Archives de Tag: film britannique

Le Cercle littéraire de Guernesey

Mélo so british

Mike Newell est un caméléon de la réalisation. Après 4 Mariages et un enterrement, Harry Potter et la Coupe de Feu ou Prince of Persia : les Sables du temps, il passe à la romance historique avec ces 123 minutes d’excellente facture. Londres, 1946. Juliet Ashton, une jeune écrivaine en manque d’inspiration reçoit une lettre d’un mystérieux membre du Club de Littérature de Guernesey créé durant l’occupation. Curieuse d’en savoir plus, Juliet décide de se rendre sur l’île et rencontre alors les excentriques membres du « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » dont Dawsey, le charmant et intriguant fermier à l’origine de la lettre. Leurs confidences, son attachement à l’île et à ses habitants ou encore son affection pour Dawsey changeront à jamais le cours de sa vie. Encore une adaptation de best seller… Encore un que je n’ai pas lu… Et je suis d’autant plus à l’aise pour écrire que j’ai passé un bon moment face à ce beau mélo assumé délicieusement suranné et tourné dans des paysages magnifiques.   Lire la suite

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A l’heure des souvenirs

Le temps des regrets

Quatre ans après le succès du formidable The Lunchbox, le cinéaste indien Ritesh Batra revient avec un film adapté du roman Une fille, qui danse de Julian Barnes. 108 minutes construites comme un puzzle tout en  flashbacks, à la fois déroutantes et pleines de charme. Dans son magasin de photographie de Londres, Tony Webster mène une existence tranquille. Sa vie est bousculée lorsque la mère de Veronica Ford, son premier amour, lui fait un étonnant legs : le journal intime d’Adrian Finn, son meilleur ami du lycée. Replongé dans le passé, Tony va être confronté aux secrets les plus enfouis de sa jeunesse. Les souvenirs sont-ils le pur reflet de la réalité ou autant d’histoires que nous nous sommes racontées ? C’est du bon cinéma, bien réalisé, bien écrit et magnifiquement interprété. Un petit quelque chose d’indéfinissable m’empêche pourtant d’applaudir à tout rompre. Lire la suite

Seule la terre

Broadback campaign 

On ne sait pas grand-chose sur le parcours du britannique Francis Lee et ces 104 minutes constituent son premier film. Mais pour un coup d’essai, c’est un coup de maître salué par 2 prix au festival de Saint-Jean de Luz, un autre à Dinard et le prix de la mise en scène à Sundance. Johnny travaille du matin au soir dans la ferme de ses parents, perdue dans le brouillard du Yorkshire. Il essaie d’oublier la frustration de son quotidien en se saoulant toutes les nuits au pub du village et en s’adonnant à des aventures sexuelles sans lendemain. Quand un saisonnier vient travailler pour quelques semaines dans la ferme familiale, Johnny est traversé par des émotions qu’il n’avait jamais ressenties. Une relation intense naît entre les deux hommes, qui pourrait changer la vie de Johnny à jamais. Carton plein pour ce drame fort et bouleversant avec un scénario original, une réalisation sans faute et une interprétation formidable. Charge émotionnelle garantie ! Lire la suite

Paddington 2

Un régal au goût de miel

Et revoici Noël et son cortège de films pour enfants. Vous connaissez mon peu de passion pour les films d’animation, mais, j’ai un petit faible pour les aventures de l’ours Paddington, qui savent mêler la prouesse technique et le jeu des acteurs. Pour le tome 2 des aventures du plus célèbre des oursons, comme en 2104, on retrouve le britannique Paul King aux commandes. Paddington coule des jours heureux chez les Brown, sa famille d’adoption, dans un quartier paisible de Londres, où il est apprécié de tous. Alors qu’il recherche un cadeau exceptionnel pour les cent ans de sa tante adorée, il repère un magnifique livre animé, très ancien, chez un antiquaire. Pas de temps à perdre : il enchaîne les petits boulots pour pouvoir l’acheter ! Mais lorsque le précieux ouvrage est volé, Paddington est accusé à tort et incarcéré. Convaincus de son innocence, les Brown se lancent dans une enquête pour retrouver le coupable… 103 minutes dégoulinantes de bons sentiments mais techniquement irréprochables et portées par des acteurs déchaînés. Un film franco-britannique qui n’a rien à envier à ses cousins d’outre-Atlantique. Lire la suite

La passion Van Gogh

Hypnotique

Ces 95 minutes constituent le premier long métrage entièrement peint à la main. Ecrit et réalisé par la polonaise Dorota Kobiela et le britannique Hugh Welchman, ce documentaire scénarisé est d’une incroyable originalité tant scénaristique que technique.  Paris, été 1891, Armand Roulin est chargé par son père, le facteur Joseph Roulin, de remettre en mains propres une lettre au frère de Vincent van Gogh, Theo. En effet, la nouvelle du suicide du peintre vient de tomber. Armand, peu enchanté par l’amitié entre son père et l’artiste, n’est pas franchement ravi par sa mission. À Paris, le frère de Van Gogh est introuvable. Le jeune homme apprend alors par Père Tanguy, le marchand de couleurs du peintre, que Theo, visiblement anéanti par la disparition de son frère aîné, ne lui a survécu que quelques mois. Comprenant qu’il a sans doute mal jugé Vincent, Armand se rend à Auvers-sur-Oise, où le peintre a passé ses derniers mois, pour essayer de comprendre son geste désespéré. En interrogeant ceux qui ont connu l’artiste, il découvre combien sa vie a été surprenante et passionnée. Et que sa vie conserve une grande part de mystère. Il y a déjà eu pas mal de films consacrés à Van Gogh, mais à chaque fois que ses toiles étaient à l’image, elles étaient purement décoratives. Dans ce film, son œuvre devient le vrai protagoniste – ses tableaux racontent son histoire – ce qui renvoie à la dernière lettre de Vincent adressée à son frère : On ne peut s’exprimer que par nos tableaux. Lire la suite

Le dernier Vice-Roi des Indes

L’Histoire et le mélo

C’est le premier film de la réalisatrice britannique Gurinder Chadha que je vois. A 57 ans, elle a pourtant pas mal de titres derrière elle, mais rien qui ait accroché mon attention jusque là. Mars 1947. Après 300 ans de domination anglaise, le Palais du Vice-Roi à Delhi ouvre ses portes une dernière fois pour accueillir en grande pompe Lord Mountbatten et sa famille. Petit-fils de la reine d’Angleterre et nommé dernier Vice-Roi des Indes, « Dickie » Mountbatten devra préparer le pays à l’indépendance. Mais la tâche s’avérera bien plus ardue que prévu. Après d’âpres négociations avec Nehru, Gandhi et Jinnah, perturbées par de violents conflits religieux, il n’aura d’autre choix que d’entériner la partition des Indes et la création d’un nouvel état, le Pakistan. Dans le même temps, Jeet et Aalia, deux jeunes indiens au service du Palais et que la religion oppose, subiront ces événements et auront à choisir entre leur amour et leur attachement à leurs communautés. La décision de Lord Mountbatten va provoquer l’un des plus grands déplacements de population de l’Histoire et ses conséquences se font encore ressentir aujourd’hui.107 minutes dans le genre échevelé qui auraient dû être passionnantes mais n’est pas David Lean ou Richard Attenborough qui veut. La réalisation est soignée, les décors, les costumes, la reconstitution somptueux, mais il est regrettable que l’ambition ne soit pas totalement aboutie.   Lire la suite

Free Fire

Tir au pigeon

Le problème c’est que les pigeons ont payé leur place et sont dans la salle complètement abasourdis par l’inutilité d’un tel film. Citez-moi un seul film de Ben Wheatley qui ait laissé la moindre trace dans l’Histoire du 7 ème Art ??? Impossible, c’est un champ de navetons. Et ces 90 minutes de jeu de massacre qui se veulent humoristiques n’ajouteront rien à sa gloire… Une vente d’armes clandestine doit avoir lieu dans un entrepôt désert. Tous ceux qui y sont associés se retrouvent face à face : deux Irlandais, Justine, l’intermédiaire, et le gang dirigé par Vernon et Ord. Mais rien ne se passe comme prévu et la transaction vire à l’affrontement. C’est désormais chacun pour soi… pour s’en sortir, il va falloir être malin et résistant. Un huis clos les armes à la main et l’insulte aux lèvres… Insupportable, ou alors je ne suis pas client… Je crois que je ne suis pas client parce que c’est insupportable. Lire la suite