Le gang des Antillais

Sombre histoire

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J’avoue humblement ne pas avoir vu les précédents films de Jean-Claude Barny sur lesquels je me garderai donc bien de porter le moindre jugement. Mais, je dois dire que ce drame ne m’a pas laissé un souvenir immortel et m’a même laissé un certain sentiment d’ennui. Dans les années 70, le BUMIDOM promettait de favoriser l’insertion en métropole des français des DOM-TOM. Jimmy Larivière, arrivé à Paris pour refaire sa vie, ne parvient pas à trouver sa place dans la société. Sa rencontre avec un groupe de trois jeunes Antillais va l’entraîner dans une série de braquages retentissants. Même si ce film témoigne d’un cinéma où les minorités parlent d’elles et de leur imaginaire, ce qu’on ne peut que saluer et encourager, je suis sorti de cette projection ni convaincu, ni enthousiasmé. Dommage, j’étais prêt à toute la mansuétude dont je suis capable. Hélas… 

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Ces 90 minutes sont inspirées du roman autobiographique éponyme de Loïc Léry, qu’il a écrit en prison après avoir rencontré Patrick Chamoiseau, alors éducateur et depuis récipiendaire du Goncourt pour son roman Texaco, paru en 1992. Loïc Léry a été consultant sur le film. Certes, le film évoque la colère de ces hommes face à un racisme qui les rend eux-mêmes anti-Blancs, mais, disons-le tout de go, l’ensemble est à la fois pesamment didactique et trop démonstratif. De plus, la mise en scène est du genre plan-plan et la direction d’acteur est paresseuse… N’est pas Spike Lee qui veut ! Et puis à force d’ellipses répétées, le spectateur erre un peu l’âme en peine de scène en scène sans arriver toujours à faire le lien. Les bonnes intentions ne suffisent, encore faut-il en faire du cinéma.

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Le nom des interprètes principaux, tous antillais, ne nous parlent pas beaucoup, mais, le moins qu’on puisse dire, c’est que les Djedje Apali, Eriq Ebouaney, Adama Niane, Zoé Charron, Zita Hanrot, Vincent Lermignon et compagnie ne m’ont pas convaincu du tout. Et ce ne sont pas les participations amicales de Matthieu Kassovitz, Romane Bohringer ou Lucien Jean-Baptiste qui sauvent l’entreprise. Et on arrive à une sorte de sous-polar des seventies. Donc un sujet passionnant gâché par trop de maladresses et de clichés accumulés. Vraiment dommage.   

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