Archives de Tag: novembre 2011

Jig

Le tour du monde en volant

Ne pensez pas que le documentaire britannique signé par Sue Bourne parle d’aéronautique. Bien au contraire, dans Jig (ou gigue), le sujet abordé est la danse traditionnelle irlandaise, ses écoles, ses élèves, ses championnats… Je croyais naïvement , avant d’avoir vu ce film, que cette discipline restait confidentielle en se limitant à quelques places fortes celtiques. Que nenni ! On danse irlandais partout dans le monde et en plus d’être une discipline artistique, c’est également un véritable sport. En témoignent tous ces danseurs venus d’Irlande, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, d’Extrême-Orient, d’Afrique, des Etats-Unis ou de Russie que nous suivons pendant des mois qui précèdent la compétition suprême. Lire la suite

Les Lyonnais

Pour une poignée de cerises

Edmond Vidal, dit Momon, ex chef du gang des Lyonnais qui défraya la chronique dans les années 70, écrit un livre de mémoires (auquel j’ai emprunté le titre pour ma chronique), ça ne pouvait faire qu’un bon scénario et donc un bon film. En tout cas c’est ce que s’est dit Olivier Marchal, ancien flic reconverti dans le cinéma, on se souvient de 36 Quai des Orfèvres. On est donc parti pour le énième opus des amitiés viriles et sans faille dans la grande truanderie. Allait-on éviter les clichés habituels du genre ?: il en faut peu pour tomber dans la délinquance, les truands au grand cœur, le romantisme du grand banditisme d’antan, la nostalgie de la loyauté, etc… La réponse est non ! Lire la suite

The Lady

Devoir de mémoire

Aung San Suu Kyi est une femme d’exception. Prix Nobel de la Paix en 1991, elle est un leader politique birman, LA figure de l’opposition non-violente à la dictature militaire de son pays. C’est son histoire que nous raconte pendant plus de deux heures Luc Besson. Et de toute évidence, il y a mis tout son cœur, tout son engagement, tout son talent. Fille d’un général, grande figure de l’indépendance de son pays, assassiné en 1947, elle n’avait alors que deux ans. Mais cette figure tutélaire va guider son combat et ses choix de vie. Elle va quitter sa confortable vie d’universitaire londonienne, alors qu’elle est mariée et mère de deux fils, en 1988 pour revenir à Rangoon au chevet de sa mère alors qu’une nouvelle  junte politique prend le pouvoir en Birmanie. Elle entre peu à peu en politique, crée la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), qui promeut des réformes politiques. Elle en devient la première secrétaire générale et le symbole du désir populaire pour la liberté politique. Envers et contre tout, alors qu’elle est en résidence surveillée, elle emporte les élections « libres » en 1990. La junte militaire refuse le scrutin et annule le résultat des élections. Son mari mourra du cancer en 1999 sans qu’elle ait pu le revoir durant ses dernières années. Lire la suite

Nuit blanche

Trop c’est trop

Réalisé par Frédéric Jardin dont, jusque là, la filmographie n’avait pas remué les foules, ce thriller banal est épuisant. Pendant 100 minutes, on est accroché aux basques du héros solitaire, inépuisable, increvable… immortel ? Bien sûr il a une forte motivation : sauver la peau de son fils (« tout ce que j’ai dans la vie » lui déclare-t-il en haletant entre une bagarre et une poursuite… ou le contraire, je ne sais plus) contre un sac empli de sachets de drogue, vite remplacée par de la … farine ! Je me demande si on n’a pas déjà vu ça quelque part… Quant aux autres personnages, aucun ne manque à l’appel, tout le monde est là, des policiers ripoux aux dealers cyniques, de la fliquette débutante aux tueurs sans remords. Lire la suite

Or noir

A l’ancienne

Jean-Jacques Annaud « Le Retour » après 4 années d’absence et un flop retentissant, Sa Majesté Minor. Un retour avec un film comme on n’en voit plus depuis longtemps sur nos écrans. Une de ces grandes fresques où l’on ne cache pas son budget, 40 millions d’euros quand même, et où, pendant 2h et 10 minutes, on nous raconte une page d’histoire plus ou moins lointaine et plus ou moins oubliée. Ici, nous sommes vers 1930, lorsque les premiers puits de pétrole vont surgir dans le paysage du désert d’Arabie. La vie des émirs locaux bascule, avant de faire basculer celle de la planète entière. Mais tout ceci n’est qu’arrière-plan historique à la grande ( ?) épopée ( ?) cinématographique qui louche vers l’Hollywood d’il y a longtemps en général et «Lawrence d’Arabie » en particulier. Lire la suite

Les Adoptés

Poétique mais un peu vain

Une famille de femmes. La mère et les deux filles qui, au hasard de la vie, ont connu des déceptions dans leur vie de couple et, par conséquent, se sont repliées sur elles-mêmes. Chaque nouvelle arrivée dans ce cercle étroit et féminin n’est pas forcément bien vécue, bien au contraire. Et lorsque la plus jeune d’entre elles rencontre l’amour, le vrai, la passion, tout bascule. Mais la vie va en décider autrement, et bientôt une nouvelle épreuve douloureuse va frapper. Que restera-t-il de cette famille ? C’est toute la problématique du film réalisé par Mélanie Laurent. Lire la suite

50/50

Tumeur

Et une fois de plus la maladie envahit nos écrans. Qu’elle soit infantile (La Guerre est déclarée), chez les ados, (Restless, La Permission de minuit) ou chez les séniors (Et soudain tout le monde me manque, Attenberg), le film de Jonathan Levine n’échappe pas à cette tendance. De toute évidence, l’homme du XXIème siècle se pose beaucoup de question. A cause de la crise et de la misère qui bouleversent ses certitudes, mais aussi de l’omniprésence et donc de la peur de la maladie. A remarquer également que tous ces films sont traités sous la forme de comédie dramatique. « La maladie n’est pas une fatalité, vivons dans l’espoir… ». Lire la suite