Patatras !

Quelle conne !

Voilà des mois et des années que je m’ingénie dans ces pages à démontrer, non seulement la dangerosité, mais aussi la bêtise profonde du parti frontiste qui se retrouve aux portes du pouvoir. Mais, après le débat de mercredi dernier, je crains fort pour la Marine et ses p’tits gars que lesdites portes se soient refermées très brutalement sur leur nez.

Soirée pénible, que dis-je, éprouvante, que cette soirée là ! J’en suis resté pantois. Comment démolir en 2 heures et demie, des années d’efforts, certes contre nature, pendant lesquelles Madame Le Pen a tout fait pour polir son discours extrémiste, pour « dédiaboliser » son parti, pour parvenir à le rendre presque fréquentable… Exit le mot Front National, exit le nom Le Pen, on est passé au Rassemblement Bleu Marine et à la France Apaisée. Et puis, patatras ! C’est à se demander si elle ne l’a pas fait exprès. Elle a craqué et le naturel est revenu au galop. Car d’entrée de jeu, elle a dévoilé toutes ses cartes : ce serait une soirée d’invectives, d’insultes, de ricanements, de sarcasmes et de mensonges tous azimuts. Relisez ma chronique de mercredi matin, j’avais tout dit. Mais là, la réalité a dépassé toutes mes fictions. Elle a même réussi le tour de force de nous rendre notre « Macroncéphale » sympathique… ça tient de la performance ! J’ai même eu un peu peur pour lui dans le premier quart d’heure, qu’il ne se laissât, soit submergé, soit attiré dans le piège grossier de la surenchère. Puis petit à petit, il a pris du recul, de la hauteur et s’est constitué une posture présidentielle qu’on ne lui connaissait pas. Je ne partage toujours pas beaucoup de ses idées politiques, mais au moins reconnaissons qu’il en a… des idées…, et une bonne dose de sang froid. On a évité le pugilat de très peu.

Et maintenant, les plus virulents, ce sont ses propres partisans, et le moins qu’on puisse dire c’est que La France Apaisée a du plomb dans l’aile. Comme le disait Prévert : le racisme et la haine ne sont pas des péchés capitaux, ce sont pourtant les pires. En face, on est En marche plus que jamais. Reste à conclure brillamment ce dimanche. Car plus le pourcentage de Madame la Haine sera faible, plus les vrais démocrates pourront s’expliquer sans arrières pensées au 3ème tour du mois de juin. Car on n’est pas sorti de l’auberge électorale… Mais on y reviendra en temps voulu, comptez sur nous. Car comme le disait Clémenceau : On ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse.

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