Archives de Tag: mai 2012

Prometheus

Question de vie ou de mort

Prométhée, Titan de la mythologie grecque, vola le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Pour cela, il fut puni et enchaîné à un rocher pour l’éternité, condamné à se faire dévorer le foie par un aigle. Il sera finalement libéré par Héraclès et réhabilité par Zeus. La légende de Prométhée reflète donc parfaitement la question du rapport de force entre l’humanité et les dieux. J’étais très partagé à l’idée de voir ce film. D’abord de la réserve, car je ne suis pas très client de ce type de film de science-fiction, dont j’ai l’impression qu’il envahit un peu trop les écrans. Mais j’étais aussi, comme tout le monde, impatient de découvrir le nouveau Ridley Scott. Peut-on être déçu par le réalisateur de Blade Runner, Alien, Les Associés, Gladiator, Thelma et Louise… et j’en oublie évidemment ? Eh ! Bien non ! C’est encore un coup de maître. On pouvait craindre le retour d’Alien. Mais c’est beaucoup plus que ça. C’est même sans doute aussi bien. Lire la suite

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Cosmopolis

Vaine et indigeste parabole

Cette adaptation paraît-il très fidèle du treizième roman du célèbre auteur américain Don De Lillo publié en 2003, et qui, à l’époque, avait reçu des critiques majoritairement négatives, avant d’être aujourd’hui considéré comme prémonitoire, est donc signée par le grand David Cronenberg. La sortie d’un de ses films est toujours un évènement très attendu. Ce fut le cas à Cannes encore cette année. Ma déception est à la hauteur de l’attente. En effet, il y a longtemps que je ne m’étais pas autant ennuyé au cinéma. Lire la suite

Sur la route

Initiatique

C’est Francis Ford Coppola qui possédait les droits d’adaptation cinématographique du roman mythique signé par Jack Kerouac en 1957, classé parmi les 100 meilleurs romans du XXe siècle en langue anglaise. Ce livre fut écrit d’un seul jet, en trois semaines, sur un rouleau de papier de téléscripteur de 36 mètres de long, dans de longues sessions de prose spontanée créant ainsi un style d’écriture totalement personnel, fondateur de ce qu’on a appelé la Beat Generation. Kerouac lui-même avait pensé à une adaptation pour l’écran avec Marlon Brando et James Dean… Walter Salles a eu la sagesse de ne pas faire appel à des têtes d’affiches et c’est une des clés de la réussite de son film favorisant ainsi l’identification du spectateur aux personnages. Lire la suite

Contrebande

Sacrément efficace !

Le maestro de la contrebande, le Mozart de la fraude s’est rangé des voiture. Il mène maintenant une vie d’honnête homme entouré de sa femme de ses deux enfants. Seulement voilà, on n’échappe pas à son destin et, pour sauver son jeune beau-frère qui s’est mis dans le pétrin, il se voit dans l’obligation de replonger les mains dans le cambouis du grand banditisme. Ce thriller terriblement efficace et classique, réalisé par Baltasar Kormakur, ne brille pas forcément par son scénario… encore que… quelques idées originales bien venues émaillent ces 110 minutes de bon cinéma. L’intérêt vient surtout de la fin très inattendue, des milieux où se situe l’action et du jeu des acteurs. Lire la suite

Moonrise Kingdom

Savoureusement déjanté

Suzy et Sam ont douze ans. Ils tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Nous sommes en 1965, sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre. J’en ai assez dit… pour en savoir plus, courrez voir cette comédie réalisée par Wes Anderson, tout à fait réjouissante et surtout d’une très grande originalité. Le cinéma américain sort enfin des sentiers battus grâce à Anderson qui se dit inspiré par les films de François Truffaut, Alan Parker et Ken Loach… pas mal comme filiation. Le titre un tantinet ésotérique est en fait le nom que les enfants vont donner à une crique en bord de mer qui répondait jusque là à la douce appellation de « Goulet de marée au mile 3.25 ». Tourné en grande partie sur l’île Prudence située dans la baie de Narragansett  au Nord-Est des Etats-Unis, le film de Wes Anderson est une merveille pour les yeux, pour le cœur… et les zygomatiques. Lire la suite

De rouille et d’os

Ni compassion, ni  pitié !

Deux heures de très grand cinéma avec ce nouveau film de Jacques Audiard. Constamment entre l’ombre et la lumière, il nous fait partager un drame complexe où les deux personnages ont chacun leur histoire. Sont-ils compatibles, sont-ils solubles l’un dans l’autre, tant ils sont différents ? L’inspiration d’Audiard est aussi sombre que son traitement est simple et lumineux, tout comme cette histoire commence dans le nord et se termine dans le sud… comme un symbole. Un film sur la recherche de la paix intérieure de deux handicapés de la vie. Lire la suite

Je te promets

Guimauve indigeste

Inspiré d’une histoire vraie, le drame réalisé par Michael Sucsy a fait un énorme carton au box-office américain en récoltant plus de 40 millions de dollars lors de sa première semaine d’exploitation, remboursant ainsi les 30 millions de budget. C’est le type même de scénario apte à séduire le public américain et son succès ne m’étonne pas. Par contre je doute fort qu’il en soit de même en France. A moins de souffrir d’une addiction au sucre.   Lire la suite