Un paese di Calibria

Voyage au pays de la tolérance

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Vous connaissez Riace ? Moi, non, jusqu’à la projection de ce documentaire de Shu Aiello et Catherine Catella. Un instant magique de 91 minutes où l’on nous démontre enfin que les migrants, au-delà du drame épouvantable que vivent ces gens, constituent une richesse et non pas systématiquement une menace comme essaient de nous le faire gober à grands coups de slogans haineux et racistes certains politiques à travers l’Europe sans oublier la nouvelle Amérique de Mr Trump. Comme beaucoup de villages du sud de l’Italie, Riace a longtemps subi un exode rural massif. Un jour, un bateau transportant deux cents kurdes échoue sur la plage. Spontanément, les habitants du village leur viennent en aide. Petit à petit, migrants et villageois vont réhabiliter les maisons abandonnées, relancer les commerces et assurer un avenir à l’école. C’est ainsi que chaque jour depuis 20 ans, le futur de Riace se réinvente. Malgré un rythme trop lent, le film finit par nous communiquer la joie de vivre – ou plutôt de revivre – de ce petit village pas comme les autres.

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Rosa Maria a quitté le village un jour d’été 1931 pour en fuir la misère. Depuis, les gens de Riace ont regardé les maisons se couvrir de lierre et les terres s’appauvrir. Ils ont pris l’habitude de scruter la mer depuis leurs collines et continuent de chérir leurs deux saints patrons Cosma et Damiano venus d’Orient. Un jour, Baïram a accosté sur la plage avec deux cent autres kurdes. Il a décidé de s’y installer. Aujourd’hui, les gens de Riace s’appellent Roberto, Ousmane, Emilia, Mohamed. Ils ne possèdent pas grand-chose mais ils inventent au jour le jour leur destinée commune. On ne sait pas grand-chose sur l’origine de ce documentaire franco-italien. On ne peut que constater qu’avec le recul, – la tradition d’accueil de ce village a bientôt 20 ans -, la tolérance peut gommer les différences, vaincre l’indifférence et pousser l’homme, dans ce qu’il a de plus noble, à accepter l’AUTRE. Un film généreux qui nous raconte une utopie réussie. Ça fait beaucoup de bien.

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Je tenais à écrire ces quelques lignes sur ce film que vous aurez beaucoup de mal à voir, car très mal distribué… une seule salle à Paris ! Pourquoi ne pas diffuser plus largement ce moment de bonheur qui ne diffuse qu’un seul message : c’est possible !

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