Little Boy

Le courage de croire

Un premier film original venu des Etats-Unis et signé Alejandro Monteverde. Ces 106 minutes mettant en scène un petit garçon qui pense avoir des pouvoirs magiques pour ramener son père de la guerre, peut être à la fois considéré comme un drame de guerre, une comédie tutoyant parfois le fantastique. Mais il s’agit également d’un film chrétien, traitant du pouvoir transformateur de la foi. C’est vous dire si ce premier essai ne manque pas d’ambition. Alors que son père vient de partir pour la Deuxième guerre mondiale, Pepper, petit garçon de huit ans, reste inconsolable. Avec la naïveté de son âge, il est prêt à tout pour faire revenir son père coûte que coûte… Un très joli conte familial sur l’imaginaire, la persévérance et l’acceptation de l’autre… un film qui fait du bien.

Pour moi, c’est avant tout un film sur la foi et sur ce que peut faire une personne lorsqu’elle le veut vraiment. En mettant cette foi entre les mains d’un enfant et en apportant une touche de fantastique à son film, le scénario a voulu insister sur le fait que n’importe qui peut faire n’importe quoi tant qu’il y croit. La ville fictive d’Ohaire, en Californie, a été créée de toutes pièces au Mexique. Ce drame familiale déborde de bons sentiments – n’oubliez pas de faire provision de mouchoirs, vous ne résisterez pas – mais sait éviter les pièges de la bondieuserie et de la mièvrerie. On est souvent submergés par l’émotion et frappés par la perfection de la reconstitution de cette Amérique profonde des années 40. Et puis, parler encore et toujours de tolérance ne peut jamais être inutile.  

Plus de mille enfants ont été auditionnés pour le rôle du petit garçon. C’est le jeune Jakob Salvati qui a été choisi… L’heureux choix que voilà. Il est aussi lumineux que formidable en incarnant cet enfant exclu dans sa propre communauté. S’il vous faut une seule et bonne raison de découvrir ce film, c’est bien Jakob Salvati. Mais il est magnifiquement par Emily Watson toujours parfaite, l’impressionnant Cary-Hiroyuki Tagawa, ainsi que Michael Rapaport, Tom Wilkinson, David Henrie. Oui, c’est naïf, oui c’est dégoulinant de pathos – et d’habitude je déteste ça – oui le chromo règne en maître sur l’écran, mais il ne faut jamais oublié que le récit passe par le regard d’un enfant… Et cet enfant-là crève l’écran.  

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