Marie-Francine

Avec plaisir.

Bonne nouvelle : Valérie Lemercier, la vraie, est de retour ! Après ses derniers films calamiteux, Palais Royal et 100 % Cachemire, on était tout de même inquiets. Ce 5ème film est sans aucun doute son meilleur… et de très loin. Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents… à 50 ans ! Infantilisée par eux, c’est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu’ils vont lui faire tenir, qu’elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu’elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison ? Là est la question… 95 minutes de comédie romantique qui n’ont pas grand-chose à envier aux américains, incontestablement les maîtres du genre.

La thématique des enfants « âgés » vivant chez leurs parents a plusieurs fois inspiré le cinéma français, à l’image de Retour chez ma mère  ou de Tanguy. Il y a quelques années, une amie de Valérie Lemercier s’appelant Marie-Francine lui a parlé de sa femme de ménage vietnamienne qui vit dans le même immeuble qu’elle, dans le 16ème arrondissement, et qui venait d’avoir un bébé qu’elle avait appelé… Marie-Francine ! Cette anecdote lui a donné l’idée d’écrire un scénario de film centré sur une femme de 50 ans portant ce prénom et contrainte de revenir habiter chez ses parents. Bon ! La réalisation ne fait pas dans le génie, mais le montage très rythmé emporte le spectateur dans un tourbillon de rebondissements de bon aloi. C’est bien écrit et les dialogues sont le plus souvent hilarants. On franchit allègrement le cap de la cinquantaine avec cette Lemercier là. Une comédie de mœurs touchante et drôle, ça ne se refuse pas. Tendresse et humour décalé font décidément ici bon ménage.  

Et côté casting, c’est un régal. Valérie Lemercier, est épatante dans le rôle de la godiche délaissée et totalement dépassée par la nouvelle vie qui commence pour elle… et pas forcément sous de très bons auspices. Patrick Timsit, à contre-emploi, souriant, solaire, très premier degré dans la sympathie par opposition aux individus rigolards, moqueurs, cyniques ou un peu névrosés qu’il a beaucoup incarnés dans sa carrière, est excellent et donne une parfaite réplique à l’héroïne. Philippe Laudenbach et Hélène Vincent sont irrésistibles dans le rôle des parents à la fois étouffants et dépassés par les événements. Et que dire de l’inimitable Denis Podalydès, toujours d’une justesse et d’une sobriété à nulle autre pareille. Sincère et charmant, un brin foutraque, un film de Valérie Lemercier qui lui ressemble. Mention sympathique.

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Une réponse à “Marie-Francine

  1. Entre sourire attendri et curiosité amusée devant des situations déjantées, des personnages superbement campés avec justesse et intelligence. Un bon moment

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