Archives de Tag: Décembre 16

Rogue One : A Stars War Story

Classique… mais on ne s’en lasse pas

rogue

Jusque là, Gareth Edwards (II) avait fait dans la culture du navet XXXL avec le paraît-il calamiteux Monsters Dark Continent  de 2015 (soyons honnêtes, celui de 2010 était excellent) et surtout le catastrophique Godzilla de 2014, un monument du ridicule hollywoodien. J’avais donc très peur en entrant me coltiner les 134 minutes du énième épisode de la célébrissime saga. Situé entre les épisodes III et IV de la saga, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire. Eh bien ! J’avais tort. C’est sacrément bien foutu, une histoire qui (presque simple pour une fois) se tient, des effets spéciaux somptueux, un rythme ébouriffant, et on ne voit pas le temps passer. Rien que pour le plaisir du cinéma. Lire la suite

Cigarettes et chocolat chaud

Eloge de la marginalité

cigarettes

Encore un premier film. Il est signé Sophie Reine, qui a déjà près de 20 ans de carrière comme monteuse ou chef-monteuse derrière elle, mais cette fois elle enfile la double casquette de réalisatrice et de scénariste. Résultat : 98 minutes délicieuses voire beaucoup plus si affinités. Denis Patar est un père aimant mais débordé qui se débat seul avec l’éducation de ses filles, Janis 13 ans et Mercredi 9 ans, deux boulots et une bonne dose de système D. Un soir Denis oublie, une fois de trop, Mercredi à la sortie de l’école. Une enquêtrice sociale passe alors le quotidien de la famille Patar à la loupe et oblige Denis à un « stage de parentalité ». Désormais les Patar vont devoir rentrer dans le rang… Et donc, il y a affinités… J’ai purement et simplement adoré cette comédie bourrée de tendresse et d’humour. La voilà – enfin ! – la comédie française de 2016. Lire la suite

Manchester-by-the-sea

L’homme brisé

manchester-by-the-sea-de-kenneth-lonergan-81b1cc-01x

Kenneth Lonergan a 54 ans et une très courte filmographie en tant que réalisateur. Cette fois, il était non seulement derrière la caméra mais aussi à l’écriture de ce magnifique scénario qui laisse la part belle aux comédiens. Ce film nous raconte l’histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts. Après le décès soudain de son frère Joe Lee est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick. Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi et de la communauté où il est né et a grandi. 138 minutes d’un drame prenant, un pur chef d’œuvre dont on voudrait qu’il ne s’arrête jamais. Lire la suite

Personal Shopper

Autour de l’absence

personal

Deux ans après l’admirable Sils Maria, Olivier Assayas fait une incursion dans le cinéma de genre, en l’occurrence le fantastique, mais je vous rassure, à sa manière, intelligente, subtile… très personnelle. Maureen, une jeune américaine à Paris, s’occupe de la garde-robe d’une célébrité. C’est un travail qu’elle n’aime pas mais elle n’a pas trouvé mieux pour payer son séjour et attendre que se manifeste l’esprit de Lewis, son frère jumeau récemment disparu. Elle se met alors à recevoir sur son portable d’étranges messages anonymes… Dans ces110 minutes, on retrouve, traitée quasi frontalement, une des obsessions du réalisateur : filmer l’invisible. Il parvient enfin, ici, à donner corps à sa fascination pour l’au-delà et le supra naturel. Envoûtant mais aussi très dérangeant. Lire la suite

Demain tout commence

En forme d’hommage

demain-tout-commence-arras-film-festival-2016-hugo-gelin-omar-sy

En entreprenant ce remake d’un film mexicain, Hugo Gélin (Comme des Frères) nous proposent 120 minutes d’une comédie dramatique de très bonne facture qui constitue une bonne surprise française de cette fin d’année. Samuel vit sa vie sans attaches ni responsabilités, au bord de la mer sous le soleil du sud de la France, près des gens qu’il aime et avec qui il travaille sans trop se fatiguer. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes conquêtes lui laisse sur les bras un bébé de quelques mois, Gloria : sa fille ! Incapable de s’occuper d’un bébé et bien décidé à rendre l’enfant à sa mère, Samuel se précipite à Londres pour tenter de la retrouver, sans succès. 8 ans plus tard, alors que Samuel et Gloria ont fait leur vie à Londres et sont devenus inséparables, la mère de Gloria revient dans leur vie pour récupérer sa fille… Avec cette phrase de Bachelard qui sert de titre, Hugo, petit-fils de Daniel Gélin et Danièle Delorme, il rend hommage à sa grand-mère qui vient de nous quitter en soulignant l’importance du moment présent car, même si on a connu des drames terribles, il faut continuer de vivre et d’offrir amour et générosité à nos proches… Lire la suite

Qu’est-ce qu’on attend ?

Et ça marche !

qu-est

En 2008, la documentariste Marie-Monique Robin se muait en lanceuse d’alerte avec son film à charge Le Monde selon Monsanto. Elle remettait le couvert – c’est le cas de le dire – en 2011 avec Notre Poison quotidien puis en 2014 avec un docu pour Arte, Sacrée Croissance.  Cette fois, elle nous offre 120 minutes de bonheur à partager avec les habitants de la petite commune alsacienne d’Ungersheim. Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune française ? C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit. « Qu’est ce qu’on attend ? » raconte comment une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique. Une réjouissante leçon d’écologie, de participation et de civisme bien compris. Deux heures pendant lesquelles on s’aperçoit que, malgré toutes les réticences, et les sarcasmes, malgré les obstacles inhérents à une entreprise où tout était à inventer, il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. Un des films de l’année 2017 qui fait le plus de bien à la tête comme au cœur. Lire la suite

Triste Nativité…

Le cœur n’y est pas vraiment.

Je ne sais plus qui a dit : La vie n’est qu’une longue suite de répétitions de la Marche Funèbre.

18-revendication

Je dois dire que passer Noël sans avoir à parler d’un de ces sombres crétins, ça nous aurait manqué ! Mais, comme Charles Sykes, j’ai tendance à penser : Supporte les crétins. Il est probable que tu finisses sous les ordres de l’un d’entre eux.

21-anis-amri

Chez nous, nous avons notre Premier Sinistre en campagne qui promet tout et n’importe quoi. Tous ces politiques s’autorisent à penser que le français n’a pas de mémoire. Erreur ! Grossière erreur !  

16-493

20-farine