The Jane Doe Identity

Puzzle macabre

Primé au festival de Gérardmer, le thriller horrifique d’André Øvredal est incontestablement une vraie réussite… dans le genre. 100 minutes d’un huis-clos claustrophobique à nul autre pareil. Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium… Ame sensible s’abstenir ! Amateur de vrai suspense à couper au couteau… ou plutôt au scalpel, précipitez vous, c’est un bijou !

Le cinéaste norvégien – bien qu’ici, il s’agisse d’une production britannique – André Øvredal avait déjà été remarqué pour son premier film nommé et récompensé dans de nombreux festivals de par le monde, The Troll Hunter, en 2011. Le décor de la morgue ne répond pas aux habituels codes du cinéma de genre, à savoir gothique et sinistre, mais se veut plutôt accueillant, confortable et lumineux. Evidemment, lorsque surviennent les phénomènes surnaturels, le spectateur est d’autant plus surpris et mal à l’aise. Les rapports père/fils sont également un des moteurs principaux de l’action. Mais le crescendo des découvertes effroyables que les deux médecins légistes font sur le cadavre de la jeune femme est admirablement mené. L’atmosphère oppressante et les excellents acteurs, font le reste. Ce petit film transpire à chaque instant son amour et son respect pour les maîtres de l’âge d’or du cinéma de terreur. Constamment entre rationnel et irrationnel, le scénario place le spectateur en position très inconfortable. Diabolique !

Emile Hirsch et Brian Cox, nous font presque croire aux invraisemblables découvertes qu’ils font au fur à mesure de leur autopsie pas comme les autres. En tout cas, ils savent nous faire partager la panique qui les gagne peu à peu. Face à eux le « cadavre » de la très belle Olwen Catherine Kelly, qui est créditée au générique tant sa performance tout en immobilisme est impressionnante. Citons encore la jeune Ophelia Ovibond pour compléter ce casting réduit, pour un film minimaliste qui se révèle comme une des révélations du genre pour cette année. Les amateurs se régalent. Les autres…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s