Archives de Catégorie: Science-Fiction

Blade Runner 2049

Dystopie hypnotique

Denis Villeneuve est un grand cinéaste, ce n’est plus à prouver. Sa filmographie, avec Incendies, Prisoners, Premier Contact, parle pour lui. Pourtant, toute la critique et les fans du Blade Runner de Ridley Scott l’attendaient au tournant. Et bien sûr le débat a lieu entre les nostalgiques inconditionnels du film de 1982 et les autres. En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a disparu depuis des décennies… 165 minutes aussi lentes qu’époustouflantes de beauté formelle et de trouvailles. Il n’y a évidemment pas crise de lèse-majesté puisque, même s’il on retrouve les ingrédients de base du film d’il y a 35 ans, tout est ici nouveau et différent… et diablement réussi. Lire la suite

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La Planète des Singes – Suprématie

Otage de sa haine

En attendant sa version de Batman pour 2018, Matt Reeves nous propose le dernier volet de la trilogie de La Planète des Singes. A noter ses très convaincants Cloverfield et Laisse moi entrer de 2008 et 2010. Ce type là sait faire et il le prouve encore une fois. Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.140 minutes de grand spectacle, pas si bête que ça, même sil e propos est souvent d’une naïveté confondante. Pour tous publics. Lire la suite

Valérian et la cité des mille planètes

Somptueux bazar

Bon ! Luc Besson ne sait pas faire dans la finesse. Ce postulat posé, on peut prendre un certain plaisir durant les 138 minutes – parfois longues – de son nouveau blockbuster de science-fiction. Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers. 50 ans après sa première parution chez Dargaud, on a donc décidé d’adapter au cinéma la BD culte de Mézières et Christin. C’était évidemment un pari plus que risqué, mais en grande partie gagné.   Lire la suite

Alien : Covenant

Superbement glauque

A l’origine, le nouveau film de Ridley Scott s’intitulait Alien : Paradise Lost. Et on y revient aux prémices de l’histoire de la plus célèbre et la plus effrayante des créatures extraterrestres. Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper. C’est toujours aussi efficace et brillant. Mais, heureusement, chaque film de la saga peut se regarder indépendamment, car il faut reconnaître que la chronologie des épisodes est à la limite du compréhensible. Quand vous saurez que cette histoire se situe après Prométheus, mais qu’en vérité, on nous prépare un film qui viendrait s’intercaler entre les deux sous le titre de Alien : Awakening… on se dit pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Ces 122 minutes sont complexes à souhait, on est loin de tout comprendre, et la dimension transhumaniste comme la réflexion sur les origines laissent un tantinet pantois. Alors, on se contente de se laisser prendre par l’aventure, la réalisation virtuose, la musique de Jed Kurzel, la photo de Dariusz Wolsky, les costumes, les décors… et la performance du casting. Lire la suite

Life : Origine inconnue

Suspense intersidéral

Comme son nom ne l’indique pas, Daniel Espinosa est… suédois ! Après quelques productions scandinaves, il s’est tourné vers le cinéma d’action américain avec Easy Money, Sécurité rapprochée et Enfant 44. Cette fois il nous propose 104 minutes de pure science-fiction. À bord de la Station Spatiale Internationale, les six membres d’équipage font l’une des plus importantes découvertes de l’histoire de l’humanité : la toute première preuve d’une vie extraterrestre sur Mars. Alors qu’ils approfondissent leurs recherches, leurs expériences vont avoir des conséquences inattendues, et la forme de vie révélée va s’avérer bien plus intelligente que ce qu’ils pensaient… Angoissant à souhait, esthétique, efficace, un nouvel Alien mais sans l’effet de surprise. Lire la suite

Ghost in the Shell

7ème et 9ème Arts

Je vais vous faire un aveu, je n’y connais rien en manga, j’ajouterais même que je déteste ça. Alors, pour votre modeste chroniqueur, ça relevait de la gageure d’aller voir ces 107 minutes. Et pour Pâques, je vais vous faire un deuxième aveu, j’ai plutôt aimé l’ensemble… en tout cas je ne me suis pas ennuyé et j’ai presque tout compris ( !?!). Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres. Ce long-métrage de Rupert Sanders sera forcément scruté par les nombreux fans de cet BD devenue un classique des années 90. De ce point de vue, je n’aurais qu’un avis de néophyte, alors je me contenterais de parler cinéma. Et là, beaucoup de qualités et quelques très beaux moments. Lire la suite

Seuls

Anxiogène

seuls

David Moreau (20 ans d’écart) s’est attaqué à la mise en image d’une BD jeunesse à succès dans ces 90 minutes de film fantastique… Le début d’une nouvelle franchise qui n’a aucune raison de ne pas trouver son public. Leïla, 16 ans, se réveille en retard comme tous les matins. Sauf qu’aujourd’hui, il n’y a personne pour la presser. Où sont ses parents? Elle prend son vélo et traverse son quartier, vide. Tout le monde a disparu. Se pensant l’unique survivante d’une catastrophe inexpliquée, elle finit par croiser quatre autres jeunes: Dodji, Yvan, Camille et Terry. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce qui est arrivé, apprendre à survivre dans leur monde devenu hostile… Mais sont-ils vraiment seuls? C’est plutôt bien fait, très rythmé et bien joué… il n’y a aucune raison de faire la fine bouche sous le prétexte que c’est français. Le film a certes ses maladresses mais il a aussi beaucoup d’atouts. Il ose la violence et les peurs primales, il ose un domaine dans lequel le cinéma français est rarement à l’honneur. Une histoire à suivre… Lire la suite