Everything, everything

A déconseiller aux diabétiques

Je ne savais rien sur ce premier film de Stella Meghie. J’ignorais qu’il fût une adaptation d’un roman pour adolescents écrit par Nicola Yoon et publié en 2015 avec un énorme succès. J’ignorais donc que j’allais me retrouver dans une salle quasi pleine de jeunes filles en fleurs, le smartphone dans une main et le pot de pop-corn dans l’autre. J’ignorais surtout que j’allais m’ennuyer comme rarement durant 96 minutes. Que feriez-vous si vous ne pouviez plus sortir de chez vous ? Ni respirer l’air pur de la mer, ni sentir la chaleur du soleil sur votre visage… ni même embrasser le garçon qui vit à côté de chez vous ? Ce film raconte l’histoire d’amour insolite entre Maddy, adolescente futée, curieuse et inventive, et son voisin Olly. Car même si la jeune fille de 18 ans souffre d’une maladie l’empêchant de quitter l’environnement confiné de sa maison, le garçon refuse que ces circonstances n’entravent leur idylle. Maddy n’aspire qu’à sortir de chez elle et à découvrir le monde extérieur et à goûter à ses premiers émois amoureux. Alors qu’ils ne se voient qu’à travers la fenêtre et ne se parlent que par SMS, Maddy et Olly nouent une relation très forte qui les pousse à braver le danger pour être ensemble… même s’ils risquent de tout perdre. Dégoulinant de bons sentiments, ce tire-larmes est absolument insupportable.

Désireuse d’échapper à sa vie monotone entre les quatre murs de sa maison, Maddy a soif d’aventures et d’exotisme. Elle rêve ainsi d’Hawaï, d’îles paradisiaques et de décors de carte postale. Hélas tout sonne faux dans cette romance noyée d’eau de rose. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… tout le monde s’emmerde. L’action – si tant est qu’on puisse appeler ça une action – se déroule essentiellement dans une maison baignée de soleil et de pathos, la garde robe de l’héroïne se résume à un t-shirt blanc, un jean et des baskets blanches. Le jeune voisin est beau comme un ange – et aussi inconsistant – et tout ce petit monde ne quitte pas des yeux les réseaux sociaux à travers lesquels ils vivent (???) par procuration. On n’y croit pas un instant, ni à l’idylle banalissime, ni à la fugue invraisemblable, ni au twist scénaristique final. Voilà un beau navet pour ado… mais j’ai atteint l’âge de péremption depuis longtemps pour me passionner pour ce genre de romance mielleuse.

Hélas encore, les acteurs ne nous font pas croire à grand-chose ! Amandla Stenberg est jolie… euh ! Et c’est tout. Nick Robinson est mignon comme un cœur (brisé) et a bien fait craquer les minettes qui, à la sortie de la salle, ne tarissaient pas d’éloges à son sujet. Ana de la Reguera et Anika Noni Rose complètent le haut de l’affiche. Mélo sentimental qui confine à l’overdose de guimauve, mais qui aurait pu presque trouver grâce à mes yeux, si le retournement cruel n’avait tout de suite été évacué par un happy end des plus convenus. A éviter de tout urgence si vous avez moins de 20 ans.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s