Archives de Tag: Février 14

Steve Jobs

Triptyque

Steve Jobs

Danny Boyle, c’est du bon et du moins bon. Souvenons-nous du meilleur avec les formidables Trainspotting et Slumdog Millionnaire. Cette fois, il nous propose le biopic le plus malin que j’ai vu depuis longtemps. Dans les coulisses, quelques instants avant le lancement de trois produits emblématiques ayant ponctué la carrière de Steve Jobs, du Macintosh en 1984 à l’iMac en 1998, le film nous entraîne dans les rouages de la révolution numérique pour dresser un portrait intime de l’homme de génie qui y a tenu une place centrale. Grâce au scénario de Aaron Sorkin, (Le Stratège, Social Network) il parvient à renouveler totalement le genre, et c’est un tour de force. Un portrait déroutant d’une des hommes les plus connus de la planète, en trois temps et beaucoup de mouvements. Lire la suite

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Supercondriaque

Pour le plaisir

supercondriaque-boonQuand la critique de notre beau pays entend le nom de Dany Boon, son poil se hérisse, de la bave suinte aux commissures de sa plume, une vieille haine enfouie contre tout ce qui fait rire le grand public refait surface : « Pas même la peine de perdre son temps dans les salles obscures, le papier est écrit d’avance. Ne volons pas au secours du succès, c’est par trop vulgaire ». Je me refuse à réagir de manière épidermique face à ce qu’on appelle (parfois de façon trop méprisante) le cinéma populaire. Romain est un homme seul de 40 ans Le métier qu’il exerce, photographe pour dictionnaire médical en ligne, n’arrange rien à une hypocondrie maladive qui guide son style de vie depuis bien trop longtemps et fait de lui un peureux névropathe. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, Dimitri. Le malade imaginaire est difficilement gérable et il donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement. Le docteur pense avoir trouvé le remède qui le débarrassera en douceur de Romain : l’aider à trouver la femme de sa vie… Dany Boon, comme dans ses spectacles, tire son fil conducteur jusqu’à l’absurde, mais l’ensemble est réjouissant et pas plus raté que beaucoup d’autres films. Lire la suite

A l’Est du nouveau

Politique et sport

Heureusement, l’Europe était là. Il aurait donc suffit d’envoyer nos trois émissaires, la fleur au fusil de la diplomatie, jusqu’à Kiev, pour que le pouvoir en place, déjà chancelant, baisse la tête et abandonne la partie… ce serait trop beau, et surtout très naïf de le croire. Il est bien évident que la pression de la rue ukrainienne aura fini par avoir raison de la tyrannie d’un Poutine au rabais, j’ai nommé le sieur Ianoukovitch. En fin de compte, quand on voit dans quel luxe et quelle gabegie cet individu se vautrait, on peut penser que la perspective de voir ses avoirs à l’étranger confisqués, l’a décidé à fuir… dois-je ajouter lâchement… non ce serait redondant, mais a-t-on déjà vu un dictateur courageux ?63UKRAINE

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Only lovers left alive

Exsangue et crépusculaire

only-lovers-left-alive02Un film de Jim Jarmusch, c’est un événement. On peut aimer ou détester le réalisateur de l’excellent Broken Flowers, mais quoi qu’il arrive, il ne laisse jamais indifférent, tant son cinéma ne ressemble à aucun autre. Dans les villes romantiques et désolées que sont Détroit et Tanger, Adam, un musicien underground, profondément déprimé par la tournure qu’ont prise les activités humaines, retrouve Eve, son amante, une femme endurante et énigmatique. Leur histoire d’amour dure depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite sœur d’Eve, aussi extravagante qu’incontrôlable. Ces deux êtres en marge, sages mais fragiles, peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ? Tout est ici insolite, décalé, extravagant, mais porte la patte d’un immense cinéaste. Ceci posé, chacun doit se faire sa propre idée.  Lire la suite

Le crocodile du Bostwanga

Ambitieux et… tiédasse

le-crocodile-du-botswanga-photo-527b643ea61e3Le premier film de Fabrice Eboué, Case Départ, sorti il y a 3 ans, une comédie traitant avec humour d’une période historique douloureuse avait fait plus d’1 million d’entrées dans les salles. Pour sa seconde réalisation, l’humoriste venu du stand up au Jamel Comedy Club, récidive dans la comédie africaine et décalée. Leslie Konda, jeune footballeur français talentueux, repéré à son adolescence par un agent de faible envergure, vient de signer son premier contrat d’attaquant dans un grand club espagnol. Dans le même temps, sa notoriété grandissante et ses origines du Botswanga, petit état pauvre d’Afrique centrale, lui valent une invitation par le Président de la République en personne, un passionné de football, fraîchement installé au pouvoir après un coup d’état militaire. Leslie se rend donc pour la première fois dans le pays de ses ancêtres accompagné pour être décoré par le Président Bobo qui s’avère rapidement, malgré ses grands discours humanistes, être un dictateur mégalomane et paranoïaque sous l’influence néfaste de son épouse… Ce film évite l’écueil de la grosse farce… c’est déjà ça. Bien au contraire, le scénario est ambitieux et le ton de la comédie peut désamorcer nombres de situations graves. Hélas, l’humour n’est pas toujours à la hauteur de l’ambition affichée. Lire la suite

De tout un peu… suite

Des hauts et des bas

58RECORDLes sommets d’abord. La France perchée à 616 cm de haut avec l’excellent Renaud Lavilenie : c’est la France qui gagne. Comme à Sotchi, ça ne se passe pas si mal, n’en déplaise aux déclinologues de tout poil qui sévissent dans l’Hexagone, on a trop peu de raisons de se réjouir pour en bouder une seule. On peut remarquer que les terres du nouveau Tsar Wladimir le Terrible réussissent aux sportifs français. Mais ces médailles ont un goût de cendres et de sang car, à 1000 km de là, on se bat et on meurt au nom d’une certaine idée de la liberté. Lire la suite

Les trois frères, le retour

20 ans après

f5f8590cd58a54e94377e6ae2eded4d9-1392196574Les Inconnus ? Une institution ! A part les plus jeunes, tout le monde se souvient des spectacles du trio magique ou, encore mieux, des soirées de la Télé des Inconnus entre 90 et 93. C’était tout simplement génial. Puis, ils ont passés au cinéma avec leur premier opus, Les Trois Frères sorti fin 1995. Porté par le trio comique le plus en vogue de l’époque, ce premier volet avait explosé le box-office français avec 6,8 millions d’entrées. Le film avait également remporté le César de la meilleure première oeuvre en 1996. Entre temps, les Légitimus, Bourdon et Campan ont fait cavaliers seuls, prouvant au passage leurs divers talents dans tous les registres de la comédie et du drame. Voici donc, près de vingt ans plus tard, la suite directe de leur premier film : Ils sont trois. Ils sont frères. Ils sont de retour. 15 ans après, Didier, Bernard et Pascal sont enfin réunis… par leur mère… Cette fois sera peut-être la bonne… Eh bien, non ! Lire la suite