Free Fire

Tir au pigeon

Le problème c’est que les pigeons ont payé leur place et sont dans la salle complètement abasourdis par l’inutilité d’un tel film. Citez-moi un seul film de Ben Wheatley qui ait laissé la moindre trace dans l’Histoire du 7 ème Art ??? Impossible, c’est un champ de navetons. Et ces 90 minutes de jeu de massacre qui se veulent humoristiques n’ajouteront rien à sa gloire… Une vente d’armes clandestine doit avoir lieu dans un entrepôt désert. Tous ceux qui y sont associés se retrouvent face à face : deux Irlandais, Justine, l’intermédiaire, et le gang dirigé par Vernon et Ord. Mais rien ne se passe comme prévu et la transaction vire à l’affrontement. C’est désormais chacun pour soi… pour s’en sortir, il va falloir être malin et résistant. Un huis clos les armes à la main et l’insulte aux lèvres… Insupportable, ou alors je ne suis pas client… Je crois que je ne suis pas client parce que c’est insupportable.

Il s’agit donc d’un film britannique produit par le grand Scorcese… On s’interroge ! Donc on a droit à une interminable heure et demie de jeu vidéo – Wheatley, qui est aussi scénariste (ce type a tous les défauts) s’est inspiré de Counter-Strike, célèbre jeu de tir -. Le scénario est réduit à sa plus simple expression, puisqu’après un début plutôt drôle et tendue, on déclenche les hostilités et on n’y comprend plus rien. Ça gueule, ça éructe, ça tire dans tous les sens. Et une seule leçon à retirer de ce pensum : soit ils sont tous de très mauvais tireurs, soit ils sont tous extrêmement résistants… un cocktail des deux possibilités sans doute. Notre cultivateur de navets se revendique de Sam Peckinpah ! Quelle outrecuidance ! Pour vous donner une idée du festival, la production a compté quelque chose comme 500 explosions pyrotechniques et 6000 tirs de munitions. Faites la moyenne, ça fait plus 68 déflagrations à la minute. Le type même du film assourdissant.

Pour mémoire quelques noms du générique, avec en haut de l’affiche la magnifique Brie Larson, dont on se demande ce qu’elle est allé faire dans cette galère. Et encore Cillian Murphy, Armie Hammer, Sharlt Copley, Sam Riley, Jack Reynor, Michael Smiley, du beau monde perdu dans ce champ de tir géant. Au moins chez Tarantino, il y a toujours un scénario. Certains trouveront ça au mieux jouissif ou expérimental. Et l’humour macabre ne fait pas passer la pilule. Comme on s’ennuie ferme, je vous propose un petit jeu : compter les fuck et fucking durant la projection… ça vous occupera. Attention, ce n’est pas facile, j’en ai déjà entendu 4 dans les 20 premières secondes… et le rythme est très soutenu. Celui qui s’approchera le plus de la bonne réponse gagnera… à être connu ! Une arnaque à éviter de toute urgence !

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