Archives de Tag: décembre 12

L’Odyssée de Pi

Du pour et du contre

life-of-pi-2M. Night Shyamalan, Alfonso Cuarón, Jean-Pierre Jeunet avaient tenté, mais en vain, l’adaptation du roman fantastique de Yann Martel, sept millions de lecteurs dans 42 langues. C’est donc Le cinéaste taïwanais Ang Lee (Le Secret de Brokeback Mountain, Hôtel Woodstock) qui s’y est collé. Après une enfance passée à Pondichéry en Inde, Pi Patel, 17 ans, embarque avec sa famille pour le Canada où l’attend une nouvelle vie. Mais son destin est bouleversé par le naufrage spectaculaire du cargo en pleine mer. Il se retrouve seul survivant à bord d’un canot de sauvetage. Seul, ou presque… De toute évidence, David Magee, le scénariste, et Ang Lee ont voulu aller au-delà  de la fable initiatique et du conte philosophique. Ils ont brassé plus large… sans doute trop. La foi, le dépassement de soi, la place de chacun dans un univers baigné d’une spiritualité syncrétique, autant de  thèmes abordés, ou plutôt juste effleurés dans ce film ambitieux. Mais parvient-il à atteindre tous ses objectifs ? J’en doute fort. Lire la suite

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Mon Box Office à moi

C’est mon avis… et je le partage !

 

Voilà 2012 qui tire sa révérence et le temps de faire un petit bilan de cette année dans les salles obscures : en quelque sorte mon palmarès personnel 216 films plus tard. Et comme je brasse large car mes choix sont éclectiques, je me targue de parler en connaissance de cause. 2011 avait été exceptionnelle, 2012 reste une bonne année. Mais la première remarque qui s’impose est que la production cinématographique mondiale ne faiblit pas et ne semble pas connaître la crise. Si on peut discuter jusqu’à plus soif de la qualité de telle ou telle production, le nombre de sorties hebdomadaires reste considérable et ne laisse pas le loisir à un dingue comme moi, qui voit pas loin d’un film par jour, de réussir à visionner tout ce qui me fait envie… C’est dire. Côté crise, les apparences sont trompeuses. Deux pôles de production, hormis le cinéma indien, restent vivaces, les Etats-Unis, où les plus gros blockbusters côtoient les films estampillés « cinéma indépendant » et qui n’a rien à envier à son grand aîné plein aux as. L’autre cinéma encore florissant et notre cinéma hexagonal qui se porte bien, à grands coups de subventions certes, mais bon, il reste le seul à exister face au mastodonte américain. Restent les autres, l’Italie, la Belgique, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, l’Argentine… série non exhaustive il va de soi, qui continuent bon an mal an à produire d’excellents films, même s’il est difficile de juger de la profondeur de ces productions, car il n’arrive sur nos écrans que ce le meilleur, les sommets, le nec plus ultra. Alors allons-y pour ma petite rétrospective 2012 avec ses tops et ses flops. Lire la suite

Love is all you need

Le mariage de tous les dangers

Trine-Dyrholm-in-Love-Is-All-You-NeedRéalisée par Susanne Bier, (After the Wedding, Revenge) cette comédie dramatique danoise (même si les fonds réunis sont à la fois danois , français , italien , suédois et allemand) constitue une jolie surprise de fin d’année. Le ton et le scénario sont suffisamment originaux pour qu’on puisse s’attacher à ce film et aux personnages mis en scène pendant près de deux heures. Au centre de cette histoire, un mariage entre deux danois mais qui, pour raison romantique et familiale doit avoir lieu dans le sud de l’Italie. C’est là que tout va se nouer… et se dénouer en quelques heures. C’est habile, drôle et sensible à la fois… on se laisse emporter.   Lire la suite

Alex Cross

Le Navet de Noël

kinopoisk.ruVoici 45 000 000 $ de fichus en l’air pour 100 minutes d’ennui profond par Rob Cohen (Fast & Furious, xXx ou encore Coeur de dragon) et son équipe. S’il croyait nous refaire le coup du génial Seven, c’est raté… et dans les grandes largeurs. Ce thriller bas de gamme est d’une complaisance affligeante. Entre le bad guy de la finance, le tueur à gages psychotique et le courageux et génial profiler noir meurtri dans sa chair qui se transforme en justicier, on a le droit à tous les clichés et tous les poncifs du genre et surtout à un tissu d’invraisemblances comme on en a rarement vu.   Lire la suite

Arbitrage

Tous des salauds

Arbitrage2Robert Miller est l’un des magnats les plus puissants de la finance new-yorkaise. il incarne à lui seul le rêve américain, pourtant il doit à tout prix vendre son empire à une grande banque avant que l’on ne découvre l’ampleur de ses fraudes. Sa vie privée est également compliquée, coincé qu’il est entre sa famille et sa jeune maîtresse française. A deux doigts de conclure la transaction espérée, une erreur de trop va le mêler à une affaire criminelle… Nicholas Jarecki (Informers, Tyson), je dois l’avouer, m’a fait peur durant la première demie heure. J’ai cru qu’on était parti pour une banale production hollywoodienne entre bluette romantico-guimauve et thriller financier simpliste. Et heureusement l’accident qui fait chavirer le film, survient pour relancer l’attention du spectateur. A partir de là, c’est passionnant. Les personnages intéressants et originaux apparaissent, le scénario prend de l’envergure, le film décolle. Lire la suite

De l’autre côté du périph

Le coup du duo

de-l-autre-cote-du-periph-affiche-505378314b8fdDavid Charhon n’est ni Francis Weber, ni Martin Brest (Le Flic de Beverly Hills), alors quand il s’attaque à ce qui quasiment devenu un genre à part entière du cinéma, celui du tandem antagoniste, on y va sans trop d’illusions mais avec un peu d’espoir quand même. En l’occurrence, avec cette comédie policière, on est un peu entre les deux. C’est-à-dire que c’est pas mal mais qu’avec un peu plus d’idées dans le scénario et un peu plus de culot pour oser sortir de certains clichés, on aurait pu avoir un vrai bon film, servi par un très bon duo de comédiens. Lire la suite

Main dans la main

Surréaliste

Main-dans-la-MainQuelle étrange comédie que ce nouveau film signé Valérie Donzelli ! En vérité c’est le postulat de départ qui est surprenant : Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province. Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer. Le point commun des trois films de la réalisatrice reste la rencontre, le couple et ses conséquences. Après la rupture sentimentale dans La Reine des pommes, c’est la perte de l’insouciance et l’épreuve qu’ils surmonteront ensemble dans La Guerre est déclarée, dans Main dans la main, c’est une rupture forcée, qui amène une ouverture et une rencontre. Le choix de la comédie déjantée et foutraque peut déranger beaucoup de monde. Mais c’est le choix de la réalisatrice-scénariste-actrice. Respectons-le même si on ne le partage pas. Lire la suite