Rogue One : A Stars War Story

Classique… mais on ne s’en lasse pas

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Jusque là, Gareth Edwards (II) avait fait dans la culture du navet XXXL avec le paraît-il calamiteux Monsters Dark Continent  de 2015 (soyons honnêtes, celui de 2010 était excellent) et surtout le catastrophique Godzilla de 2014, un monument du ridicule hollywoodien. J’avais donc très peur en entrant me coltiner les 134 minutes du énième épisode de la célébrissime saga. Situé entre les épisodes III et IV de la saga, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire. Eh bien ! J’avais tort. C’est sacrément bien foutu, une histoire qui (presque simple pour une fois) se tient, des effets spéciaux somptueux, un rythme ébouriffant, et on ne voit pas le temps passer. Rien que pour le plaisir du cinéma.

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C’est le premier des trois spin-offs (Rogue One : traduire « premier en marge ») prévus autour de la saga Star Wars par Lucasfilm et Disney. Alors un peu d’histoire maintenant : Il faut remonter au tout premier épisode de la saga pour comprendre… (enfin, si vous pouvez !) Après la bataille de Yavin, à la fin de l’épisode IV, et la destruction de l’Etoile Noire par les X-Wing des rebelles, les survivants du raid sont sélectionnés pour constituer un escadron d’élite, la fine fleur des pilotes de la Rébellion : l’Escadron Rogue. Parmi eux se trouvent notamment Luke Skywalker (le premier chevalier Jedi de l’escadron) et Wedge Antilles (le seul pilote à avoir participé – et survécu – aux destructions des deux Etoiles de la mort coup sur coup). C’est le chef de cet escadron (poste assuré successivement par Luke et par Wedge), que l’on appelle Rogue One (ou Rogue Leader). Entre autres batailles et missions de sauvetage, l’Escadron Rogue participe à la grande bataille de Hoth contre les quadripodes impériaux, que l’on peut voir au début de L’Empire contre-attaque, et bien sûr à la bataille d’Endor, pour la destruction finale de l’Etoile de la mort dans Le Retour du Jedi. C’est clair non ?!? Allez, je vous fais un aveu, moi non plus, je n’y comprends rien, mais on s’en fout complètement. On se laisse emporter par la beauté des images, par le côté glamour du couple de jeunes héros, la perfection de la réalisation et par la frénésie générale. La musique de Michael Giacchino  fait le reste pour la magie de l’ensemble. Dans la famille blockbuster, c’est du haut de gamme.   

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Felicity Jones et Diego Luna sont épatants dans les deux rôles principaux. Mais on se régale autant avec tous les autres dont Ben Mendelsohn, Mads Mikkelsen, Forest Whitaker, Donnie Yen, là encore du gratin. Je me suis moqué dans mon paragraphe précédent, mais, disons-le, c’est certainement le plus lisibles des films de la saga, c’est aussi plus noir, plus violent, plus adulte et, à coup sûr, un des plus spectaculaires. Ici, l’action prime tout, et la Force est toujours là. Un vrai film de guerre… des étoiles. George Lucas peut profiter de sa retraite bien méritée, la relève semble assurée.  

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