Archives de Tag: février 2012

The Artist… la suite.

Encore et encore !

Le plébiscite… ! Il n’y a plus d’autre mot. Le triomphe est complet puisqu’on n’arrive même plus à comptabiliser exactement le nombre de prix reçus par le film de Michel Hazanavicius. Personnellement  j’en compte maintenant 55, puisque l’Académie des Oscars américains en a ajouté cinq nouveaux. Ça donne le vertige. On peut se poser la question : « est-ce trop ? ». Pour ma part, je ne crois pas. Car voilà bien longtemps qu’on n’avait pas vu sur les écrans un film aussi original et aussi gonflé. Nous raconter l’irruption du sonore puis du parlant dans l’univers du cinéma muet et les drames qui ont suivi et tenir la gageure inouïe de le faire un travers un film muet en noir et blanc… à l’ère de la 3D toute puissante, reconnaissons qu’il fallait oser. Hazanavicius et son équipe, du producteur, Thomas Langmann, au moindre des techniciens ont relevé le défi. Chapeau bas ! Lire la suite

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Césars 2012

Surprises et consensus

Dans l’ensemble le palmarès 2012 des Césars du cinéma français est équilibré et justifié. Pour une fois que c’est le cas, on se doit de le souligner. Un grand vainqueur tout de même, The Artist de Michel Hazanavicius, 6 récompenses : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleure actrice avec l’épatante et très jolie Bérénice Bejo, Meilleur photographie, Meilleure musique  et  Meilleurs décors. Pas mal et mérité en remarquant l’équilibre entre les Césars techniques et purement artistiques. Lire la suite

Hasta la vista

L’ « Intouchables » flamand

Retour en force du cinéma belge et plus exactement flamand sur nos écrans, avec Bullhead en ce moment à l’affiche et bientôt (sortie 7 mars en France) ce pur chef d’œuvre distribué par Film 13, la maison de production de Claude Lelouch. La comédie dramatique de Geoffrey Enthoven est inspirée de l’histoire d’Asta Philpot, un citoyen américain de 29 ans, né avec une maladie congénitale : l’arthrogrypose. A la suite de son aventure, il a fondé « L’Asta Philpot Fondation » qui prône le droit à une vie sexuelle active pour les personnes handicapées. Geoffrey Enthoven, pour sa part, a rencontré les plus grandes difficultés pour convaincre les producteurs sceptiques à l’idée de produire un film sur un sujet aussi délicat. Et pourtant c’est un  accoutumé des sujets difficiles, pour ne pas dire casse-gueule, puisque, avant de réaliser Hasta la vista, il a mis en scène l’histoire d’un groupe de R’n’B’ composé d’octogénaires atteintes d’Alzheimer, The Over the Hill Band. Lire la suite

La grande supercherie

Bonjour les p’tits enfants !

L’illusionniste est donc enfin (quel suspense !) entré en piste. Avec un nouveau slogan pour sa campagne : « On oublie tout et on recommence ». Le petit homme me fait penser au client d’un bar, qui n’aurait pas payé ce qu’il a consommé depuis 5 ans et qui demanderait au patron, par un coup de baguette magique (eh oui ! l’illusionniste !) d’effacer son ardoise et de le garder comme client privilégié. Voilà ce que l’omniprésident nous demande. Circulez ! y’a rien à voir !

Car, pour la première fois, un président sortant ne peut pas se recommander de son bilan… il n’en a pas ! Ou plutôt si, mais c’est un fiasco ! Déni de démocratie, échecs sur le chômage, le pouvoir d’achat, la misère en France, la dette, le commerce extérieur, la place du pays dans le monde, la cohésion sociale, la sécurité, l’environnement, j’en passe, la liste serait trop longue. Et pourtant celle des promesses non tenues est accablante. Souvenons-nous ! Lire la suite

Amador

Les puzzles, les nuages et les fleurs.

« Elle regardait le ciel et tenait des fleurs ». Voilà comment Fernando León de Aranoa, dont c’est le sixième film, décrit l’héroïne du drame qu’il a réalisé. C’était une jeune femme, dont il ne savait rien, rencontrée par hasard dans un bus, qui a donc donné naissance à ce scénario très original. Voilà 110 minutes de délicatesse, de douceur, de lenteur, un voyage au tréfonds des cœurs des petites gens qui se débattent avec une vie compliquée et une situation qui ne l’est pas moins. Je ne vous dirai rien du coup de théâtre final, mais c’est un sommet du politiquement incorrect… mais c’est la crise pour tout le monde. Lire la suite

Il était une fois, une fois!

Hum, c’est du belge !

Réalisée par Christian Merret-Palmair. (Les Portes de la gloire), c’est une comédie qui ne se prend pas du tout au sérieux. On ne s’étonnera pas de voir Dominique Farrugia produire ce grand n’importe quoi foutraque et sympathique. Il n’y a pas des tonnes de choses à raconter sur ce genre de film qu’il faut prendre pour ce qu’il est. Il n’y a pas d’exégèse complexe à tirer pour l’Histoire du 7ème Art. Ce n’est certes pas un film à César, ni un chef d’œuvre. Mais ça a le mérite de ne pas le croire non plus. Lire la suite

La Dame de fer

Agaçante manipulation

Premier ministre du Royaume-Uni (de 1979 à 1990) Margaret Thatcher vit désormais paisiblement sa retraite imposée à Londres. Ses enfants Mark et Carol Thatcher auraient dit du film : « Cela sonne comme une fantaisie de gauche » ?!?. De plus, la presse britannique regrette le choix d’une actrice américaine pour tenir le rôle de la Iron Lady, ainsi que le fait de montrer une femme diminuée et à la santé fragile, ce qui reviendrait à ternir son image. Réalisé par Phyllida Lloyd, ce « biopic » refuse de porter un jugement politique sur la carrière de Margaret Thatcher. Le long métrage se veut au contraire apolitique, nous permettant pourtant de mesurer la férocité et l’intransigeance de la femme politique. Ce faisant on nous donne une évocation dangereusement consensuelle et réductrice. Lire la suite