A genoux les gars !

Tu suces ou tu suces pas ?

Et voilà une formule lapidaire qui résume parfaitement toute la problématique du film d’Antoine Desrosières, c’est vous dire l’intérêt de cette chose qui n’a de film que le nom. Sévère ? A peine, tant ces 98 minutes m’ont paru aussi interminables qu’insupportables. Un coup d’œil sur le pitch : En l’absence de sa sœur Rim, que faisait Yasmina dans un parking avec Salim et Majid, leurs petits copains ? Si Rim ne sait rien, c’est parce que Yasmina fait tout pour qu’elle ne l’apprenne pas. Quoi donc ? L’inavouable… le pire… la honte XXL, le tout immortalisé par Salim dans une vidéo potentiellement très volatile… mon avant-propos quelque peu virulent vous a donné la réponse à la question cruciale… que dis-je, vitale pour cette belle jeunesse.

Quand on pense que cette comédie (?) de mœurs a été présentée dans la catégorie un Certain Regard à Cannes ?!? Il y a tout de même une justice, elle est rentrée bredouille ! Quand j’entends dire ici ou là que les deux jeunes héroïnes ont la langue bien pendue, j’ai d’abord été amené à penser que c’était en rapport direct avec le sujet « fellationiste » de cet OVNI. Et puis non, en fait, les deux sœurs parlent tout le temps, toujours de la même chose, et c’est très vite lassant sans compter que la diction des frangines et pour le moins incertaine… – le premier qui prétend que c’est parce qu’elles ont la bouche pleine sort de ce blog immédiatement -. On ose parler ici de comédie d’apprentissage à la résistance contre la culture dominante patriarcale. On nous dit aussi que ce film est féministe… je m’interroge. En plus c’est filmé à la louche, la bande son – en dehors de quelques chansons yéyé de-ci de-là – est à la limite du compréhensible, et le jeu des 4 jeunes acteurs est pour le moins incertain. On nous a annoncé un film décapant… c’est surtout irritant et vulgaire au point qu’on a du mal à admettre qu’on puisse résumer la pensée de ces jeunes à des problèmes sexuels. L’objectif féministe de Me Too et autres # à la mode en prend un sacré coup dans l’aile.  

A part Souad Arsane, dont on ne peut nier la vraie présence et l’abattage rare,  Inas Chanti a droit à une mention passable mais Sidi Mejai et Mehdi Dahmane sont insipides à souhait et jouent faux que c’en est un plaisir coupable que de les voir et des les entendre débiter leur logorrhée pour le moins ambiguë. A force de vouloir à tout prix briser les tabous, le film confond subversion et obscénité. Une œuvre présentée comme féministe voire préventive contre les abus sexuels, mais dont le contenu est à mille lieues de son discours et de ses ambitions. Ce n’est pas du cinéma, ce sont des séances d’impro mal filmées et mises bout à bout sans recul ni réel talent. La génération You Porn sur grand écran. Un film dispensable !

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