Qu’est-ce qu’on attend ?

Et ça marche !

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En 2008, la documentariste Marie-Monique Robin se muait en lanceuse d’alerte avec son film à charge Le Monde selon Monsanto. Elle remettait le couvert – c’est le cas de le dire – en 2011 avec Notre Poison quotidien puis en 2014 avec un docu pour Arte, Sacrée Croissance.  Cette fois, elle nous offre 120 minutes de bonheur à partager avec les habitants de la petite commune alsacienne d’Ungersheim. Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune française ? C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit. « Qu’est ce qu’on attend ? » raconte comment une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique. Une réjouissante leçon d’écologie, de participation et de civisme bien compris. Deux heures pendant lesquelles on s’aperçoit que, malgré toutes les réticences, et les sarcasmes, malgré les obstacles inhérents à une entreprise où tout était à inventer, il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. Un des films de l’année 2017 qui fait le plus de bien à la tête comme au cœur.

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Le village alsacien d’Ungersheim a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, intitulé  « 21 actions pour le XXIe siècle ». Tous les aspects de la vie quotidienne y sont présents : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. L’ambition du programme est de parvenir à rendre le village complètement autonome, à travers notamment une activité et une production localisées afin de réduire les dépenses énergétiques. L’économie locale est également soutenue grâce à une monnaie à part, le radis. Depuis 2005, 120 000 euros ont été économisés en frais de fonctionnement et les émissions directes de gaz à effet de serre ont été réduites de 600 tonnes par an. Une centaine d’emplois a également été créée. Le film a été tourné sur quatre saisons en 2015, année qui a vu l’aboutissement du projet de transition du village. Et on se passionne durant deux heures pour les expériences de cette société autonome post-carbone, plus durable, plus juste et plus solidaire. On peut voir dans l’apparition de Rob Hopkins – le père du mouvement des villes en transition – qui déclare que l’expérience d’Ungersheim est unique au monde, comme en étant le point d’orgue de cette leçon jamais démonstrative, jamais bêtement didactique… Mais pour ma part, j’ai de loin préféré tous ces témoignages de gens ordinaires emportés dans une expérience de vie extraordinaire. J’ai aimé les déclarations de ces villageois qui en quelques années ont eu le courage de modifier toutes leurs certitudes et surtout leur joie de vivre communicative. Un bain de jouvence pour tous les ronchons et les sceptiques… qu’ils aillent voir ce film pour voir que ÇA MARCHE. Mais c’est bien là que le bât blesse… où aller voir ce bijou d’optimisme ? Seules deux salles le programment à Paris à raison d’une séance quotidienne ! Encore plus grave seuls trois organes de presse ont envoyé un de leurs critiques faire son boulot ! Un scandale pur et simple ! Montrez-vous plus intelligents, plus en alerte et plus citoyens que la critique institutionnelle.

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