Archives de Catégorie: Epouvante

L’Expérience interdite : Flatliners

Voyage vers l’inconnu : mort clinique !

Niels Arden Oplev nous propose un remake d’un film de 1991, signé Joël Schumacher. 110 minutes plutôt bien réalisées mais sans grandes surprises. On a vu mieux et on fera mieux. Pour découvrir ce qui se passe après la mort, cinq étudiants en médecine se lancent dans une expérience aussi audacieuse que dangereuse. Sur eux-mêmes, volontairement, ils provoquent des arrêts cardiaques pendant de courtes périodes afin de vivre des expériences de mort imminente. En poussant le processus de plus en plus loin, ils vont devoir affronter non seulement leur part d’ombre et leur passé, mais plus effrayant encore, les phénomènes paranormaux liés au fait qu’ils sont revenus de l’au-delà… Le type même du film inutile même si on peut lui trouver quelques qualités. Cette mode du remake se fait lourdingue. Lire la suite

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Happy Birthdead

Plus fun que creepy

L’hommage appuyé au cultissime Un Jour sans fin d’Harold Ramis en 1993, soutient la comparaison avec son célèbre modèle. Christopher Landon – film de Michael … vous vous souvenez ? Charles Ingalls – s’en sort très bien en tirant ses 97 minutes du côté de l’épouvante. Prisonnière d’une boucle temporelle, Tree, étudiante, revit sans cesse le jour de son meurtre. Une journée apparemment banale qui s’achève systématiquement par sa mort atroce. Finira-t-elle par découvrir l’identité de son tueur ? Un tout petit film typique de la Blumhouse – Paranormal Activity, Insidious, American Nightmare, The Visit, Split, et dernièrement une perle avec Get out – pas cher mais inventif. Effectivement, peu de moyens, mais une très belle idée de départ et qui s’avère tenue jusqu’au mot FIN. Une belle surprise. Lire la suite

It comes at night

Film à retardement

L’an dernier, Krisha, le premier film de Trey Edward Shults, n’était pas passé inaperçu puisque primé dans plusieurs festivals. Il revient avec un film d’épouvante étrange et original qui laisse le spectateur pantois bien au-delà du mot FIN. Alors que le monde est en proie à une menace terrifiante, un homme vit reclus dans sa propriété totalement isolée avec sa femme et son fils. Quand une famille aux abois cherche refuge dans sa propre maison, le fragile équilibre qu’il a mis en place est soudain bouleversé. Voilà 97 minutes pas comme les autres qui interrogent sur un futur proche qui pourrait frapper notre civilisation. Un film qui pose moult questions et prend bien garde de ne pas y répondre. Lire la suite

Creepy

L’épouvante… du grand art !

Kiyoshi Kurosawa est un grand du cinéma japonais. Dernièrement, Tokyo Sonata, Real ou son diptyque Shokusai étaient des merveilles. Cette fois, il nous fait cadeau – car c’en est vraiment un – 130 minutes d’un thriller psychologique de très haute volée. Un ex-détective devenu professeur en criminologie s’installe avec son épouse dans un nouveau quartier, à la recherche d’une vie tranquille. Alors qu’on lui demande de participer à une enquête à propos de disparitions, sa  femme fait la connaissance de leurs étranges voisins. Evidemment un des films du mois de juin. Etrange, dérangeant, anxiogène, malsain, tout l’art de la montée sourde de l’horreur est concentré dans ce chef d’œuvre du genre. Du très grand cinéma. Lire la suite

La Momie

Même pas peur

Universal Monsters, la nouvelle filiale des Studios Universal présente : roulement de tambour, trompettes éclatantes… son premier remake signé Alex Kurtzman, scénariste réputé, auquel on confie pour la première fois la réalisation d’un blockbuster. Dans l’original de 1932, on retrouvait, dans le premier rôle, Boris Karloff. Les studios Universal étaient alors réputés pour leurs films d’horreur. Ces 100 minutes ne sont pas déshonorantes mais n’apportent rien de bien nouveau au mythe de La Momie. Soupir !!! Bien qu’elle ait été consciencieusement enterrée dans un tombeau au fin fond d’un insondable désert, une princesse de l’ancienne Égypte, dont le destin lui a été injustement ravi, revient à la vie et va déverser sur notre monde des siècles de rancœurs accumulées et de terreur dépassant l’entendement humain. Des sables du Moyen Orient aux pavés de Londres en passant par les ténébreux labyrinthes d’antiques tombeaux dérobés, La Momie nous transporte dans un monde à la fois terrifiant et merveilleux, peuplé de monstres et de divinités, dépoussiérant au passage un mythe vieux comme le monde. On ne peut que constater qu’avec un budget colossal et  des moyens techniques au top, on n’arrive pas vraiment à renouveler quoi que ce soit. Un peu navrant non ? Lire la suite

The Jane Doe Identity

Puzzle macabre

Primé au festival de Gérardmer, le thriller horrifique d’André Øvredal est incontestablement une vraie réussite… dans le genre. 100 minutes d’un huis-clos claustrophobique à nul autre pareil. Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium… Ame sensible s’abstenir ! Amateur de vrai suspense à couper au couteau… ou plutôt au scalpel, précipitez vous, c’est un bijou ! Lire la suite

Alien : Covenant

Superbement glauque

A l’origine, le nouveau film de Ridley Scott s’intitulait Alien : Paradise Lost. Et on y revient aux prémices de l’histoire de la plus célèbre et la plus effrayante des créatures extraterrestres. Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper. C’est toujours aussi efficace et brillant. Mais, heureusement, chaque film de la saga peut se regarder indépendamment, car il faut reconnaître que la chronologie des épisodes est à la limite du compréhensible. Quand vous saurez que cette histoire se situe après Prométheus, mais qu’en vérité, on nous prépare un film qui viendrait s’intercaler entre les deux sous le titre de Alien : Awakening… on se dit pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Ces 122 minutes sont complexes à souhait, on est loin de tout comprendre, et la dimension transhumaniste comme la réflexion sur les origines laissent un tantinet pantois. Alors, on se contente de se laisser prendre par l’aventure, la réalisation virtuose, la musique de Jed Kurzel, la photo de Dariusz Wolsky, les costumes, les décors… et la performance du casting. Lire la suite