Par dessus le marché, le monde entier s’est rendu compte que pour la première fois dans l’Histoire, le président français parle mieux l’anglais que son homologue américain. Make our planet great again a-t-il lancé en détournant un des slogans de campagne du locataire – bail précaire – de la Maison Blanche.

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