Archives de Catégorie: Fantastique

Thelma

Du refoulement glaçant

En 2012, un ovni venu de Norvège arrivait sur nos écrans, il s’agissait d’Oslo, 31 Août et il était signé Joachim Trier. C’est dire qu’on attendait son nouveau film avec impatience.  Thelma, une jeune et timide étudiante, vient de quitter la maison de ses très dévots parents, située sur la côte ouest de Norvège, pour aller étudier dans une université d’Oslo. Là, elle se sent irrésistiblement et secrètement attirée par la très belle Anja. Tout semble se passer plutôt bien mais elle fait un jour à la bibliothèque une crise d’épilepsie d’une violence inouïe. Peu à peu, Thelma se sent submergée par l’intensité de ses sentiments pour Anja, qu’elle n’ose avouer – pas même à elle-même, et devient la proie de crises de plus en plus fréquentes et paroxystiques. Il devient bientôt évident que ces attaques sont en réalité le symptôme de facultés surnaturelles et dangereuses. Thelma se retrouve alors confrontée à son passé, lourd des tragiques implications de ces pouvoirs. 116 minutes d’une expérience émotionnelle étrange, dérangeante et d’une formidable beauté plastique. Du cinéma fantastique rare. Lire la suite

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Mother

Anxiogène ? Non, ridicule !

Darren Aronofsky, c’est le réalisateur de Requiem for a Dream, The Wrestler et surtout Black Swann… Mais entre temps, son insupportable Noé aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Mais, ici, avec ces ahurissantes 122 minutes – Dieu que c’est long ! – de thriller complètement boursouflées, il touche le fond. Le pitch tient sur un post-it : Un couple voit sa relation remise en question par l’arrivée d’invités imprévus, perturbant leur tranquillité. Croyez-moi, la tranquillité du spectateur est également gravement perturbée ! Car on se pose la question pendant plus de deux heures : Qu’est-ce que je fais là ? Aurai-je la force de tenir jusqu’au bout ? Cruels dilemmes qui vous rongent tout au long de ce navet puissance X. Lire la suite

La Tour sombre

Une forte odeur de poudre… et c’est tout

On ne compte plus les adaptations cinématographiques de romans du génial et prolifique Stephen King. De La ligne Verte à Misery en passant par Dreamcatcher, Cujo, Christine, et bien sûr l’incontournable Shining. Nicolaj Arcel s’est attaqué ici à la saga en 8 romans inspirés d’un poème de Robert Browning,  Le chevalier Roland s’en vint à la Tour noire, une franchise littéraire qui s’est vendue à des dizaines de millions d’exemplaires. Le dernier Pistolero, Roland Deschain, est condamné à livrer une éternelle bataille contre Walter O’Dim, alias l’Homme en noir, qu’il doit à tout prix empêcher de détruire la Tour sombre, clé de voûte de la cohésion de l’univers. Le destin de tous les mondes est en jeu, le bien et le mal vont s’affronter dans l’ultime combat, car Roland est le seul à pouvoir défendre la Tour contre l’Homme en noir… Résumer une telle somme tenait évidemment de la gageure. Si visuellement, ces 95 minutes sont plutôt réussies, scénaristiquement on reste sur sa faim, et quand on connaît la richesse et la profondeur de l’écriture de King, on est en droit d’être très déçu par cette « pastille » qui fait figure de bande annonce de la géniale série du maître de l’épouvante. Lire la suite

The Jane Doe Identity

Puzzle macabre

Primé au festival de Gérardmer, le thriller horrifique d’André Øvredal est incontestablement une vraie réussite… dans le genre. 100 minutes d’un huis-clos claustrophobique à nul autre pareil. Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium… Ame sensible s’abstenir ! Amateur de vrai suspense à couper au couteau… ou plutôt au scalpel, précipitez vous, c’est un bijou ! Lire la suite

Pirates des Caraïbes 5 : la Vengeance de Salazar

Délicieux n’importe quoi

Ce 5ème volet de la saga de Jack Sparrow, ses amis… et ses ennemis, a été annoncé par Disney en janvier 2011, avant même que Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence ne débarque dans les salles obscures au mois de mai de la même année, et ne termine sa carrière avec les recettes astronomiques de 1,043 milliard de dollars au box office mondial. Joachim Rønning et Espen Sandberg remplacent Rob Marshall à la mise en scène. Jack Sparrow et ses compagnons se lancent dans la quête du Trident de Poséidon, sur lequel le Capitaine Teague détient des informations précieuses. Cet artefact légendaire, qui donne tous les pouvoirs sur les océans, est leur seul moyen d’échapper aux fantômes du redoutable Capitaine Salazar, échappés du Triangle des Bermudes pour éliminer tous les pirates des océans. 129 minutes truculentes et trépidantes réussies techniquement au-delà des espérances qui permettent à la franchise de relever la tête, car après des débuts fracassants dans ses 2 premiers volets, s’était assoupie en se contentant de se reposer sur ses lauriers. La 6ème partie est déjà annoncée à la toute fin du film… pour en savoir plus, il faut savoir supporter les 8 ou 9 minutes de générique, et là, surprise… ! Lire la suite

Fantastic Birthday

Rêve initiatique

Rosemary Myers, la scénariste et la scénographe viennent tous les trois du monde du théâtre et ont monté de nombreuses pièces centrées l’adolescence. Ils nous proposent un premier film en forme d’O.V.N.I. poétique et décalé. Une vraie curiosité. Greta Driscoll, jeune fille introvertie, est en passe de franchir le cap de ses 15 ans. Seule ombre au tableau : elle ne veut pas quitter le monde douillet et rassurant de l’enfance, une bulle dans laquelle elle s’enferme avec son seul ami au collège, Elliott. Quand ses parents lui annoncent l’organisation d’une grande fête pour son anniversaire, elle est prise de panique. Le grand soir, elle va basculer dans un univers parallèle un peu effrayant et complètement absurde dans lequel elle va devoir affronter ses peurs pour pouvoir se trouver et aborder autrement cette nouvelle ère. 80 minutes d’humour et de rêve étranges mais qui, de toute évidence, séduit le public qui a la curiosité de la découverte d’un premier film venu d’Australie. Lire la suite

La Belle et la Bête

La magie du savoir-faire

C’était une évidence, le nouveau Disney réalisé par Bill Condon ne soulèverait pas l’adhésion de la critique institutionnelle mais déclencherait plutôt ses sarcasmes voire ses cris d’orfraie. Le public, le vrai, lui, applaudit et je lui donne raison. Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la forêt, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction. 129 minutes d’une comédie musicale de très haute volée. Du charme, de la couleur, de la joie de vivre, de l’humour et, à l’arrivée, un joli moment de cinéma… et rien d’autre. Lire la suite