Le sens de la fête

Les bras cassés vont à la noce

Eric Toledano et Olivier Nakache sont de « dangereux » récidivistes. Le duo vole de succès en succès. Bien sûr Intouchables et ses près de 20 millions d’entrées est resté dans toutes les mémoires – sans oublier Samba en 2014 -. Et une fois encore, ils touchent juste fort. Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd’hui c’est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d’habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l’orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie… Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d’émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu’à l’aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.117 minutes qu’on ne voit pas passer grâce à l’écriture ciselée, la mise en scène virevoltante et un casting au top. Enfin une comédie féroce et tendre à la fois, qui fait du bien.

Nos réalisateurs/scénaristes avaient envie de se diriger vers quelque chose de plus festif et faire rire tout en décrivant les travers de la société actuelle. Ce désir est né parallèlement avec celui d’offrir un rôle principal à Jean-Pierre Bacri. Ils ont donc commencé par rassembler leurs souvenirs puisqu’ils ont, à leurs débuts pour financer leurs courts métrages, exercé ensemble tout un tas de petits boulots dans le milieu de la fête, dont celui de serveur dans les mariages. Du vécu ! Des films de mariage, on en a beaucoup vu – et pas souvent très bons – mais cette fois-ci tout est vu depuis les coulisses, ce qui fait toute l’originalité de cette comédie. J’ai beaucoup pensé à Jean-Paul Rappeneau, un maître du genre, durant cette séance où les spectateurs – fort nombreux – ont beaucoup ri. C’est une franche comédie d’où surnage sans cesse une véritable humanité. Le tournage s’est déroulé au château de Courances, près de Fontainebleau, une bâtisse du XVIIe siècle qui a appartenu à Louis XIII et qui a la particularité de compter sur ses terres 13 sources naturelles. – merci Wikipédia -. La musique jazzy est signée par Avishai Cohen, pour qui c’était une première au cinéma. Une comédie chorale épatante… et qui dit chorale dit choristes… et là, c’est du nanan.

Jean-Pierre Bacri nous gratifie d’un de ces numéros dont il a le secret. Irrésistible ! Jean-Paul Rouve, égal à lui-même, donc excellent. Mais j’en pense autant pour les Gilles Lellouche, Vincent Macaigne, Benjamin Lavernhe, Alban Ivanov, Hélène Vincent, Judith Chemla, Suzanne Clément, Eye Haidara, William Lebghil, Kevin Azaïs, Antoine Chappey, et j’en oublie. Un régal je vous dis. Le rythme effréné, les répliques fusent, les situations sont bien trouvées, les personnages bien campés, la musique entraînante,… du bel ouvrage promis à un gros succès populaire… mérité. Et croyez-moi, après ce film, vous ne regarderez plus jamais les feuilletés aux anchois du même œil. Bon appétit.

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Une réponse à “Le sens de la fête

  1. Foin des critiques à l’esprit chagrin ! Beaucoup de drôlerie et de tendresse , une pléiade d’excellents acteurs entraînés par un Bacri sans excès. Un très bon moment de cinéma.

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