Oppression

Suffocant

oppression

C’est le premier long métrage pour le cinéma de Farren Blackburn qui est avant tout un réalisateur de séries TV. C’est les studios Europacorp de Luc Besson qui lui ont demandé de réalisé ce thriller. Depuis le décès de son époux, Mary, pédopsychiatre, vit seule avec son beau-fils dans un chalet isolé de la Nouvelle-Angleterre. À l’approche d’une violente tempête de neige, Tom, l’un de ses jeunes patients, est porté disparu. Mary, tout à coup sujette à des hallucinations et prise de paranoïa, est bien décidée à retrouver le jeune garçon avant qu’il ne disparaisse à jamais. 90 minutes de facture classique mais avec un suspense très bien mené et un casting remarquable. Du très bon cinéma de genre.

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La scénariste, Christina Hodson, confie avoir trouvé l’inspiration alors qu’elle vivait seule à New York, dans un petit appartement grinçant. Imaginant ce qui pouvait se cacher derrière ces bruits inquiétants qu’elle entendait tard dans la nuit, elle a ainsi écrit son premier scénario en seulement six semaines. La majorité des extérieurs ont été filmés durant douze jours à Sutton, une des grandes stations de ski des Cantons-de-l’Est du Québec, à une centaine de kilomètres au sud-est de Montréal. Le reste du tournage s’est déroulé en studio à Burnaby, en Colombie-Britannique, non loin de Vancouver. Comme souvent dans un huis-clos, le décor, la maison isolée devient un des « personnages » principaux de l’intrigue. Le chef opérateur canadien, Yves Bélanger, remarqué pour son travail dans Laurence Anyways, Dallas Buyers Club, Wild et Demolition, n’est pas pour rien dans la réussite esthétique de ce thriller pur jus. Cela dit, on ne confine pas non plus au génie, comme je l’ai dit plus haut, c’est du cinéma classique, solide et efficace.

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Ce film doit beaucoup évidemment à sa star, Naomi Watts, toujours impeccable et convaincante. Ce film marque le retour du jeune Jacob Tremblay après son triomphe dans Room. Il a une présence étonnante pour un garçon de 10 ans et même une assurance de vieux briscard.  Un autre jeune, 22 ans cette fois, vaut d’être ici découvert, Charlie Heaton, lui aussi impeccable et glaçant. On ajoutera à cette tête d’affiche Oliver Platt, David Cubitt et Clémentine Poidatz qui font très bien ce qu’ils ont à faire. Nathaniel Mechaly nous a composé la musique « qui va bien » et ce huis-clos glacial, dans toutes les acceptations du terme, tient en haleine malgré son final un peu trop attendu. Allez : mention honorable !

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