Le Roi Arthur –La légende d’Excalibur

Les chevaliers de la table grondent

Il est des cinéastes qui devraient être exécutés en place publique ; il est des scénaristes qui devraient subir les pires supplices ; il est des musiciens qu’on devrait empaler séance tenante… Alors, quand on réunit les trois dans un même film, c’est de l’acharnement pur et simple. Le grand coupable est ici Guy Ritchie, déjà responsable des deux insupportables adaptations des aventures de Sherlock Holmes de 2009 et 2011. Ce type est bourré de manies visuelles, et là, on y a droit sans discontinuer durant 126 minutes… Ereintant ! Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l’attend – jusqu’au jour où il s’empare de l’épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l’épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône… Je crois m’être bien fait comprendre, j’ai détesté ce nanar à 175 millions de dollars. Beurk !

On nous dit : Ce long métrage est en quelque sorte une ré-imagination de la légende d’Arthur… Non, c’et de la haute trahison. Tout le mythe est passé à la moulinette de l’héroïc fantasy pour les nuls avec son indigestion d’effets spéciaux. C’est une longue succession de ralentis et d’accélérés totalement ridicule. Les dialogues truffés de OK, on est dans la merde (sic), et autres lieux communs langagiers de notre temps, sont insupportables, mais, rassurez-vous, vite oubliés, car généralement totalement couvert par le tintamarre pseudo-symphonique qui agresse nos tympans de la 1ère seconde du supplice à la dernière du générique. Un mot des décors. Selon la production, l’histoire se déroule plus ou moins au VIIIème siècle d’où, sans doute la création d’un Londres romain post-apocalyptique du plus mauvais effet. Quant aux costumes, ils ont été conçus cool et sexy. Ajoutons une couche avec un montage quasi épileptique. Bref, il ne manque pas un bouton de guêtre à la panoplie d’un des nanars de l’année.    

Acteur très physique comme ses multiples prestations l’ont prouvé, Charlie Hunnam a suivi, nous dit-on, un entraînement des plus rigoureux pour se glisser dans la peau de son personnage, comprenant notamment 500 pompes quotidiennes, de la boxe et du combat à l’épée. Bref, à l’arrivée, il a pris 10 kg de muscles. Côté cerveau, on n’a aucune nouvelle. Astrid Bergès-Frisbey, comme d’habitude est totalement transparente. Sois belle et tais-toi semble être le credo de cette actrice française exilée aux States. Jude Law nous campe un salaud tellement caricatural qu’il finit par faire rire. J’oublierai le reste de la distribution pléthorique… et médiocre à souhait. Quand on consulte la longue liste des acteurs – et pas des moindres – qui avaient été pressentis pour ce film, on se dit qu’il y a des gens qui ont du nez. A éviter de toute urgence, à moins que vous ayez envie de rigoler, auquel cas, n’oubliez pas vos boules Quiès.   

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