Live by night

Classique, efficace, mais…

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129 minutes avec Ben Affleck ! Mon Dieu que c’est long ! C’est son 4ème film en tant que réalisateur. Je ne nie pas la qualité de ces films (en particulier Argo) mais dès que le sieur Ben est à l’écran, je m’ennuie, et comme c’est du sur mesure, il ne quitter pas ledit écran… CQFD.  Boston, dans les années 20. Malgré la Prohibition, l’alcool coule à flot dans les bars clandestins tenus par la mafia et il suffit d’un peu d’ambition et d’audace pour se faire une place au soleil. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin a rejeté depuis longtemps l’éducation très stricte de son père pour mener une vie de criminel. Pourtant, même chez les voyous, il existe un code d’honneur que Joe n’hésite pas à bafouer : il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quittera Boston pour s’imposer au sein de la mafia de Tampa… Un film de gangster classique avec ses forces et ses défauts… rien de bien nouveau sous le pâle soleil de la prohibition.

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Adapté du roman du même nom écrit par Dennis Lehane, le film a exigé un budget de 65 millions de dollars. Dans ce polar vintage, l’essentiel de l’action se déroule de 1927 à 1930, dans la ville de Boston et celle de Tampa (en Floride). Mais le tournage a eu lieu à Lawrence dans le Massachussetts et en Géorgie pour la partie sudiste du scénario. On notera la grande recherche dans la reconstitution de l’époque fin des années 20, en particulier dans le choix des véhicules, comme un coupé décapotable Franklin 1928, une Lincoln Model K 1931, ou une Packard Twelve 1933 (un grand merci au dossier de presse pour toutes ces précisions). Le principal atout de ce film de mecs à gros calibres (aucun sous-entendu) paradoxalement, ce sont les deux rôles de femmes. L’autre force est dans le scénario qui ne se contente pas de dérouler les clichés habituels du film de genre, mais n’hésite pas à y inclure un conflit père-fils, la montée du Klu Klux Klan et les effets de la Grande Dépression. Ajoutons à cela une réalisation plus que soignée, alors ? Alors, je répète ce que j’écrivais au début de cette chronique… Ben Affleck l’acteur !

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Ben Affleck n’a quasiment qu’une unique expression à sa palette d’acteur. Qu’il soit heureux, blessé, surpris ou en colère… il fait la gueule. Pendant plus de deux heures, c’est à la limite du supportable. Par contre, tous le reste du casting est épatant avec les deux actrices  Zoe Saldana, glamour à souhait, et Elle Fanning, fascinante en égérie des contradictions de l’Amérique, sans oublier Sienna Miller, Brendan Gleeson, Scott Eastwood, Chris Cooper, tous parfaits et dont on doit louer les efforts surhumains que doit engendrer le fait de donner la réplique à Mr Affleck. C’est appliqué, ambitieux mais trop sage et laborieux. On aurait aimé voir le même film avec Di Caprio et l’autre Affleck, Casey, le frangin. Je crois qu’on y aurait tous gagné.

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