Archives de Tag: avril 16

A bigger splash

A little bide

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Tout le monde se souvient de La Piscine, film culte réalisé par Jacques Deray en 1969. Romy Schneider et Alain Delon, LE couple glamour par excellence, Maurice Ronet, Jane Birkin et certaines scènes restées dans les mémoires voire l’inconscient collectif du cinéphile… et pas que. Luca Guadagnino s’est donc mis en tête d’en fabriquer un remake. Déjà que je suis généralement assez allergique à ce type d’exercice, et ces 125 trop longues minutes m’ont donné entièrement raison. Lorsque la légende du rock Marianne Lane part sur l’île méditerranéenne de Pantelleria avec Paul, son compagnon, c’est pour se reposer. Mais quand Harry, un producteur de musique iconoclaste avec qui Marianne a eu autrefois une liaison, débarque avec sa fille Pénélope, la situation se complique. Le passé qui ressurgit et beaucoup de sentiments différents vont faire voler la quiétude des vacances en éclats. Personne n’échappera à ces vacances très rock’n’roll… C’est l’ennui qui domine ce film pourtant servi par un casting de rêve… Mais, une fois de plus, ça ne suffit pas à faire un grand film. Lire la suite

Le Fantôme de Canterville

Sacré Oscar!

Fantôme

Le roman d’Oscar Wilde, ici adapté par Yann Samuel, a bercé toute mon enfance. Mais après le piètre remake de La Guerre des Boutons de 2011, on pouvait craindre le pire et somme toute c’est plutôt une agréable surprise. Au fin fond d’une Bretagne de légendes, le fantôme d’Aliénor de Canterville est condamné à hanter le château de sa famille et à en faire fuir tout nouvel habitant. Elle remplit cette mission à merveille, aidée de Gwilherm, son fidèle serviteur. Mais lorsque les Otis, une famille fuyant la vie parisienne, achètent le château, Aliénor se désole car elle n’arrive pas à effrayer cette tribu du XXIe siècle… Pire : les enfants la ridiculisent et les parents l’ignorent ! Seule Virginia Otis, âgée de quinze ans, émue par le sort du fantôme de Canterville, cherchera à la délivrer de la malédiction qui pèse sur elle… 95 minutes avec, certes, des lourdeurs mais aussi beaucoup d’atouts. Bilan mitigé pour un film parfaitement honorable. Lire la suite

High Rise

Jeu de massacre

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Ben Wheatley est pour moi un inconnu et je regrette d »être allé à la rencontre de son nanar XXL prétentieux et parfaitement insupportable.1975. Le Dr Robert Laing, en quête d’anonymat, emménage près de Londres dans un nouvel appartement d’une tour à peine achevée; mais il va vite découvrir que ses voisins, obsédés par une étrange rivalité, n’ont pas l’intention de le laisser en paix… Bientôt, il se prend à leur jeu. Et alors qu’il se démène pour faire respecter sa position sociale, ses bonnes manières et sa santé mentale commencent à se détériorer en même temps que l’immeuble : les éclairages et l’ascenseur ne fonctionnent plus mais la fête continue ! L’alcool est devenu la première monnaie d’échange et le sexe la panacée. Ce n’est que bien plus tard que le Dr Laing, assis sur son balcon en train de faire rôtir le chien de l’architecte du 40ème étage, se sent enfin chez lui. Voilà, à part les détails, tout est raconté. Tout le monde s’en fout, vous n’irez pas le voir ! Lire la suite

Les fous d’ailleurs

Comme le chien revient à son vomissement, le sot retourne à sa folie.

Décidément, la Bible parle d’or. Et l’actualité est là pour corroborer l’idée ci-dessus proposée. Le plus fou de tous reste sans conteste, nord-coréen et chacune de ses éructations médiatiques nous laissent balancer entre le fou-rire et le frisson d’horreur.

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Les Visiteurs 3, La Révolution

Triple beurk !

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Jean-Marie Poiré n’avait rien réalisé depuis 2002 !??? Franchement il aurait pu nous éviter un des pires navets que le cinéma français ait produit depuis très longtemps. A côté de cette purge, le premier volet de cette déplorable série pourrait passer pour un chef d’œuvre.  Bloqués dans les couloirs du temps, Godefroy de Montmirail et son fidèle serviteur Jacquouille sont projetés dans une époque de profonds bouleversements politiques et sociaux : la Révolution Française… Plus précisément, la Terreur, période de grands dangers pendant laquelle les descendants de Jacquouille La Fripouille, révolutionnaires convaincus, confisquent le château et tous les biens des descendants de Godefroy de Montmirail, aristocrates arrogants en fuite dont la vie ne tient qu’à un fil. Je serai bref : on n’a pas le droit d’écrire, de réaliser, de produire et de distribuer cette négation de cinéma. Décidément quand on voir sur un écran l’association TF1 – Gaumont, tout est à craindre ! Et qu’on ne vienne pas me parler du nombre d’entrées… j’aimerai qu’on diffuse avec autant d’empressement le taux de satisfaction du public pris en otage. Un scandale. Lire la suite

Fritz Bauer, un héros allemand

Pédagogique et haletant

FritzC’est en lisant L’impossible retour – Une histoire des juifs en Allemagne depuis 1945 d’Olivier Guez, son co-scénariste, que Lars Kraume a eu l’idée du film. Ce livre étudie la façon dont les juifs ont pu vivre en Allemagne, le pays des meurtriers, après l’Holocauste et un des chapitres est consacré à Fritz Bauer et aux procès d’Auschwitz. En 1957, le juge Fritz Bauer apprend qu’Adolf Eichmann se cache à Buenos Aires. Les tribunaux allemands préfèrent tourner la page plutôt que le soutenir. Fritz Bauer décide alors de faire appel au Mossad, les services secrets israéliens. 106 minutes de suspense et de pédagogie sur une des périodes troubles et méconnues de l’histoire de l’Allemagne post-holocauste. Passionnant, précis, documenté, efficace, ce bon film a un gros défaut, celui d’arriver sur nos écrans peu de temps après l’admirable Labyrinthe du silence inspiré lui aussi de la vie dece  Fritz Bauer et de son second grand fait d’armes, provoquer ce qu’on a appelé le « procès d’Auschwitz ». Lire la suite

Tremble carcasse !

Les fous de politique

Blaise Cendrars écrivait : La folie est le propre de l’homme. Pour ma part j’ajouterai « de l’homme politique ». Surtout quand les élections présidentielles pointent leurs urnes avec leur train d’ambitions débordantes et de soif de pouvoir.

Tout notre microcosme politique n’a plus qu’un mot à la bouche : « PRIMAIRES ». On en arrive à se demander comment on a pu s’en passer jusque là. Personne n’en parlait, maintenant tout le monde en veut… ou presque. A droite, c’est la chienlit, on compte à peu près un nouveau candidat « Ripoublicain » par jour. La plupart d’entre eux sont de parfaits inconnus. Cela dit, le bon peuple réclame à corps et à cris un renouvellement du personnel politique… là on est exaucé au delà de la raison. Mais enfin qui sait qui sont Jean-Frédéric Poisson, Jacques Myard ou Hassen Hammou…? Ils sont déjà 14 et je ne compte pas les candidats centristes…

Côté socialiste ce n’est pas plus reluisant. On sait le PS en lambeaux. Alors la voix citoyenne se fait entendre. Le problème c’est que ce singulier vertueux cache un pluriel calamiteux. Résumons nous : pour l’instant on voit surgir de nulle part les collectifs « Notre primaire », « Primaire gauche », « Primaires citoyennes », sans compter l’officielle primaire de PS, celle dont François II ne veut pas, et celles dont Macron se verrait volontiers le vainqueur. Je ne parle pas de Mélenchon qui, tout comme la Marine à l’autre extrême de l’échiquier politique (quand je vous parle de fous), s’est auto-désigné seul candidat et donc gagnant de sa propre primaire. La folie, c’est l’intelligence à la renverse (Michel Bouthot).

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Avec Macron, c’est une sortie par jour, en attendant celle du gouvernement. Ce dimanche, on a eu droit à : je n’aime pas cette gauche-là… Ça tombe bien, cette gauche-là n’aime pas Macron.

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Enfin, du côté du MEDEF, Pierre Gattaz, qui a hérité du même talent pour le pipeau que son papa Yvan (le Terrible) , n’en est plus à une provocation près. veut tout et son contraire. Cette fois, il ne veut plus de la loi travail, sinon, il boude et ne discute plus de l’Assurance Chômage avec ce qui reste des syndicats. Il ne va tout de même pas donner son aval à une loi qu’il avait amoureusement tricotée point par point avec la complicité de Matignon et de Bercy et abandonner ainsi toutes les facilités de licenciement qui étaient promises au patronat. Et les chômeurs dans tout cela ?… Qui ça ?

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