L’embarras du choix

Je vote blanc

Après les calamiteux – et le mot est faible – Bienvenue à bord, Poltergay  et Protéger et servir, Eric Lavaine semble avoir redressé la barre avec un honorable Barbecue et surtout un très satisfaisant Retour chez ma mère. Toujours dans la même veine, celle de la comédie, il nous propose ces 107 minutes du genre réjouissant servies par un bon casting. Frites ou salade ? Amis ou amants ? Droite ou gauche ? La vie est jalonnée de petites et grandes décisions à prendre. LE problème de Juliette c’est qu’elle est totalement incapable de se décider sur quoi que ce soit. Alors, même à 40 ans, elle demande encore à son père et à ses deux meilleures amies de tout choisir pour elle. Lorsque sa vie amoureuse croise la route de Paul puis d’Etienne, aussi charmants et différents l’un que l’autre, forcément, le cœur de Juliette balance. Pour la première fois, personne ne pourra décider à sa place… Le point de départ est original et surtout il est tenu jusqu’au bout. Une jolie comédie romantique sans génie particulier mais qui n’ennuie jamais.

Des études américaines affirment que chaque jour nous sommes confrontés à près de 35 000 décisions. Ce chiffre peut paraître improbable, mais il faut savoir qu’une personne prend déjà en moyenne 200 décisions concernant la nourriture par jour. Pour certaines personnes, cette impossibilité de prendre des décisions se révèle très handicapante. Le trouble dont souffre l’héroïne du film existe bien dans la réalité. Une psychanalyste explique :  Il existe une difficulté à passer à l’acte, à prendre une décision : c’est la 1ère étape du passage à l’acte. Dans mon parcours de psychanalyste, j’ai déjà rencontré des cas avec une vraie difficulté comme Juliette quant à la prise de décision. C’est pour cette raison qu’elle choisit de ne pas choisir. Eh oui, l’indécision chronique est une véritable névrose ! Et même sur le ton de la comédie, le film nous le fait toucher du doigt. A part ça, c’est plan-plan, sans grande invention au point de vue cinéma, mais c’est rythmé, bien écrit et surtout bien joué. Sympathique mais évitable.

Alexandra Lamy pétille dans tous les plans et nous fait un excellent numéro d’actrice. Elle est l’atout principal de ce film. Mais le duo de prétendants Arnaud Ducret/Jamie Bamber, tient bien la route et surtout évite de trop en faire. Les meilleurs moments sont à mettre au crédit des seconds rôles Anne Marivin, Jérôme Commandeur, (absolument irrésistible) Sabrina Ouazani, Lionnel Astier… Scénario malicieux, dialogues incisifs, très bon casting… beaucoup d’atouts pour une comédie trop banale pour emporter vraiment l’adhésion par un évident manque d’ambition et de folie. Mais on voit tellement pire…

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Une réponse à “L’embarras du choix

  1. Bon bon, dommage… mais il me tente malgré tout. Poltergay j’avais bien aimé moi.^^ Mais c’est clair que Retour chez Ma Mère était nettement au dessus !!

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