Archives de Catégorie: Science-Fiction

Alien : Covenant

Superbement glauque

A l’origine, le nouveau film de Ridley Scott s’intitulait Alien : Paradise Lost. Et on y revient aux prémices de l’histoire de la plus célèbre et la plus effrayante des créatures extraterrestres. Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper. C’est toujours aussi efficace et brillant. Mais, heureusement, chaque film de la saga peut se regarder indépendamment, car il faut reconnaître que la chronologie des épisodes est à la limite du compréhensible. Quand vous saurez que cette histoire se situe après Prométheus, mais qu’en vérité, on nous prépare un film qui viendrait s’intercaler entre les deux sous le titre de Alien : Awakening… on se dit pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Ces 122 minutes sont complexes à souhait, on est loin de tout comprendre, et la dimension transhumaniste comme la réflexion sur les origines laissent un tantinet pantois. Alors, on se contente de se laisser prendre par l’aventure, la réalisation virtuose, la musique de Jed Kurzel, la photo de Dariusz Wolsky, les costumes, les décors… et la performance du casting. Lire la suite

Life : Origine inconnue

Suspense intersidéral

Comme son nom ne l’indique pas, Daniel Espinosa est… suédois ! Après quelques productions scandinaves, il s’est tourné vers le cinéma d’action américain avec Easy Money, Sécurité rapprochée et Enfant 44. Cette fois il nous propose 104 minutes de pure science-fiction. À bord de la Station Spatiale Internationale, les six membres d’équipage font l’une des plus importantes découvertes de l’histoire de l’humanité : la toute première preuve d’une vie extraterrestre sur Mars. Alors qu’ils approfondissent leurs recherches, leurs expériences vont avoir des conséquences inattendues, et la forme de vie révélée va s’avérer bien plus intelligente que ce qu’ils pensaient… Angoissant à souhait, esthétique, efficace, un nouvel Alien mais sans l’effet de surprise. Lire la suite

Ghost in the Shell

7ème et 9ème Arts

Je vais vous faire un aveu, je n’y connais rien en manga, j’ajouterais même que je déteste ça. Alors, pour votre modeste chroniqueur, ça relevait de la gageure d’aller voir ces 107 minutes. Et pour Pâques, je vais vous faire un deuxième aveu, j’ai plutôt aimé l’ensemble… en tout cas je ne me suis pas ennuyé et j’ai presque tout compris ( !?!). Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres. Ce long-métrage de Rupert Sanders sera forcément scruté par les nombreux fans de cet BD devenue un classique des années 90. De ce point de vue, je n’aurais qu’un avis de néophyte, alors je me contenterais de parler cinéma. Et là, beaucoup de qualités et quelques très beaux moments. Lire la suite

Seuls

Anxiogène

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David Moreau (20 ans d’écart) s’est attaqué à la mise en image d’une BD jeunesse à succès dans ces 90 minutes de film fantastique… Le début d’une nouvelle franchise qui n’a aucune raison de ne pas trouver son public. Leïla, 16 ans, se réveille en retard comme tous les matins. Sauf qu’aujourd’hui, il n’y a personne pour la presser. Où sont ses parents? Elle prend son vélo et traverse son quartier, vide. Tout le monde a disparu. Se pensant l’unique survivante d’une catastrophe inexpliquée, elle finit par croiser quatre autres jeunes: Dodji, Yvan, Camille et Terry. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce qui est arrivé, apprendre à survivre dans leur monde devenu hostile… Mais sont-ils vraiment seuls? C’est plutôt bien fait, très rythmé et bien joué… il n’y a aucune raison de faire la fine bouche sous le prétexte que c’est français. Le film a certes ses maladresses mais il a aussi beaucoup d’atouts. Il ose la violence et les peurs primales, il ose un domaine dans lequel le cinéma français est rarement à l’honneur. Une histoire à suivre… Lire la suite

Assassin’s creed

Game Over

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Le film est adapté de la lucrative franchise vidéoludique d’action-aventure-infiltration Assassin’s Creed d’Ubisoft créée en 2007 et qui s’est vendue depuis sa sortie à 100 millions d’exemplaires. Il y a à peine 2 ans j’avais beaucoup baillé devant le Macbeth de l’australien Justin Kurzel. Cette fois, point de bâillements ni d’ennui devant ces 116 minutes… c’est beaucoup trop bruyant. Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle.  Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers. Une conclusion et une seule, même si je ne peux que reconnaître que c’est très bien fait, je ne suis pas amateur de jeu vidéo, et ce n’est pas ce genre de films qui me donnera l’envie de m’abrutir devant un ordi à dézinguer tout ce qui ce présente devant moi. Lire la suite

Passengers

Anti Rogue One

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Morten Tyldum est norvégien. Sa filmographie n’est pas encore très étoffée mais on lui doit déjà le très bon Imitation Game d’il y a deux ans. Cette fois il se plonge dans la science-fiction en nous offrant 117 minutes tout à fait passionnantes et réussies. Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains… Une très belle surprise, visuellement parfaite et servie par un casting à la hauteur. Lire la suite

Rogue One : A Stars War Story

Classique… mais on ne s’en lasse pas

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Jusque là, Gareth Edwards (II) avait fait dans la culture du navet XXXL avec le paraît-il calamiteux Monsters Dark Continent  de 2015 (soyons honnêtes, celui de 2010 était excellent) et surtout le catastrophique Godzilla de 2014, un monument du ridicule hollywoodien. J’avais donc très peur en entrant me coltiner les 134 minutes du énième épisode de la célébrissime saga. Situé entre les épisodes III et IV de la saga, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire. Eh bien ! J’avais tort. C’est sacrément bien foutu, une histoire qui (presque simple pour une fois) se tient, des effets spéciaux somptueux, un rythme ébouriffant, et on ne voit pas le temps passer. Rien que pour le plaisir du cinéma. Lire la suite