Archives de Catégorie: Western

Hostiles

Le long chemin des morts

Les 2 derniers films de Scott Cooper, Strictly Criminal et Les Brasiers de la Colère, étaient excellents. Cette fois, il concrétise un vieux rêve : réaliser un western. 133 minutes dans la grande tradition, mais n’est pas John Ford qui veut… Et ses tentatives psychologiques sont ici totalement vaines… bref, beaucoup à reprocher à ce retour aux sources. En 1892, le capitaine de cavalerie Joseph Blocker, ancien héros de guerre devenu gardien de prison, est contraint d’escorter Yellow Hawk, chef de guerre Cheyenne mourant, sur ses anciennes terres tribales. Peu après avoir pris la route, ils rencontrent Rosalee Quaid. Seule rescapée du massacre de sa famille par les Comanches, la jeune femme traumatisée se joint à eux dans leur périple. Façonnés par la souffrance, la violence et la mort, ils ont en eux d’infinies réserves de colère et de méfiance envers autrui. Sur le périlleux chemin qui va les conduire du Nouveau-Mexique jusqu’au Montana, les anciens ennemis vont devoir faire preuve de solidarité pour survivre à l’environnement et aux tribus comanches qu’ils rencontrent. Un western qui se veut profond, voire engagé, mais hélas, le défi est loin d’être relevé. Lire la suite

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Laissez bronzer les cadavres

Giallo* fétichiste

Hélène Cattet et Bruno Forzani nous proposent un film comme on en fait peu… et heureusement, car ces 90 minutes où ils ont confondu originalité et prétention sont d’un ridicule achevé. La Méditerranée, l’été : une mer d’azur, un soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande! Ils ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises et deux flics vont contrecarrer leur plan : ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer en un champ de bataille… impitoyable et hallucinatoire ! Incontestablement un des navets majuscules de l’année ! Lire la suite

Les 7 Mercenaires

Vive les remakes

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Personne n’a oublié 1961, Yul Brunner, Mac Queen, Bronson, Wallach, Buchholz, Vaughn, Coburn… réunis dans le film de John Sturges pour un des plus célèbres westerns de l’Histoire du Cinéma. C’est bien le risque qui guettait Antoine Fuqua pour ce remake de tous les dangers.  L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…  L’ambition n’était pas mince : Dépoussiérer le classique de Sturges afin de lui donner un second souffle. Les avis seront évidemment partagés. Les nostalgiques du « c’était mieux avant » joueront les grincheux, mais, pour moi le défi est relevé, et même brillamment, en tout cas au-delà de mes espérances. Lire la suite

Comancheria

Texas Dangers

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J’avais beaucoup aimé le dernier film de 2014 signé par le britannique David Mackenzie, Les poings contre les murs. Il récidive avec ce western d’aujourd’hui qui en 102 minutes nous trace un panorama accablant de l’Amérique du XXIème siècle. Après la mort de leur mère, deux frères organisent une série de braquages, visant uniquement les agences d’une même banque. Ils n’ont que quelques jours pour éviter la saisie de leur propriété familiale, et comptent rembourser la banque avec son propre argent. À leurs trousses, un ranger bientôt à la retraite et son adjoint, bien décidés à les arrêter. Croisement très rare entre le western, la comédie, le film de braquage et le road-movie, ce moment de vrai cinéma va bien au-delà de ce que certains nommeront une réussite… c’est un bijou à voir de toute urgence.

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The Revenant

Du sang sur la neige

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Le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu est un collectionneur de récompenses. Après Babel ou Birdman, voici un western qui a déjà obtenu trois BAFTA avant de connaître le verdict des Oscars… Une fois de plus, ce drame époustouflant est un monument du 7ème Art !!! Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption. Vous sortez totalement abasourdis de ces 156 minutes de fureur, de violence… et de beauté servies par un immense acteur. Lire la suite

Jane got a gun

La dame au fusil

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C’est la cinéaste Lynn Ramsay qui devait réaliser ce western au féminin avant de ne pas se présenter dès le premier jour de tournage. C’est donc Gavin O’Connor qui a hérité du « bébé ». A part l’excellent Warrior de 2011, je ne connaissais rien de sa filmographie. Ces 98 minutes de western plus que classique louchent sur Sergio Leone, mais n’est pas le réalisateur de Il était une fois dans l’Ouest qui veut. Jane Hammond est une femme au caractère bien trempé mariée à Bill, l’un des pires bandits de la ville. Lorsque celui-ci se retourne contre son propre clan, les terribles frères Bishop, et qu’il rentre agonisant avec huit balles dans le dos, Jane sait qu’il est maintenant temps pour elle de troquer la robe contre le pantalon et de ressortir son propre pistolet. Le meilleur espoir de Jane n’est autre que son ancien amour Dan Frost, dont la haine envers Bill n’a d’égal que son amour pour Jane. Sur fond de western réaliste, l’histoire de l’émancipation d’une femme, une cow-girl qui se bat pour les siens et qui a le flingue facile. Pas si mal, mais rien de nouveau dans la poussière de l’Ouest. Lire la suite

Les 8 salopards

Les dix petits nègres au Far West

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Le grand Quentin Tarantino a encore frappé… et frappé fort. Evidemment, et comme à chacun de ses films, il divise la critique et les spectateurs. Je vous préviens tout de suite, je suis fan… mais pas aveugle. Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie… La première affiche dévoilée pour le film, une diligence laissant une traînée de sang dans son sillage, si elle donne le ton de ces 188 minutes « tarantinesques », ne laisse pas envisager la grande originalité de ce western étonnant et… détonant ! Lire la suite