Primaire

Le plus beau métier du monde ?

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Hélène Angel avait déjà réalisé en 2011 un film passablement raté, Propriété interdite. Depuis 5 ans, silence radio. Elle nous revient avec ce drame social absolument remarquable et même, d’utilité publique. Florence est une professeure des écoles dévouée à ses élèves. Quand elle rencontre le petit Sacha, un enfant en difficulté, elle va tout faire pour le sauver, quitte à délaisser sa vie de mère, de femme et même remettre en cause sa vocation. Florence va réaliser peu à peu qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre… Un des plus beaux portraits d’enseignant qu’on ait vu depuis longtemps sur nos écrans porté par une magnifique actrice.

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L’idéalisme est encore vivant. Ces 105 minutes bouleversantes sont là pour le prouver. Ce film est scénaristiquement très habile car il nous montre de quoi se compose en vérité le microcosme enseignant – en particulier en primaire -. On comprend comment fonctionne les rouages qui régissent le « petit peuple » des écoles, instits, auxiliaire de vie, directeur, gardien etc… ces gens que les parents d’élèves côtoient quotidiennement sans plus jamais les voir. Beaucoup découvriront combien certains d’entre eux sont investis dans leur boulot bien au-delà des horaires de présence, combien se métier vous envahit même quand l’école est fermée, et aussi comme l’enseignant le plus motivé du monde peut être amené à craquer d’un jour à l’autre en constatant l’inanité de ses efforts. Donc un scénario fort, la très belle photographie d’Yves Angelo, une actrice à son meilleur et des enfants très bien dirigés… et nous voilà face à un excellent film où la fiction rejoint très vite l’aspect documentaire d’un réalisme parfait – et le sais de quoi je parle -. Tout sonne juste et ce n’est pas si fréquent dans un film de fiction sur l’école.  

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Sara Forestier, vibrante de conviction, est tout simplement formidable dans ce rôle d’instit où elle évite tous les clichés du genre. Un grand rôle pour cette actrice passionnante et passionnée. A ses côtés, Vincent Elbaz joue une partition tout en finesse. Les adultes, Patrick d’Assumçao, Guilaine Londez, Olivia Côte, Lucie Desclozeaux, Laure Calamy, sont tous très justes. J’ai retenu 3 noms d’enfants que j’ai trouvés très à leur avantage Ghillas Bendjoudi, Albert Cousi, et la jeune autiste Hannah Brunt, tous excellents. Une plongée émouvante dans l’intérieur du monde de l’école pour comprendre la grandeur et les difficultés profondes du métier d’enseignant investi jour et nuit par sa mission. Un beau film qui devrait être projeté au Ministère de l’Education Nationale, dans les rectorats et dans les congrès de fédérations de parents d’élèves.

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