Sous le même toit

La célibattante et l’adulescent

Bon ! Soyons clairs ! La nouvelle comédie signée Dominique Farrugia n’est pas un grand film, mais il est tellement au dessus des deux précédentes productions franchouillardes dont j’ai parlé, il y a peu, que je suis porté à une certaine indulgence après avoir vu ces 93 minutes qui ne révolutionnerons certes pas le genre, mais qui se laissent regarder. Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu’il détient 20% de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses 20%. Les deux ex vont découvrir les joies de la colocation forcée… C’est le 7ème film de notre réalisateur et le moins qu’on puisse dire, c’est que sa production a connu des hauts et des bas. On attribuera à ce petit dernier, une honorable moyenne… sans plus. 

Il ne faut pas être grand clerc pour remarquer que ce film fait écho au premier long-métrage de l’ancien Nul, Dominique Farrugia Delphine 1 – Yvan 0. Outre le nom des héros – sûrement pas choisis au hasard – le thème est de nouveau celui de la séparation d’un couple. On a pu lire dans Libération un article expliquant que 60% des couples divorcés parisiens étaient obligés de vivre sous le même toit à cause du manque d’argent. Le cinéaste y a vu une idée de scénario. Donc côté cinéma, c’est classique en diable, mais c’est surtout très bien écrit, les dialogues sont grinçants et incisifs, le rythme est endiablé sans jamais succomber à l’hystérie inutile et fatigante, et surtout le casting est au top. C’était sans doute un pari risqué que de faire rire avec un sujet grave. Farrugia s’en sort avec les honneurs même si on a ici l’exemple même du film vite vu et vite oublié.

Gilles Lellouche, en ado attardé qui n’a pas réussi à grandir, charge un peu la mule. Mais bon ! C’est aussi le style de ce type de film. Louise Bourgoin laisse libre cours à son tempérament comique. Une confirmation. Les seconds rôles, Manu Payet, Marilou Berry, Julien Boisselier, Nicole Calfan, sont parfaits. Quant aux deux jeunes Kolia Abiteboul et Adèle Castillon, ils sont épatants. On sourit et on ne s’ennuie pas, on prend du plaisir aux numéros des comédiens, surtout des seconds rôles, durant cette comédie sociale dans l’air du temps, sans génie mais qui remplit son cahier des charges.

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