Archives de Catégorie: Epouvante

Sans un bruit

Le silence est d’or

Et d’abord, pourquoi avoir remplacé le titre original du thriller d’épouvante de John Krasinski, A quiet place, par ce banal Sans un bruit ? La frilosité des distributeurs français n’en finira jamais de m’exaspérer. Bon, ce coup de gueule balancé – d’aucuns penseront que je me répète, voire que je radote, mais ce sont les distributeurs qui répètent à l’envi les mêmes conneries –. Ces 90 minutes sont de très haute facture. Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard. Une idée de base plus qu’originale et qui tient la distance pendant les ¾ du film… reste le dernier ¼… Lire la suite

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Hérédité

Autopsie des névroses familiales

Ce thriller d’épouvante est un 1er film signé d’un québécois quasi inconnu, Ari Aster, qui a également écrit le scénario de ce très bon opus dans un genre qui ne se renouvelle pas toujours assez et se laisse souvent aller à la facilité… sur tout dans le ciné américain. Lorsque Ellen, matriarche de la famille Graham, décède, sa famille découvre des secrets de plus en plus terrifiants sur sa lignée. Une hérédité sinistre à laquelle il semble impossible d’échapper. 126 minutes à très haute tension mêlant avec virtuosité, traumas paranoïaques, terreur psychologique,  où le réel et le surnaturel se superposent dans un même plan, ce qui rend l’ensemble extrêmement déstabilisant et provoque des sueurs froides que l’on n’avait pas ressenties depuis longtemps. Lire la suite

No Dormiras

Buenas noches

Et pourtant, vous connaissez ma passion pour les films d’épouvante venus de pays hispaniques. Mais là, j’avoue ne rien avoir compris aux 106 minutes signées par l’uruguayen Gustavo Hernandez, sans compter l’irrépressible envie de piquer un roupillon durant la séance. 1984. Dans un hôpital psychiatrique abandonné, une compagnie théâtrale menée de main de maître par Alma, expérimente une technique extrême de jeu. En privant ses comédiens de sommeil, Alma prétend les préparer à donner le meilleur d’eux-mêmes. Au fur et à mesure des jours d’insomnie, les acteurs ressentent des choses de plus en plus étranges… Bianca, jeune actrice en compétition pour le rôle principal, tente de percer les secrets de cet étrange endroit et devient bientôt l’objet de forces inconnues. Malgré sa qualité visuelle, ce supplice entre dans la catégorie du « ciné-Mogadon ».   Lire la suite

La nuit a dévoré le monde

« Survival » français

Encore un 1er long métrage ! Et il faut s’en réjouir, c’est une preuve de vitalité du 7ème Art ! Celui-ci est signé Dominique Rocher et entre dans la catégorie « horreur – zombie »… un type de cinéma très peu prisé des réalisateurs français. En se réveillant ce matin dans cet appartement où la veille encore la fête battait son plein Sam doit se rendre à l’évidence : il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. Terrorisé, il va devoir se protéger et s’organiser pour continuer à vivre. Mais Sam est-il vraiment le seul survivant ? 94 minutes au fort goût de déjà-vu, mais sacrément bien réalisé et interprété. A suivre ! Lire la suite

Ghostland

Au bout du cauchemar

Couronné par 3 prix au festival de Gérarmer, le film de Pascal Laugier est une très heureuse surprise. J’étais pourtant très agacé, avant d’aller voir ces 90 minutes, par la campagne de promotion ne mettant en avant, et de manière très abusive, que le « retour à l’écran de Mylène Farmer ». Ces fans se précipitent, moi – et beaucoup d’autres – je m’en tamponne le coquillard. Heureusement… Suite au décès de sa tante, Pauline et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque. Tandis que Beth devient un auteur renommé spécialisé dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des événements étranges vont alors commencer à se produire… Scénario très original qui manie les poncifs du genre avec virtuosité. Lire la suite

Le secret des Marrowbone

Malin comme un puzzle

Je me répète, mais c’est maintenant avéré, les espagnols sont les maîtres du cinéma d’épouvante et disciplines associées. Sergio G. Sánchez en fournit encore une belle preuve avec ces 110 minutes sous haute tension qui fait beaucoup plus que remplir le cahier des charges du genre horrifique. Pour ne pas être séparés, Jack, 20 ans, et ses frères et sœurs plus jeunes, décident de cacher à tout le monde le décès de leur mère qui les élevait seule. Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans la ferme familiale isolée, mais bientôt, d’étranges phénomènes indiqueraient qu’une présence malveillante hante leur unique refuge… Pour son 1er film – encore un – en tant que réalisateur, Sergio G. Sánchez s’en sort très bien : ambiance, suspense, scénario elliptique plus qu’habile et interprétation très juste… du bon cinéma de genre. Lire la suite

Veronica

Et c’est une histoire vraie !!!

Paco Plaza est un des maillons de l’impressionnante série de réalisateurs qui font triompher le cinéma espagnol dans le domaine du film d’épouvante. Ces 105 minutes en constituent un nouvel exemple. À Madrid, après avoir participé à une séance de spiritisme avec ses amies, une jeune fille est assaillie par des créatures surnaturelles qui menacent de s’en prendre à sa famille. Le seul cas d’activité paranormale officiellement reconnu par la police espagnole. Alliant horreur et drame familial, ce film est certainement ce qui se fait de mieux dans le genre en ce moment sur nos écrans. Pour les amateurs de grand frisson et cinéphile de tous poils.   Lire la suite