Archives de Catégorie: Cinéma

A genoux les gars !

Tu suces ou tu suces pas ?

Et voilà une formule lapidaire qui résume parfaitement toute la problématique du film d’Antoine Desrosières, c’est vous dire l’intérêt de cette chose qui n’a de film que le nom. Sévère ? A peine, tant ces 98 minutes m’ont paru aussi interminables qu’insupportables. Un coup d’œil sur le pitch : En l’absence de sa sœur Rim, que faisait Yasmina dans un parking avec Salim et Majid, leurs petits copains ? Si Rim ne sait rien, c’est parce que Yasmina fait tout pour qu’elle ne l’apprenne pas. Quoi donc ? L’inavouable… le pire… la honte XXL, le tout immortalisé par Salim dans une vidéo potentiellement très volatile… mon avant-propos quelque peu virulent vous a donné la réponse à la question cruciale… que dis-je, vitale pour cette belle jeunesse. Lire la suite

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Sans un bruit

Le silence est d’or

Et d’abord, pourquoi avoir remplacé le titre original du thriller d’épouvante de John Krasinski, A quiet place, par ce banal Sans un bruit ? La frilosité des distributeurs français n’en finira jamais de m’exaspérer. Bon, ce coup de gueule balancé – d’aucuns penseront que je me répète, voire que je radote, mais ce sont les distributeurs qui répètent à l’envi les mêmes conneries –. Ces 90 minutes sont de très haute facture. Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard. Une idée de base plus qu’originale et qui tient la distance pendant les ¾ du film… reste le dernier ¼… Lire la suite

Le Doudou

Dur, dur

Le fait que la comédie de Philippe Mechelen et Julien Hervé ait obtenu le Prix du Jury à l’Alpe d’Huez ne prouve qu’une chose, c’est qu’après avoir primé La Finale et Larguées, il n’y avait plus grand-chose à se mettre sous la dent festivalière. Michel a perdu le doudou de sa fille à l’aéroport de Roissy. Il dépose un avis de recherche avec une récompense. Sofiane, employé à l’aéroport, y voit l’occasion de se faire un peu d’argent et prétend avoir retrouvé la peluche. Le mensonge révélé, Michel et Sofiane se lancent malgré tout sur les traces du doudou. Une mission plus compliquée que prévu… Le scénario n’est qu’un prétexte à 82 minutes d’un film à sketches poussif et plus qu’inégal qui repose entièrement sur l’abattage de sa vedette… Croyez-moi, ça ne suffit pas ! Lire la suite

Trois visages

Road movie au pays des mollahs

Une fois de plus, le cinéaste iranien, Jafar Panahi n’est pas reparti bredouille de Cannes où il a obtenu le Prix du scénario pour ces 100 minutes d’un drame d’une grande originalité, et, comme toujours, d’une qualité esthétique remarquable. Une célèbre actrice iranienne reçoit la troublante vidéo d’une jeune fille implorant son aide pour échapper à sa famille conservatrice… Elle demande alors à son ami, le réalisateur Jafar Panahi, de l’aider à comprendre s’il s’agit d’une manipulation. Ensemble, ils prennent la route en direction du village de la jeune fille, dans les montagnes reculées du Nord-Ouest où les traditions ancestrales continuent de dicter la vie locale. Après la capitale scrutée dans son formidable Taxi Téhéran, Panahi quitte la ville, pour nous plonger dans le Nord-Ouest du pays, dans la partie azérie de l’Iran, à la recherche d’une jeune fille disparue. Une immersion passionnante dans un Iran inconnu.   Lire la suite

Hérédité

Autopsie des névroses familiales

Ce thriller d’épouvante est un 1er film signé d’un québécois quasi inconnu, Ari Aster, qui a également écrit le scénario de ce très bon opus dans un genre qui ne se renouvelle pas toujours assez et se laisse souvent aller à la facilité… sur tout dans le ciné américain. Lorsque Ellen, matriarche de la famille Graham, décède, sa famille découvre des secrets de plus en plus terrifiants sur sa lignée. Une hérédité sinistre à laquelle il semble impossible d’échapper. 126 minutes à très haute tension mêlant avec virtuosité, traumas paranoïaques, terreur psychologique,  où le réel et le surnaturel se superposent dans un même plan, ce qui rend l’ensemble extrêmement déstabilisant et provoque des sueurs froides que l’on n’avait pas ressenties depuis longtemps. Lire la suite

Bécassine

Hymne au bon sens

Bruno Podalydès est un magicien. Je suis sa carrière avec passion et un étonnement chaque fois renouvelé depuis 1992 et son Versailles Rive Gauche, jusqu’au formidable Comme un avion de 2014, en passant par Dieu seul me voit, Liberté-Oléron ou Adieu Berthe ou l’enterrement de Mémé… un collier de perles ! Cette fois, il fait dans l’adaptation de BD, un vrai risque quand on voit le résultat obtenu par la plupart de ses collègues cinéastes (?) Bécassine naît dans une modeste ferme bretonne, un jour où des bécasses survolent le village. Devenue adulte, sa naïveté d’enfant reste intacte. Elle rêve de rejoindre Paris mais sa rencontre avec Loulotte, petit bébé adopté par la marquise de Grand-Air va bouleverser sa vie. Elle en devient la nourrice et une grande complicité s’installe entre elles. Un souffle joyeux règne dans le château. Mais pour combien de temps ? Les dettes s’accumulent et l’arrivée d’un marionnettiste grec peu fiable ne va rien arranger. Mais c’est sans compter sur Bécassine qui va prouver une nouvelle fois qu’elle est la femme de la situation. Un rêve de 102 minutes burlesques, tendres et mélancoliques. Un vrai beau moment de pur cinéma. Lire la suite

Midnight sun

Diabétiques s’abstenir !

Xeroderma Pigmentosum (XP) ? Vous connaissez ? Sans doute non ! C’est le nom savant de la maladie des « enfants de la lune ». C’est aussi la toile de fond du mélo pur sucre réalisé par Scott Speer dont la filmographie n’a pas, jusque là, bouleversé l’histoire du 7ème Art. Katie Price, 17 ans, est une adolescente comme les autres, ou presque. Elle ne peut en aucun cas être exposée à la lumière du jour, sous peine d’en mourir. La journée, elle compose et joue de la guitare, et observe le monde depuis sa chambre, notamment Charlie Reed, son voisin. À la nuit tombée, ses rêves prennent vie ! Elle sort chanter dans la gare près de chez elle. Un soir, elle se retrouve face à Charlie. Lui est instantanément sous le charme et se met en tête de la revoir… Pourront-ils s’aimer au grand jour ? 93 minutes après cette overdose de miel et de larmes, on sait deux choses de plus, Scott Speer n’est pas un grand cinéaste, les jeunes acteurs à l’affiche ont intérêt à faire de gros progrès dans ce métier s’ils veulent y faire de vieux os et enfin, on a confirmation que faire pleurer le spectateur sans roublardise et sans pathos, c’est un vrai métier, et donc que le scénariste de ce nanar larmoyant n’a aucun talent. Emballé, c’est pesé ! Lire la suite