Archives de Tag: Février 16

The finest hours

Sauvé des eaux

The finest

L’australien Craig Gillespie a été engagé par les Studios Disney pour ce retour du film catastrophe sur nos écrans. Vous avez dit classique ? Vous ne vous êtes pas trompés. Peu de choses à dire sur ces 117 minutes sacrément bien foutues mais sans surprise aucune. Le 18 février 1952, l’une des pires tempêtes qu’ait jamais connues la côte Est des États-Unis s’abat sur la Nouvelle-Angleterre. Elle ravage les villes du littoral et détruit tout sur son passage, y compris deux pétroliers de 150 mètres. Les équipages restent piégés à l’intérieur des navires voués à sombrer rapidement. Alors que les garde-côtes de Chatham (Massachusetts) font de leur mieux pour aider les pêcheurs à protéger leurs bateaux de la tempête, ils apprennent que les deux pétroliers en détresse dérivent au large du cap Cod. Le premier maître Daniel Cluff, récemment nommé à la tête du poste de secours, envoie immédiatement à la rescousse un bateau de sauvetage sous le commandement du capitaine Bernie Webber. Ce dernier et son équipage de trois hommes se lancent dans une périlleuse mission à bord de leur embarcation, un canot de bois de 11 mètres sous-dimensionnée au regard des éléments déchaînés. Du beau travail sans beaucoup d’âme avec un scénario tout à la gloire d’un héros made in USA qui fera vibrer la fibre patriotique de l’Américain moyen. Mais Europe, on admire le savoir-faire, le reste est anecdotique. Lire la suite

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L’Histoire du géant timide

Pearl Íoslainnis

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Décidément, quand l’Islande nous envoie un film, ce n’est pas pour rien. Après le formidable Béliers, c’est Dagur Kari qui nous propose ce drame intimiste absolument épatant. J’avoue humblement ne pas connaître les trois premiers films de ce réalisateur qui, visiblement,  avaient déjà reçu un très bon accueil, en tout cas celui ci est une perle venue du grand Nord. C’est l’histoire d’un géant timide, ou comment Fúsi, colosse maladroit, englué dans un quotidien morose, va bouleverser sa vie par amour… Chronique d’une tendresse inouïe, où l’on s’attache immédiatement au personnage totalement atypique de ce colosse au sourire d’enfant qui découvre l’amour en provoquant une immense sympathie. On sort de là heureux, attendri et bouleversé à la fois.    Lire la suite

The Revenant

Du sang sur la neige

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Le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu est un collectionneur de récompenses. Après Babel ou Birdman, voici un western qui a déjà obtenu trois BAFTA avant de connaître le verdict des Oscars… Une fois de plus, ce drame époustouflant est un monument du 7ème Art !!! Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption. Vous sortez totalement abasourdis de ces 156 minutes de fureur, de violence… et de beauté servies par un immense acteur. Lire la suite

Un petit tour à la campagne


Prétendants et prétentieux

« Bon à rien », « connard », « fumier »… A défaut d’avoir du vocabulaire et de l’imagination, nos agriculteurs ont de la suite dans les idées. On s’y attendait, le passage de François II le Débonnaire au Salon de l’Agriculture n’avait aucune chance de bien se passer. Au moins a-t-il eu le courage de rester près de six heures Porte de Versailles, là où d’autres suivez mon regard) ne l’auraient sans doute pas eu. Mais quand on est en campagne…

97 SALON DE LK'AGRICULTURE

C’est sûr que la semaine que François II le Corrézien vient de passer dans les territoires ultramarins, (j’adore cet adjectif !) a été plus paisible. Et là au moins il avait des promesses à faire, un peu de compassion à semer et une bonne dose de repentance à distribuer. Pour notre Président, c’était un chemin pavé de roses…

89 WALLIS ET FUTUNA

90 ESSAIS NUCLEAIRES

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La Vache

Jacqueline et Candide

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Mohamed Hamidi, auquel on doit le très sympathique Né quelque part de 2012, revient avec cette magnifique comédie, pleine de tout ce qu’on aimerait tant voir dans le cinéma français, de la fraîcheur, de la spontanéité et même de la tendresse. Fatah, petit paysan Algérien n’a d’yeux que pour sa vache Jacqueline, qu’il rêve d’emmener à Paris, au salon de l’Agriculture. Lorsqu’il reçoit la précieuse invitation devant tout son village ébahi, lui qui n’a jamais quitté sa campagne, prend le bateau direction Marseille pour traverser toute la France à pied, direction Porte de Versailles. L’occasion pour Fatah et Jacqueline d’aller de rencontres en surprises et de vivre une aventure humaine faite de grands moments d’entraide et de fous rires. Un voyage inattendu et plein de tendresse dans la France d’aujourd’hui. 91 minutes en compagnie d’un voyageur décalé, tel Candide balloté au gré des événements sur un continent qu’il ignore. Pétillant et poétique ce film mené par un acteur inconnu et pourtant sacrément charismatique est une des perles hexagonales du moment. Lire la suite

Ce sentiment de l’été

Deuil au soleil

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C’est le premier film du cinéaste allemand, Mikhaël Hers, que je vois. Il en est également le scénariste. Au milieu de l’été, Sasha, 30 ans, décède soudainement. Alors qu’ils se connaissent peu, son compagnon Lawrence et sa sœur Zoé se rapprochent. Ils partagent comme ils peuvent la peine et le poids de l’absence, entre Berlin, Paris et New York. Trois étés, trois villes, le temps de leur retour à la lumière, portés par le souvenir de celle qu’ils ont aimée. Un des jolis films de ce début d’année. Original, solaire, un film sur le deuil qui parle surtout de la vie. A découvrir sans crainte ! Lire la suite

Les Naufragés

Navet exotique

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Le troisième long-métrage de David Charhon (après Cyprien et Au delà du périph’) nous refait le coup du duo antagoniste. La question : comment deux hommes que tout oppose peut-il survivre en conditions extrêmes ? Passionnant non ? Réponse négative apportée dans une des plus mauvaises comédies franchouillardes vues depuis un bon moment. Jean-Louis Brochard, escroc de la finance en fuite et William Boulanger, teinturier cocu tout juste quitté par sa femme, échouent sur une île déserte après un crash d’avion. Les deux naufragés, incapable de cohabiter, vont essayer de fuir cet enfer en espérant ne jamais se revoir. Mais l’île, pas aussi déserte qu’il n’y paraît, leur réservera une surprise qui les liera à tout jamais. 95 minutes au royaume de l’invraisemblance et de l’outrance. Quel ennui ! Lire la suite