L’Ascension

Pas un sommet

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Après une longue carrière de 1er assistant réalisateur, Ludovic Bernard écrit et réalise ici son premier film avec cette gentille comédie plus touchante que drôle et qui est totalement tournée vers la mise en valeur d’un jeune comique qui monte – d’où le titre sans doute – Ahmed Sylla. « Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là… D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.103 minutes très gentilles, souvent plus émouvantes qu’hilarantes. Etait-ce vraiment l’objectif ?

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Il s’agit de l’adaptation libre du livre Un tocard sur le toit du monde écrit par le journaliste Nadir Dendoune. Cet originaire de Saint-Denis a gravi l’Everest en 2008, alors qu’il n’avait aucune expérience en la matière, faisant de lui le premier Franco-Algérien à atteindre le sommet. Tourné entre le Népal et le massif du Mont Blanc, (L’Ascension est d’ailleurs le premier film de fiction à avoir été tourné au camp de base de l’Everest qui se trouve à 5 364 mètres d’altitude), le scénario déroule paisiblement son histoire un tantinet cousu de fil blanc en s’attardant sur l’aventure humaine et la romance parallèle qui relie La Courneuve au Népal, en oubliant, au passage, et c’est une bonne chose, tous les clichés sur la « banlieue difficile ». Tout ça sent l’artificiel à plein nez mais la réalisation est de qualité et on découvre un jeune comédien de talent. A suivre !  

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Il s’agit bien sûr d’Ahmed Sylla, une jeune vedette du stand-up découverte par Laurent Ruquier. Il sait déjà jouer sur plusieurs tableaux et ne se contente pas d’être drôle. Il sait émouvoir et oublier les habitudes – souvent mauvaises au cinéma – de la scène. Mais, sans doute ses fans seront-ils un peu déçus de ne pas le retrouver tel qu’en lui-même. Ses acolytes sont également parfaits et justes en évitant les numéros convenus, je citerai donc volontiers Alice Belaïdi, lumineuse, Kevin Razy, très drôle, et Nicolas Wanczcki. Le voyage initiatique du p’tit gars du 9-3 ne manque pas de qualités mais le manque de rythme de la réalisation et de risques dans le scénario plombent l’impression générale. Soyons indulgents et suivons les carrières de Ludovic et Ahmed.  

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Une réponse à “L’Ascension

  1. C’est la mode des feel good, pour les livres, et pour les films… mais quand c’est trop Bisounours, cela finit par lasser… Dommage…

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