Archives de Tag: Novembre 15

Crazy Amy

Politiquement incorrect

Crazy Amy

Judd Apatow, c’est 40 ans, toujours puceau, En cloque, mode d’emploi, 40 ans : mode d’emploi,… c’est vous dire le niveau de la filmographie. Bref, ce cinéaste n’est pas vraiment ma tasse de thé… pardon ma canette de Coca ! Depuis sa plus tendre enfance, le père d’Amy n’a eu de cesse de lui répéter qu’il n’est pas réaliste d’être monogame. Devenue journaliste, Amy vit selon ce crédo – appréciant sa vie de jeune femme libre et désinhibée loin des relations amoureuses, qu’elle considère étouffantes et ennuyeuses ; mais en réalité, elle s’est un peu enlisée dans la routine. Quand elle se retrouve à craquer pour le sujet de son nouvel article, un brillant et charmant médecin du sport nommé Aaron Conners, Amy commence à se demander si les autres adultes, y compris ce type qui semble vraiment l’apprécier, n’auraient pas quelque chose à lui apprendre. Et pourtant, malgré toutes ces réserves liminaires, je dois avouer avoir passé un moment sympathique qui exclut évidemment toutes formes de réflexion. On se laisse faire, un point c’est tout. Ce n’est sûrement pas mon genre de cinéma préféré, ce n’est sûrement pas le film de l’année, ni même du mois, ce n’est sûrement pas un chef d’œuvre de la comédie trash. Ce n’est pas grand chose, mais c’est amusant et la dénommé Amy Schumer a un sacré abattage.  Lire la suite

Francophonia

Le Louvre sous l’occupation

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Le réalisateur russe, Alexandre Sokourov, dont le Faust de 2011 avait beaucoup fait parler, malgré son Lion d’Or à Venise, nous proposent ces 88 minutes de docu-fiction qui sont loin d’être enthousiasmantes.1940. Paris, ville occupée. Et si, dans le flot des bombardements, la guerre emportait La Vénus de Milo, La Joconde, Le Radeau de La Méduse ? Que deviendrait Paris sans son Louvre ?  Deux hommes que tout semble opposer – Jacques Jaujard, directeur du Louvre, et le Comte Franz Wolff-Metternich, nommé à la tête de la commission allemande pour la protection des œuvres d’art en France – s’allient pour préserver les trésors du Musée. Au fil du récit de cette histoire méconnue et d’une méditation humaniste sur l’art, le pouvoir et la civilisation, Alexandre Sokourov nous livre son portrait du Louvre. Le titre provisoire rappelle la volonté du metteur en scène de ne pas uniquement centrer son propos sur cette période noire de l’Histoire. Hélas, si les intentions sont louables et le sujet original, le tout est noyé par un parti-pris visuel nébuleux à la limite du supportable. Bref, on ne comprend pas grand-chose et on s’ennuie ferme. Lire la suite

Je suis un soldat

La belle et les bêtes

Je suis un soldat 2

Pour son premier long-métrage, Laurent Larivière nous propose 97 minutes entre thriller et film social qui constituent une belle surprise. Sandrine, trente ans, est obligée de retourner vivre chez sa mère à Roubaix. Sans emploi, elle accepte de travailler pour son oncle dans un chenil qui s’avère être la plaque tournante d’un trafic de chiens venus des pays de l’est. Elle acquiert rapidement autorité et respect dans ce milieu d’hommes et gagne l’argent qui manque à sa liberté. Mais parfois les bons soldats cessent d’obéir. On se laisse prendre par cette histoire sombre au réalisme cruel mais qui sait nous réserver sa part de lumière. De plus, les acteurs subliment ce moment fort que l’on n’attendait pas. A voir si on aime les bonnes surprises. Lire la suite

Hommage de Hollande

Le discours de Janus

Les portes de la Cour d’Honneur des Invalides à peine refermées, les sonorités des chants allant de Quand on a que l’amour pour parler aux canons… à Amour sacré de la patrie, conduis, soutiens, nos bras vengeurs… qui résonnent encore dans le ciel laiteux de Paris, les mots de notre président Janus, qui a une fois de plus endossé le double costume de François II le Compatissant et de François II le chef de guerre, qui s’estompent tout juste,  les larmes furtives, les sanglots étouffés, les regards embués,… toute la dignité d’un pays qui sait se retrouver droit et fort devant la barbarie… tous ces moments de communion nationale seront, hélas, vite oubliés et repoussés au rang de souvenirs par la hideuse politique politicienne. C’est après des périodes aussi difficiles que celle que nous venons de traverser, qu’on s’aperçoit combien tous ces hommes et femmes politiques ne nous ont pas du tout manqué. La merveilleuse utopie de l' »Union Nationale » va voler en éclats, le vernis de l’entente cordiale va se craqueler, les façades de circonstances d’un pays en campagne électorale permanente vont se fissurer, ce que la politique a de plus laid va reprendre ses droits. Un seul exemple…

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Un dernier mot…, j’espère, à propos de la tuerie du vendredi 13, mais surtout sur certains surprenants effets collatéraux de cette « parenthèse désenchantée ». Les sismologues de la chose politique observent à la loupe les courbes de popularité de notre exécutif qui montent en flèche, hélas comme celle du chômage, mais aussi le nombre des donneurs de sang et des nouveaux engagés très nettement à la hausse et même la chiffre des ventes de drapeaux tricolores… pourvu qu’ils ne soient pas Made in China.

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Hunger Games 4 – La révolte (2ème partie)

Mockingjay

hunger games

Il était temps de mettre fin à cette saga commencée à l’écran depuis 2012. C’est donc Francis Lawrence qui aura réalisé les trois derniers volets. Je pense que diviser cette troisième partie La révolte en deux films de 150 minutes a été une erreur… mais tellement rentable ! (Déjà plus 1 200 000 spectateurs en France pour la première semaine d’exploitation !). Alors que Panem est ravagé par une guerre désormais totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois. Katniss et ses plus proches amis – Gale, Finnick, et Peeta – sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont risquer leur vie pour tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss. Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà pu affronter dans l’arène… C’est toujours aussi bien fait. les effets spéciaux sont somptueux, le suspense toujours bien entretenu, mais les pauvres scénaristes tirent lamentablement à la ligne pour remplir le cahier des charges. Et ça se sent cruellement.  Lire la suite

El Club

Le lévrier, la bonne sœur et les retraités…

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… fable immorale ! En 2011, le chilien Pablo Larraín nous avait emballés avec son récit décalé sur la chute de Pinochet, No. Cette fois il s’intéresse à l’Eglise à propos de laquelle il déclare : J’aime le Christ, pas les chrétiens… Ces 97 minutes en sont la preuve concrète. Dans une ville côtière du Chili, des prêtres marginalisés par l’Eglise vivent ensemble dans une maison. L’arrivée d’un nouveau pensionnaire va perturber le semblant d’équilibre qui y règne. Grand Prix du Jury à Berlin, ce drame est aussi fascinant que dérangeant. C’est du très grand cinéma d’une originalité folle (dans toute l’acception du terme) et porté par neuf comédiens en état de grâce… si je puis dire. A ne rater sous aucun prétexte. Lire la suite

Régression

Le pouvoir de la suggestion

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Depuis son péplum, Agora, de 2009, Alejandro Amenábar, dont j’avais adoré Les Autres et Ouvre les Yeux, revient à ses premières amours avec ce film d’épouvante, qui, sans être un chef d’œuvre, se situe très largement au dessus des productions habituelles de ce cinéma de genre. Minnesota, 1990. L’inspecteur Bruce Kenner enquête sur un crime révoltant dont la jeune Angela accuse son père, John Gray. Lorsque John avoue sa culpabilité de façon tout à fait inattendue et sans garder le moindre souvenir des faits, le docteur Raines, un célèbre psychologue, est appelé à la rescousse. Il va devoir aider John à retrouver la mémoire, mais ce qu’ils vont découvrir cache un terrifiant mystère qui concerne le pays tout entier… 107 minutes sacrément bien foutues par un orfèvre en la matière et qui en plus bénéficient d’une excellente interprétation ce qui n’est pas toujours le cas, loin de là, dans ce genre de production. Lire la suite