Telle mère, telle fille

Pathétiquement… navrant

Disons le tout de go, la filmographie de Noémie Saglio ne brillait pas jusque là, par son élégance et sa finesse, entre autres avec La Toute première fois et Connasse, princesse des cœurs… tout un programme. Hélas pour elle… et pour nous ces 94 minutes aussi hystériques que navrantes ne relèveront pas son niveau. Inséparables, Avril et sa mère Mado ne peuvent pourtant pas être plus différentes. Avril, 30 ans, est mariée, salariée et organisée à l’inverse de sa mère, éternelle ado insouciante et délurée qui vit aux crochets de sa fille depuis son divorce. Mais quand les deux femmes se retrouvent enceintes en même temps et sous le même toit, le clash est inévitable. Parce que si Mado, en pleine crise de jeunisme, n’est pas prête à être grand-mère, Avril, quant à elle, a bien du mal à imaginer sa mère… mère ! Quel gâchis ! Quand on a un casting pareil on tente d’accoucher – pour ne pas sortir du sujet – d’un scénario qui tient debout et ne se contente pas de rester au niveau de la comédie franchouillarde à la française pour plateau télé du dimanche soir…

C’est dans un hebdo féminin que Noémie Saglio a trouvé l’idée de scénario du film. Une lectrice y racontait que sa mère lui avait fait l’affront de tomber enceinte en même temps qu’elle… La cinéaste et la scénariste Agathe Pastorino ont alors fait des recherches et ont remarqué que ces cas de mères et filles enceintes en même temps étaient assez répandus, surtout en Grande-Bretagne, dans les milieux populaires. Est-ce parce que justement cette comédie poussive manque totalement de l’humour distancié cher à nos voisins britanniques ? Est-ce parce que le film est réalisé à la louche ? Est-ce parce que les comédiens sont trop connus qu’on n’y croit pas un instant ? Bref cette grosse heure et demie m’a paru interminable malgré le casting 3* et je ne la conseillerai même pas à mes ennemis.

Juliette Binoche en « adulescente » blondasse et écervelée est insupportable. Ce n’est sûrement entièrement de sa faute car on lui a visiblement laissé la bride sur le cou et elle en fait des tonnes. Lambert Wilson est victime des mêmes symptômes, mais le sommet de la médiocrité est atteint par Camille Cottin, que j’apprécie par ailleurs, dont on ne croit pas un seul instant qu’elle puisse être la fille du couple Wilson/Binoche. Catherine Jacob, Michaël Dichter, Jean-Luc Bideau, font ce qu’ils peuvent mais n’échappe pas au naufrage généralisé. Gros ratage >>> grosse déception !

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Une réponse à “Telle mère, telle fille

  1. La bande annonce ne me tentait pas du tout du tout… Par contre j’ai bien envie de voir Connasse.^^

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