Archives de Tag: décembre 2011

L’Irlandais

Guinness party

Bon disons-le d’entrée, le coup du vieux flic bougon, solitaire, mal embouché et qui fait régner la loi d’une façon très personnelle… on nous l’a déjà fait un paquet de fois. Mais reconnaissons que John Michael McDonagh, pour son premier long métrage, parvient fort bien à renouveler le genre, grâce à un scénario en béton, à l’Irlande très bien photographiée et surtout un acteur exceptionnel, Brendan Gleeson. Lire la suite

La délicatesse

 La jeune veuve et l’ours timide

« Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? » C’est ainsi que David et Stéphane Foenkinos résument le sujet de leur premier et délicieux film. David est l’auteur du roman homonyme, lauréat de dix prix littéraires et vendu à plus de 900 000 exemplaires. Ils réussissent ici une très jolie adaptation du roman, toute en légèreté et en émotion. En passant sans cesse de la comédie débridée, au drame de la solitude puis en revenant à une comédie plus romantique, on nous fait passer 110 minutes très agréables d’allers et retours entre gravité et fantaisie. Lire la suite

Malveillance

L’homme qui ne savait pas être heureux

Les espagnols restent les maîtres du cinéma d’épouvante et ce n’est pas ce nouvel opus signé Jaume Balagueró qui faillira à la tradition. Le titre original, Mientras duermes, (« Pendant que tu dors ») est bien plus révélateur de l’angoisse qui parcourt les 100 minutes de projection. Aux Etats-Unis, il a reçu le nom très sinistre de Sleep Tight… il n’y a qu’en France qu’on est incapable d’affubler ce type de films de titres aussi peu évocateurs. Malveillance est un titre d’une faiblesse et d’une banalité à pleurer. J’ignore encore quel distributeur a décidé de choisir de mettre à l’affiche un terme aussi anodin et insignifiant, mais il mériterait sinon d’être poursuivi pour outrage à œuvre d’art et flageller en place publique ou, pour le moins, de pointer à Pôle Emploi. Lire la suite

Killing fields

Marais impénétrables

Ami Canaan Mann, la fille de Michael le producteur, signe un thriller inspiré de faits réels et qui se situe à Texas City. Pour son premier film elle raconte une énième traque d’un serial killer qui, en plus de mutiler ses victimes, va les dissimiler dans des marais impénétrables et difficilement accessibles. Le schéma est classique mais dans ce cas, il n’y a pas que les marais qui soient impénétrables, il y a aussi le scénario et la psychologie des personnages. Tout cela transforme ce qui aurait pu être un bon film de genre en imbroglio parfois à la limite du compréhensible. Lire la suite

La clé des champs

Terra incognita

Claude Nuridsany, Marie Pérennou nous avaient déjà offert un superbe cadeau en 1996, Microcosmos, le peuple de l’herbe. Repartant sur la même idée, il nous présente une nouvelle plongée dans le petit monde d’une mare oubliée au fin fond de l’Aveyron. Mais cette fois, ils ont voulu ajouter deux éléments nouveaux et pour moi ce n’est pas forcément une réussite. Il y a donc quatre  éléments distincts dans ce mini film de 80 minutes. Lire la suite

Mon palmarès

La bonne année

Un titre de Lelouch pour une grande année de cinéma. 2011 est plus qu’un grand cru, c’est un millésime exceptionnel et dans tous les genres. Du thriller à la comédie, de la science-fiction au documentaire, du cinéma d’auteur au blockbuster hollywoodien,  il y en a eu pour tous les goûts et du meilleur. Essayons d’analyser de plus près cette réussite. Je peux m’y essayer j’ai vu plus de 200 films cette année et j’ai souvent passé de très bons moments, même si de-ci delà quelques sérieux « navetons » sont venus agrémenter mon parcours cinéphilique. Lire la suite

Le Havre

Le petit monde

Aki Kaurismäki se fait rare sur nos écrans. Depuis 2006 et Les Lumières du faubourg et Chacun son cinéma en 2007, il était absent du spectacle des salles obscures. Il revient en force avec Le Havre qui vient de recevoir le Prix Louis Delluc 2011. C’est une référence, car actuellement, il reste certainement la récompense la plus respectable de notre panorama cinématographique français. Des Bas Fonds de Renoir en 1937 à Mystères de Lisbonne de Raoul Ruiz en 2010, en passant par La Belle et la Bête, Les Vacances de Monsieur Hulot, Au revoir les enfants ou Être et avoir, celui qu’on surnomme le « Prix Goncourt du cinéma » s’est rarement trompé de cible. 2011 ne dérogera pas à la règle. Lire la suite