Mon Poussin

Pauvre bête !

Le film de Frédéric Forestier est encore l’exemple type de la bonne idée de départ mais qui ne tient pas la route sur 97 minutes… Circonstances aggravantes – très aggravantes – le subterfuge trouvé pour tirer à la ligne. Vincent, 18 ans, se fait larguer par Elina. C’est son premier amour, c’est la fin du monde ! Ses parents décident donc de prendre les choses en main et vont tout tenter pour lui faire oublier cette fille : il devra les suivre dans une cure de désintoxication amoureuse dont ils vont imaginer le programme… La filmographie du sieur Forestier tient plus du champ de navets que d’un programme pour cinémathèque… Un film correct, il y a 5 ans déjà, avec Stars 80 que je qualifierai de passable. Tout le reste est bon à jeter, et ce dernier opus est du même tonneau. Un film d’été ? Mais alors pour un été vraiment pourri !

Et pourtant, répétons-le, l’idée de départ est assez séduisante, mais comme elle est fort mal utilisée, et surtout presque tout de suite dans l’outrance, on y croit pas très longtemps. Pourtant la « déradicalisation amoureuse » d’un ado qui vit son premier grand chagrin d’amour… qui ne pourrait pas s’identifier à ce personnage. Mais voilà, les ficelles tirées par le scénario relèvent plus du câble de marine que du fil de nylon. Tout est lourd et prévisible. Et comme au bout d’une heure, la jeune fille revient dans les bras du « poussin » pour des motifs hautement improbables, il restait 40 minutes à boucler. Alors on change d’histoire et on crée de toutes pièces une séparation entre les parents et là, on va tout oser… Ce n’est pas invraisemblable, ce n’est pas outré, c’est vulgaire, hystérique et parfaitement insupportable.

Le talent et la complicité du couple Isabelle Nanty/Pierre-François Martin-Laval, ne parviennent pas à sauver l’entreprise du naufrage. Je suis persuadé que le jeune Thomas Solivérès est un bon comédien. Hélas il ne choisit pas très bien ses films – il doit incarner le Petit Spirou dans le film éponyme à sortir prochainement… on craint le pire ! – et on aimerait le découvrir dans un rôle plus nature et plus profond. La débutante Manon Valentin est une jolie découverte, malheureusement ici sous-employée… à revoir. Par contre on pourrait ouvrir une pétition pour demander à Frédéric Forestier d’arrêter le cinéma. Tout le monde y gagnerait, les acteurs comme les spectateurs.    

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Une réponse à “Mon Poussin

  1. Je viens justement de publier mon avis sur ce film et ça me rassure de pas être la seule à penser que ce film pousse les « blagues » à l’extrême jusqu’à en devenir aberrant…

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