Le cœur en braille

Le cœur baille.

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Ces 85 minutes sont du Michel Boujenah pur jus. L’émotion , la tendresse et le rire sont au rendez-vous, mais, hélas, ça ne suffit pas toujours à faire un bon film. Marie est une adolescente passionnée de violoncelle et très douée à l’école. Victor est un garçon sympathique, dynamique, mais qui connaît quelques difficultés scolaires. Ignorant que Marie est en train de perdre la vue, Victor tombe amoureux d’elle. Et petit à petit, à sa grande surprise, Marie se met à l’aider… Lorsque Marie lui révèle son secret, un pacte est conclu entre les deux adolescents : Victor l’aide à cacher son état afin qu’elle puisse passer le concours d’entrée au conservatoire. Une amitié indéfectible va naître de ce duo improbable, prêt à tout pour faire front face au reste du monde. Les ingrédients réunis sont les mêmes que pour Père et fils et Les 3 Amis… on peut être client, moi, pas trop.

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Le film est adapté du roman du même nom écrit par Pascal Ruter. On ne peut qu’être touché par l’histoire de cette petite fille qui veut aller au bout de son rêve et par ces deux enfants qui traversent l’âge des doutes et des premiers émois, ce moment unique de la vie où l’enfance bascule vers l’adolescence. Ajouter à tout cela des parents absents ou maladroits, et vous avez le cocktail idéal. Mais voilà, Boujenah ne peut s’empêcher d’en faire trop dans le pathos et la surenchère affective. Il est comme ça et on ne le refera pas. Il tire tranquillement ses grosses ficelles, parvient à nous faire rire (ça aussi c’est dans son ADN) même dans le drame, et finit par se vautrer dans la tendresse jusqu’à l’enlisement. La réalisation est classique et la direction d’acteur correcte (avec tout de même un gros bémol), on ne s’ennuie pas mais le film ne crée pas la surprise qui l’aurait fait basculer du bon côté, celui d’un film réussi.

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La jeune Alix Vaillot a beaucoup de présence… mais sans doute un peu trop, car elle en fait des tonnes pratiquement de bout en bout et ça finit par être dérangeant. On n’est pas pris par son jeu parce qu’on la voit jouer. Par contre le petit Jean-Stan du Pac est une vraie découverte, toujours sobre et juste… du grand comédien en herbe. Un autre jeune, Antoine Khorsand, m’a également beaucoup plus avec une vraie force comique. Les adultes Charles Berling, Pascal Elbé, Ilana Levine, font le boulot, bien mais sans plus. Du bon petit cinéma familial sans trop d’aspérités, cousu de film blanc mais honnête, sensible et généreux. Il y a sûrement un public pour ça, je n’en fais pas partie.  

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