Archives de Tag: Agnès Jaoui

Les Bonnes Intentions

Un monde qui s’écroule

Les 2 derniers films de Gilles Legrand, Tu seras mon fils et L’Odeur de la Mandarine, étaient de très bonne facture. Ces 103 minutes de comédie sociale et humaniste sont dans le genre réussi. Une quinquagénaire surinvestie dans l’humanitaire est mise en concurrence dans le centre social où elle travaille. Elle va alors embarquer ses élèves en cours d’alphabétisation, avec l’aide d’un moniteur passablement foireux, sur le hasardeux chemin du code de la route. Le scénario porte un regard acéré sur notre monde et sur ceux qui voudraient le rendre meilleur, mais, en évitant le drame et le pathos, il tente d’amuser tout en questionnant sur la nécessité de renouer avec l’entraide et la solidarité. Utopique, peut-être, naïf, sans doute, mais tendre et drôle à la fois et, de plus, porté par une grande comédienne. Lire la suite

Publicités

Place Publique

Drôlement féroce

J’ai toujours un peu de mal à critiquer les films d’Agnès Jaoui parce que j’adore son cinéma, son écriture, son univers… et son compagnon, l’excellent Bacri. Comme une fois de plus, dans ces 98 minutes ils sont réunis, je me trouve confronté à mon a priori favorable. Castro, autrefois star du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd’hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de longue date, Nathalie, qui a emménagé dans une belle maison près de Paris. Hélène, sœur de Nathalie et ex-femme de Castro, est elle aussi invitée. Quand ils étaient jeunes, ils partageaient les mêmes idéaux mais le succès a converti Castro au pragmatisme (ou plutôt au cynisme) tandis qu’Hélène est restée fidèle à ses convictions. Leur fille, Nina, qui a écrit un livre librement inspiré de la vie de ses parents, se joint à eux. Alors que Castro assiste, impuissant, à la chute inexorable de son audimat, Hélène tente désespérément d’imposer dans son émission une réfugiée afghane. Pendant ce temps, la fête bat son plein… En fin de compte, je suis sorti ravi de ma séance, mais, pour être honnête, et avec un peu de recul, j’aurai quelques bémols à opposer à mon enthousiasme. Lire la suite

Aurore

Ménopause et nostalgie

En 2014, j’avais adoré le Zouzou de Blandine Lenoir. Avec ces  90 minutes de comédie douce-amère, elle récidive. Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ? Rien à jeter dans cette petite perle à déguster sans faute. Lire la suite