Archives de Tag: mars 2012

Sur la piste du Marsupilami

Marsu mon amour !

La BD et Alain Chabat, une longue histoire d’amour. En effet, après avoir réalisé en 2002 Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, d’après Albert Uderzo et René Goscinny, et avoir aussi écrit pour l’adaptation du Petit Nicolas de Laurent Tirard, l’idée d’un film sur le Marsupilami, le célèbre personnage créé par Franquin, existe depuis longtemps dans son esprit. Cette fois  il a pris soin de respecter les codes des albums d’origine : pas de morts, pas de sang, pas de gros mots, pas de sexe. Mais ici, les personnages et l’intrigue sont des purs produits de son imagination. Et des idées, l’ami Chabat n’en manque pas. Cette fois, si on ne fait pas dans le chef d’œuvre, il faut savoir reconnaître que l’on passe plutôt un bon moment dans ce film tout public. Lire la suite

Water, le pouvoir secret de l’eau

Oh ! H2O

Sans eau, pas de vie… L’eau est l’élément le plus important de notre planète : elle recouvre plus des 3/5ème de la surface du globe terrestre. L’être humain lui-même est composé en grande majorité de molécules d’eau. Mais quel est donc cet élément que nous connaissons tous, et dont nous ne savons finalement pas grand-chose ? Pour son tout premier documentaire, Anastasyia Popova frappe fort et dérange beaucoup d’idées reçues… et confortables. Pour ce faire, elle fait appel à d’éminents personnages scientifiques, écrivains, religieux et philosophes du monde entier qui tentent de décoder le secret de l’eau. De nombreuses expériences révèlent de manière impressionnante que les influences de l’environnement laissent des traces marquantes dans l’eau : tout ce qui se passe autour d’elle y est aussitôt enregistré. Tout ce qui entre en contact avec l’eau laisse une trace ! Nos ancêtres connaissaient déjà ce secret, puisqu’ils ont essayé de transformer, avec des récipients en argent, de l’eau ordinaire en eau qui guérit ? Les émotions humaines peuvent-elles influencer durablement la structure de l’eau ? L’eau aurait-t-elle une mémoire, comparable au disque dur d’un immense ordinateur, qui garderait l’intégralité des données de la vie pour toujours ? Lire la suite

Le Tableau

Mise en abîme féérique

Jean-François Laguionie (Le Château des singes, L’ île de Black Mór) nous livre ici seulement son 4ème film. Il faut dire qu’il lui faut en moyenne huit années de travail pour venir à bout de ses projets. Mais une fois de plus il nous enchante. Inspirés par Matisse, Derain, Chagall, Modigliani ou Bonnard, ses personnages proches de la peinture à l’huile se déplacent dans un cadre réaliste tout en images de synthèse. Pour tous les publics, cette petite merveille qui nous vient de Belgique… encore une, peut être montrée dans les écoles, tant, au-delà du récit, les questions soulevées sont passionnantes et fondamentales. Lire la suite

Postures

Le petit père du peuple

Avertissement : l’écriture de cet article avait débuté avant les drames de Toulouse et Montauban. Comme quoi il suffit à nos politiciens d’adapter leur posture au gré des évènements. « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ! ».

Guignol ! Guignol ! Ça y est le grand spectacle de la campagne présidentielle est commencé. Le rideau est levé officiellement. Nous connaissons tous les acteurs. Ils sont dix et tentent de se ravir la vedette à tour de rôle. Et pour ça tout est bon. Même les mensonges et les impostures les plus éhontés et les plus grossiers. Mais dans imposture, n’y a-t-il pas posture ? Lire la suite

Aloïs Nebel

Black and white tchèque

Nous sommes en 1989, en Tchécoslovaquie, dans une petite gare isolée dans la forêt non loin de la frontière polonaise. Le film réalisé par Tomás Lunák est dur et étrange, de part son thème mais aussi la technique employée. C’est un film d’animation, mais il a été tourné avec de vrais acteurs, puis l’image a été retravaillée selon un procédé appelé la « rotoscopie ». Il s’agit de redessiner sur les images réelles et donner ainsi l’aspect d’un dessin animé mais avec la fluidité des gestes et les expressions des visages des acteurs. Le nom du personnage principal, Nebel, signifie « brouillard » en allemand. Et ce n’est évidemment pas un hasard. Lire la suite

Hunger games

Panem et circenses

Dystopie, n.f . : récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur et contre l’avènement de laquelle l’auteur entend mettre en garde le lecteur. La dystopie s’oppose à l’utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie en propose un des pires qui soient. Cette forme littéraire a été popularisée par Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, 1984 de George Orwell, Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, La Planète des singes de Pierre Boulle. textes d’anticipation sociale décrivant un avenir sombre.

La République de Panem s’est construite sur les ruines d’une Amérique disparue,. Elle se partage entre les gagnants et les perdants. Les seconds travaillent pour enrichir les premiers, cloîtrés qu’ils sont dans des sortes de ghettos lépreux où règne la plus grande des misères. Il y a ainsi douze districts. Chaque année, une jeune fille et un jeune homme de chaque district sont tirés au sort pour participer aux « Hunger Games », les « Jeux de la faim » retransmis en direct à la télévision. les 24 participants doivent s’entretuer, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Si le principe est vieux comme le monde, il est, ici, renouvelé avec talent et invention. Lire la suite

L’oncle Charlie

Trop gentiment acide

Qui a pu oublier, La Vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danièle, Tanguy ou Le Bonheur est dans le pré ? Personne évidemment. Ces comédies grinçantes sont devenues des incontournables du cinéma français. Alors qu’arrive-t-il à Etienne Chatiliez depuis quelques films ? La veine est-elle tarie ? Devient-il trop gentil ? Toujours est-il que son dernier opus, L’oncle Charles, est insipide de gentillesse et parfois de mièvrerie. Et pourtant il retrouve ici sa scénariste préférée, Florence Quentin, celle de ses plus grands succès. Incompréhensible ! Lire la suite