Archives de Tag: Août 17

Rentrée…

… vous bien ça dans la tête

Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours…

Qui pouvait penser que la « Grande Sauterelle » avait 79 ans ? Qui songeait un seul instant qu’elle nous quitterait un jour ? Qui peut oublier le plus vertigineux décolleté qu’une femme ait jamais porté ? Qui pouvait envisager que même des p’tits gars de la Marine seraient attristés… mais pas forcément pour les bonnes raisons ?

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Atomic Blonde

Pas très explosif

En dépit d’une longue carrière de scénariste, d’acteur et de cascadeur, ce n’est que le second film de David Leitch en tant que réalisateur. Je ne sais ce qui l’a poussé à adapter le roman graphique d’Antony Johnston et Sam Hart intitulé The Coldest City, une restitution artistique de ce que symbolisait l’année 1989, la chute du mur et la fin de la guerre froide. L’agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s’associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers. Gros moyens, de belles intentions, une actrice charismatique,… hélas, à l’arrivée, un flop assez regrettable. Lire la suite

Que Dios nos perdone

Polar espagnol freudien

Prix – ô combien mérité – du meilleur scénario à San Sebastian, le polar de Rodrigo Sorogoyen est un modèle du genre. Une preuve supplémentaire que le cinéma espagnol est en pleine forme. Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI. C’est dans ce contexte hyper-tendu que l’improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l’enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion… Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu’ils poursuivent ? 126 minutes qui détournent les codes traditionnels du thriller avec une virtuosité formidable et des acteurs au sommet. Du vrai grand cinéma ! Lire la suite

Ainsi va la France

C’est la rentrée

Coucou le revoilou ! L’insatiable François II a refait surface pendant le Festival du Film Français d’Angoulême et en a profité pour tacler son successeur à l’Elysée. Macroncéphale, qui vient de nous prouver son sens de l’offensive au sein des footballeurs de l’OM, a trouvé face à lui, un défenseur acharné des valeurs sociales de notre beau pays. Toute honte bue, le vétéran a expliqué à la nouvelle recrue ce qu’il ne fallait pas faire… la mémoire courte de nos politiques me fascinera toujours.

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La Tour sombre

Une forte odeur de poudre… et c’est tout

On ne compte plus les adaptations cinématographiques de romans du génial et prolifique Stephen King. De La ligne Verte à Misery en passant par Dreamcatcher, Cujo, Christine, et bien sûr l’incontournable Shining. Nicolaj Arcel s’est attaqué ici à la saga en 8 romans inspirés d’un poème de Robert Browning,  Le chevalier Roland s’en vint à la Tour noire, une franchise littéraire qui s’est vendue à des dizaines de millions d’exemplaires. Le dernier Pistolero, Roland Deschain, est condamné à livrer une éternelle bataille contre Walter O’Dim, alias l’Homme en noir, qu’il doit à tout prix empêcher de détruire la Tour sombre, clé de voûte de la cohésion de l’univers. Le destin de tous les mondes est en jeu, le bien et le mal vont s’affronter dans l’ultime combat, car Roland est le seul à pouvoir défendre la Tour contre l’Homme en noir… Résumer une telle somme tenait évidemment de la gageure. Si visuellement, ces 95 minutes sont plutôt réussies, scénaristiquement on reste sur sa faim, et quand on connaît la richesse et la profondeur de l’écriture de King, on est en droit d’être très déçu par cette « pastille » qui fait figure de bande annonce de la géniale série du maître de l’épouvante. Lire la suite

Chouquette

Tendre mais pas sucrée

Ce n’est pas seulement parce que le film de Patrick Godeau se passe en Bretagne – superbement photographiée d’ailleurs :  » Mon Dieu, que la Bretagne est belle ! » – qu’il est complètement à l’Ouest. Encore un premier film pour celui qui s’était fait connaître comme producteur depuis 1988. Avec ces 83 minutes de comédie dramatique, il a décidé de se lancer dans le grand bain. Chouquette vit seule sur une île en Bretagne dans sa grande maison. Chaque année depuis trois ans, elle organise l’anniversaire surprise de son mari Gepetto. Il ne vient jamais, pas plus que les autres invités… Pourtant cette année, débarquent son petit-fils Lucas et l’ex maîtresse de Gepetto, Diane… Voilà un film bien déjanté qui va en déranger plus d’un, pour peu que le public daigne s’y intéresser… ce dont je doute fort. Lire la suite

Crash Test Aglaé

Les Pieds Nickelettes

Sans doute un des premiers films de cette rentrée. Eric Gravel, franco canadien, propose ici une comédie dramatique totalement déjantée, aux limites du surréalisme. Sans doute, certains feront-ils la fine bouche, moi, comme je l’écris souvent, je refuse de bouder mon plaisir. Et ces 85 minutes m’en ont donné beaucoup. L’histoire d’une jeune ouvrière psychorigide dont le seul repère dans la vie est son travail. Lorsqu’elle apprend que son usine fait l’objet d’une délocalisation sauvage, elle accepte, au grand étonnement de l’entreprise, de poursuivre son boulot en Inde. Accompagnée de deux collègues, elle va entreprendre un absurde périple en voiture jusqu’au bout du monde qui se transformera en une improbable quête personnelle. Mondialisation galopante et aveugle, crise sociale, affirmation de soi ! Du lourd, mais traité avec légèreté pour un joli moment de cinéma. Lire la suite