Life : Origine inconnue

Suspense intersidéral

Comme son nom ne l’indique pas, Daniel Espinosa est… suédois ! Après quelques productions scandinaves, il s’est tourné vers le cinéma d’action américain avec Easy Money, Sécurité rapprochée et Enfant 44. Cette fois il nous propose 104 minutes de pure science-fiction. À bord de la Station Spatiale Internationale, les six membres d’équipage font l’une des plus importantes découvertes de l’histoire de l’humanité : la toute première preuve d’une vie extraterrestre sur Mars. Alors qu’ils approfondissent leurs recherches, leurs expériences vont avoir des conséquences inattendues, et la forme de vie révélée va s’avérer bien plus intelligente que ce qu’ils pensaient… Angoissant à souhait, esthétique, efficace, un nouvel Alien mais sans l’effet de surprise.

Cette parenté du film culte de Ridley Scott (1979… déjà) est parfaitement assumée. Les scénaristes ont consulté des exobiologistes, des médecins spécialistes de l’espace, et d’autres scientifiques afin de représenter l’ISS et son absence de gravité de façon réaliste, mais aussi pour créer une nouvelle forme de vie originale au cinéma qui reste cependant basée sur des principes biologiques tout à fait authentiques. Effectivement un des défis du film a consisté à créer un nouveau genre de créature extraterrestre – non seulement inconnue de la race humaine, mais qui plus est jamais vue au cinéma. C’est évidemment la grande attraction de ce huis-clos horrifique. L’autre défi était de recréer la station spatiale internationale et de montrer les acteurs se déplaçant dans un environnement sans pesanteur de manière réaliste. Pour y parvenir, les cinéastes se sont tournés vers certains des meilleurs techniciens actuels, dont beaucoup ont travaillé sur des films comme Gravity, Interstellar ou Seul sur Mars. Bon, je me répète, l’ensemble est efficace, visuellement réussi et très bien interprété. Et, malgré un fort arrière goût de déjà vu, on marche ! N’est-ce pas le principal ?

Le sextuor de comédiens est à féliciter dans son ensemble. Jake Gyllenhaal, Ryan Reynolds, Rebecca Ferguson, Hiroyuki Sanada, Ariyon Bakaré et Olga Dihovichnaya, sont plausibles et réussissent une performance physique assez remarquable. Le cahier des charges du film de SF est parfaitement rempli. La musique de Jon Ekstrand ne nous lâche pas un instant et souligne à n’en plus pouvoir chaque moment de l’intimiste à l’horrifique. D’ailleurs, la bande son tonitruante fait vibrer tous les fauteuils de la salle à l’unisson… Impressionnant et parfois douloureux. Donc on pourrait être déçu, mais la pirouette finale, le twist, comme on dit chez Donald Trump, sauve le film de la banalité. En juin prochain, on attend le nouveau Ridley Scott, Alien, covenant… Attendons !

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