Archives de Tag: mars 17

The lost city of Z

Aller au bout de son rêve

141 minutes ! Ça pourrait paraître long mais pas avec ce James Gray là, au sommet de son art et avec une histoire pareille. Du très grand cinéma de divertissement intelligent et passionnant. L’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d’Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire… Le vrai film d’aventures avec ses caractères bien trempés, ses rebondissements, ses superbes paysages… classique mais superbe. Pour le plaisir du grand cinéma. Lire la suite

Publicités

1 :54

Avant le K.O.

Premier long-métrage de l’acteur/réalisateur/producteur/animateur de télé québécois Yan England – c’est vous dire si le garçon ne manque pas de ressources – ce film a déjà été primé à Rome, Namur et Angoulême. Voici 106 minutes d’excellent cinéma aussi nécessaires que bouleversantes. À 16 ans, Tim est un jeune homme timide, brillant, et doté d’un talent sportif naturel. Mais la pression qu’il subit le poussera jusque dans ses derniers retranchements, là où les limites humaines atteignent le point de non-retour. Un scénario très original sur un sujet qui, hélas, se banalise. Un cri d’alerte, porté par un magnifique casting des jeunes pousses du cinéma québécois. Lire la suite

Citation

Chacun sa vie

Prodigieusement… inutile

On a maintenant toujours le même problème avec le nouveau film de Claude Lelouch… on ne sait plus quoi en dire sans se répéter indéfiniment. On ne peut que reconnaître qu’il est un grand cinéaste, il a un regard, il sait manier une caméra, il a des idées et surtout il adore les acteurs. Mais, une fois de plus, ces très longues 113 minutes n’apportent rien de nouveau. Ils ne se connaissent pas, mais tous ont rendez-vous pour décider du sort d’un de leurs semblables. Avant d’être juges, avocats ou jurés, ils sont d’abord des femmes et des hommes au tournant de leurs existences, avec leurs rêves et leurs secrets, leurs espoirs et leurs limites, tous sous un même soleil, chacun avec sa part d’ombre. Dans une jolie ville de province, le temps d’un festival de jazz, la vie va jongler avec les destins… Du concentré d’humanité qui va et qui vient au gré d’histoires plus qu’improbables. On ne s’ennuie pas… mais on se lasse. Lire la suite

Voter, c’est écrire l’Histoire.

On aimerait voter pour le meilleur mais… il ne fait jamais partie des candidats (Kin Hubbard)

Je sais, Voltaire a écrit : L’art de la citation est l’art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-mêmes. Je sais cela depuis longtemps et je sais qu’il avait raison, mais j’ai aussi lu l’excellent Martin Roy quand il disait : une bonne citation placée au bon endroit et au bon moment peut, pour un instant, faire paraître le pire des imbéciles beaucoup plus intelligent qui ne l’est en réalité. Alors pardonnez un instant au pire des imbéciles qui n’illustrera sa chronique du jour que par le talent des autres qui savent dire en quelques mots ce qu’il a parfois du mal à exprimer dans un long discours.

Le doute n’est que la première phase de l’abstention et du désespoir… Marcel Larche

Seulement voilà, comme Reine Malouin n’oublions jamais que l’abstention est un recul avant de devenir une lâcheté, et non pas comme Topor, je respecte trop la démocratie pour risquer de la dérégler en votant. Le problème c’est que dans ce Grand Prix de l’Elysée 2017, il y a des gens qui vont finir par nous faire perdre tout sens civique.

Allez, Desproges et Coluche pour finir. Le premier disait l’adulte ne croit pas au père Noël. Il vote et le second : je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire. Pierre, Michel, vous nous manquez beaucoup.

L’autre côté de l’espoir

Tous les partages

Après son magnifique Le Havre de 2011, le finlandais Aki Kaurismäki continue sa promenade dans notre monde en maniant les sentiments positifs qui peuvent encore le sauver de sa noirceur et de sa désespérance. Ces 98 minutes de pur bonheur, pour lesquelles il a reçu l’Ours d’argent du meilleur réalisateur à Berlin, sont un nouveau témoignage de cette démarche positive et originale. Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est quant à lui un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile. Vous cherchez un véritable auteur dans le cinéma mondial d’aujourd’hui, il est finlandais et s’appelle Kaurismäki, une sorte de Ken Loach venu de Scandinavie qui s’attacherait à voir ce qui reste de beau et d’optimiste dans nos sociétés du XXIème siècle. Lire la suite

Citoyen d’honneur

Fable loufoque et cruelle

Les cinéastes Mariano Cohn et Gastón Duprat travaillent ensemble depuis près de 25 ans. Il nous faut ici un cadeau précieux avec ces 117 minutes de comédie grinçante et impitoyable. L’Argentin Daniel Mantovani, lauréat du Prix Nobel de littérature, vit en Europe depuis plus de trente ans. Alors qu’il refuse systématiquement les multiples sollicitations dont il est l’objet, il décide d’accepter l’invitation reçue de sa petite ville natale qui souhaite le faire citoyen d’honneur. Mais est-ce vraiment une bonne idée de revenir à Salas dont les habitants sont devenus à leur insu les personnages de ses romans ? Une escalade venimeuse dans la bêtise et le cynisme pour le retour de l’enfant prodigue au village de son enfance. Irrésistible et cruel. Du grand cinéma ! Lire la suite

De plus belle

A corps et à cœur

Et allez donc, encore un premier film et un film de femme. Vous me connaissez, je suis le premier à m’en réjouir. C’est toujours passionnant de découvrir l’univers d’une nouvelle réalisatrice. Cette fois, elle s’appelle Anne-Gaëlle Daval et elle nous offre une belle surprise avec cette comédie dramatique de 98 minutes et ses acteurs à contre emploi. Lucie est guérie, sa maladie est presque un lointain souvenir. Sa famille la pousse à aller de l’avant, vivre, voir du monde… C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Clovis, charmant… charmeur… et terriblement arrogant. Intrigué par sa franchise et sa répartie, Clovis va tout faire pour séduire Lucie, qui n’a pourtant aucune envie de se laisser faire. Au contact de Dalila, prof de danse haute en couleur, Lucie va réapprendre à aimer, à s’aimer, pour devenir enfin la femme qu’elle n’a jamais su être. Pour sa mère, pour sa fille, pour Clovis… Un sujet fort pour un casting superbe, un mélo qui sait éviter le pathos. Pas mal du tout. Lire la suite