Archives de Tag: mai 15

Loin de la foule déchaînée

Tempête anglaise

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Découvert en 1998 avec l’inoubliable Festen et après La Chasse en 2012, le danois Thomas Vinterberg porte à l’écran une adaptation du célèbre roman éponyme de Thomas Hardy. Petit rappel de l’histoire : Dans la campagne anglaise de l’époque victorienne, une jeune héritière, Bathsheba Everdeene doit diriger la ferme léguée par son oncle. Femme belle et libre, elle veut s’assumer seule et sans mari, ce qui n’est pas au goût de tous à commencer par ses ouvriers. Bathsheba ne se mariera qu’une fois amoureuse. Qu’à cela ne tienne, elle se fait courtiser par trois hommes, le berger Gabriel Oake, le riche voisin Mr Boldwood et le Sergent Troy…  Un mot, un seul : superbe !

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L’ombre des femmes

Incompréhension

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Pour ma part le cinéma de Philippe Garrel est inégal. Il m’a emporté avec Un Eté brûlant en 2010 et, profondément ennuyé avec La Jalousie en 2013 où je lui reprochais de se complaire à filmer son fils Louis… entre autres membres de la famille Garrel. Cette fois, il abandonne son exercice « népotique » cinématographique avec ce drame évidemment intimiste, évidemment en noir et blanc et hélas… évidemment ennuyeux. Pierre et Manon sont pauvres. Ils font des documentaires avec rien et ils vivent en faisant des petits boulots. Pierre rencontre une jeune stagiaire, Elisabeth, et elle devient sa maîtresse. Mais Pierre ne veut pas quitter Manon pour Elisabeth, il veut garder les deux. Un jour Elisabeth, la jeune maîtresse de Pierre, découvre que Manon, la femme de Pierre, a un amant. Et elle le dit à Pierre… Pierre se retourne vers Manon parce que c’est elle qu’il aimait. Et comme il se sent trahi, il implore Manon et délaisse Elisabeth. Manon, elle, rompt tout de suite avec son amant. On peut supposer que c’est parce qu’elle aime Pierre. Rien de bien nouveau sous le soleil du triangle amoureux.

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San Andreas

On touche le fond

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Pour sa première grosse (très grosse production), le jeune réalisateur canadien Brad Peyton est tombé dans tous les travers du genre. Ces 114 minutes marquent le retour du film catastrophe sur nos écrans… et effectivement c’est une catastrophe. Lorsque la tristement célèbre Faille de San Andreas finit par s’ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d’hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s’est séparé quittent Los Angeles pour San Francisco dans l’espoir de sauver leur fille unique. Alors qu’ils s’engagent dans ce dangereux périple vers le nord de l’État, pensant que le pire est bientôt derrière eux, ils ne tardent pas à comprendre que la réalité est bien plus effroyable encore… Comme toujours dans ce type de film, il faut séparer le fond de la forme. Ici la forme est parfaite avec ses effets spéciaux grandioses, mais le fond… on le touche vraiment.

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Maggie

Zombie at home

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Quand on pense qu’on a dépensé 8 millions de dollars, dont on se demande où ils sont passés, pour ça ! Je ne dirai pas merci à Henry Hobson pour son premier film. 95 minutes pour rien ou presque. Alors qu’une terrible pandémie se propage à travers les États-Unis, le gouvernement impose de placer les malades infectés par le virus en quarantaine, où ils se transformeront en zombies, totalement retranchés du monde. Lorsque Maggie, 16 ans, apprend qu’elle a été contaminée, elle s’enfuit. Mais son père, Wade Vogel, est déterminé à la retrouver et à la protéger coûte que coûte, même s’il lui faut affronter les forces de police… Et voilà tout est dit. Ce projet de renouveler un tantinet le film de zombie en le transformant en huis-clos familial accouche d’une production d’un ennui profond souligné par la musique lancinante et permanente de David Wingo qu’on avait trouvé plus inspiré pour ses musiques de Mud ou Prince of Texas.

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Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence

Humour suédois

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Froid, noir, distant et parfois impénétrable, le film de Roy Andersson est un OVNI étrange et inclassable. Le pitch est ainsi résumé : Sam et Jonathan, deux marchands ambulants de farces et attrapes, nous entraînent dans une promenade kaléidoscopique à travers la destinée humaine. C’est un voyage qui révèle l’humour et la tragédie cachés en nous, la grandeur de la vie, ainsi que l’extrême fragilité de l’humanité… Troisième volet d’une trilogie, après Chanson du deuxième étage (2000) et Nous les vivants (2007), que j’avoue ne pas connaître, cette comédie dramatique est avant tout conceptuelle et donc très déroutante.

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Christina Noble

Poussière de vie

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Christina Noble, Irlandaise connue pour ses œuvres caritatives et pour la défense des droits des enfants. Elle a fondé en 1989 la Christina Noble Children’s Foundation. Née en 1944, à Dublin, sa mère est décédée lorsqu’elle avait dix ans, et elle fut envoyée dans un orphelinat. Lui mentant, il lui a été dit que ses trois frères et sœurs étaient morts également. Elle y échappa mais eut une enfance difficile à Dublin, où elle subit un viol collectif. Son fils nouveau né fut adopté, contre sa volonté. Elle se maria et eut trois autres enfants, mais était victime de violence conjugale. Elle visita le Vietnam pour réaliser son souhait de prendre soin des enfants défavorisés. Ceci l’amena à créer sa fondation. Elle est également Officier de l’Ordre de l’Empire Britannique. Ce biopic de Stephen Bradley raconte son engagement auprès des enfants au Vietnam. Voilà pour l’histoire, même si, à aucun moment, je ne doute de l’immense culture de mes fidèles lecteurs, j’ai pensé que ce rappel ne serait pas inutile.

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Mad Max : Fury Road

Dystopie puissance 4

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Voilà 30 ans que les fans attendaient la sortie du 4ème volet des aventures musclées (c’est un euphémisme !) et motorisées de Max Rockatansky. Et on retrouve l’australien George Miller qui, après un long passage par le film d’animation, revient aux commandes de ces120 minutes de bruit et de fureur. Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement… Et voilà, c’est simple et terriblement efficace. Une des courses poursuites les plus incroyables de l’Histoire du cinéma, dopée à l’adrénaline pure.

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